Vendredi 23/08/2019

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Surendettement planétaire – toujours plus tôt

Responsible Investment Strategist

Depuis lundi dernier (8 août 2016), nous présentons un solde créditeur par rapport aux ressources naturelles produites par la planète et notre consommation. En effet, le jour du dépassement (earth overshoot day) détermine le jour de l’année à partir duquel nous avons consommé l’ensemble des ressources naturelles produites par la planète pour une année sur base de plus de 6000 données essentiellement des Nations Unies.

Toujours plus tôt

Le jour du dépassement n’a de cesse d’avancer. Le concept a été lancé en 2006 en partenariat avec l’ONG WWF et tombait à l’époque en automne en octobre. Depuis lors, notre dette s’accroît considérablement. Le 13 août en 2015, le jour du dépassement a gagné encore 5 jours sur le calendrier. Pour faire face au comportement de consommation de la population mondiale, il serait nécessaire de disposer des ressources produites par 1.6 planète.

Or contrairement à la dette obligataire, où restructuration et mise en défaut sont possibles (à l’instar de la Grèce ou de l’Argentine), nous n’avons qu’une seule planète de sorte qu’un scénario bis n’existe pas.

L’ONG responsable de sa méthodologie est relativement optimiste sur l’impact positif de l’accord de Paris du sommet onusien en décembre dernier pour reculer cette date. En effet, les émissions carbone sont tenues responsables pour plus de 60% de la demande de ressources naturelles de notre planète. L’accord historique des 157 pays pour une réduction considérable de ces émissions alignée sur une trajectoire de scénario de hausse maximale de la température de 2° C par rapport aux niveaux pré-industriels, devrait conduire à une baisse de cette demande et par conséquent un recul de la date du jour du dépassement.

Il est clair ici que si le consommateur a un rôle important à jouer sur la demande en ressources naturelles de par son comportement de consommation, la volonté politique est clé pour une réduction significative de la pression exercée sur notre planète.

La Belgique, créditeur important de son capital nature

En comparant la demande de consommation de ressources naturelles et l’offre de celle-ci, la Belgique se classe dans le top des pays déficitaires en capacité bio-naturelle. Cela pose un risque certain sur la dégradation de la bio-diversité, l’alimentation en eau ou encore le changement climatique.

Source : Global Footprint Network

Global Footprint Network, une ONG engagée sur le sujet

Global Footprint Network est une ONG engagée sur le sujet de l’empreinte carbone des pays. Nous avons déjà eu le plaisir de débattre sur les enjeux économiques liés avec leurs experts, notamment lors de la semaine de l’ISR à Paris l’an dernier  [cfr. Blog Petercam].

Aujourd’hui, nous travaillons avec l’ONG sur l’amélioration des méthodologies de calcul d’empreintes carbone pour les obligations souveraines. En effet, les investisseurs réclament de plus en plus d’information sur l’impact notamment environnemental de leurs  portefeuilles. L’empreinte carbone des entreprises est de plus en plus estimée mais l’exercice est encore plus complexe lorsqu’il s’agit d’investissement en obligations souveraines.

Fidèle à notre volonté d’améliorer nos modèles de durabilité, c’est un honneur de pouvoir collaborer avec des experts sur les sujets et d’autres investisseurs afin de toujours mieux appréhender les risques et opportunités que les défis d’aujourd’hui présentent.

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