Samedi 15/06/2019

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Quelle durabilité pour quelle charge fiscale ?

Responsible Investment Strategist

Quel lien existe-t-il entre la charge fiscale supportée par le travailleur belge et le bien-être reçu en contrepartie via les investissements publics ?

C’est certain : nous n’aurons jamais autant parlé de taxes et de fiscalité ces dernières semaines. Après les entreprises et la question morale d’une taxation éthique et d’une tentative d’uniformisation au niveau européen au minimum (loin d’être acquise !), le jour de libération fiscale (tax liberation day ) vient nous rappeler l’importance de la charge fiscale pour le travailleur belge.

Ce concept détermine en effet la date à partir de laquelle le contribuable commence à travailler pour lui-même et non pour le paiement des impôts et autres taxes. Pour notre pays, cette année, c’était le 27 juillet dernier ! Tard me direz-vous, puisque nous travaillons plus de la moitié de l’année pour les contributions.  Double bonne nouvelle comme lot de consolation : c’est plus tôt que l’an dernier (5 août 2015) et nous ne sommes plus les derniers , les Français nous ayant volé la place. Nous sommes cependant encore loin derrière des travailleurs chypriotes qui ont fini de payer leurs contributions depuis le 29 mars dernier.

Le travailleur belge reste donc l’un des plus coûteux salariés en Europe. Rien de neuf.

Ce que vaut votre argent 

Cependant, comme le fait remarquer Bart Haeck dans son article sur le sujet, il est opportun de comparer la charge fiscale supportée et le bien-être reçu en contrepartie via les investissements publics réalisés pour la population. Ainsi nous avons régulièrement comparé le score de durabilité des pays de l’OCDE par rapport à la charge fiscale totale.

Degroof Petercam établit deux fois par an un classement de durabilité. Notre score de durabilité repose sur un modèle interne qui classe les états membres selon cinq critères ('transparence et valeurs démocratiques', 'environnement', 'éducation', 'population, soins de santé et répartition des richesses' et 'économie').  Ainsi les pays scandinaves se retrouvent sans grande surprise au top du classement alors que la Belgique se classe en 14e position sur les 34 membres dernièrement.

Découvrez le classement de durabilité 2016 en intégralité.

Notre indice « ce que vaut votre argent » c’est-à-dire la position de durabilité par rapport à la charge fiscale, classe la Belgique dans le dernier tiers du classement. Ainsi comparée à la Suède où la charge fiscale totale est proche de la Belgique, le pays se classe mieux en termes de rapport proportionnel durabilité et charge fiscale. L’Irlande et la Suisse remportent ici le trophée ; l’Irlande pour sa taxation bien inférieure mais également bien classée en durabilité, et la Suisse pour un niveau de durabilité très élevé (dans le top 3 de notre classement).


Source : Banque Degroof Petercam.

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