Jeudi 22/08/2019

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Quelle est la valeur de la durabilité dans les économies émergentes ? (III)

Responsible Investment Strategist

L’approche durable s’est toujours concentrée sur les faits et progrès réels plutôt que sur les engagements du monde politique. Dès lors, le modèle retient très peu d’indicateurs sur les traités ou protocoles. Dans cette dernière partie : la COP 21 a-t-elle un impact sur nos méthodologies ?

 

 

 

Le sommet onusien tenu à Paris en décembre dernier est capital au niveau de la reconnaissance du risque carbone comme un risque économique et au niveau de l’engagement universel sur la problématique de la transition vers une économie bas carbone. Cependant, aujourd’hui, les pays se sont essentiellement engagés sur la question mais doivent encore faire leur preuve sur le sujet. Le 22 avril a réuni 175 parties (174 pays et l’Union Européenne) à New York pour l’ouverture officielle de la ratification de l’accord. Si les partis ont signé l’Accord et dès lors ont montré leur intention de le ratifier, il n’en reste que seulement 15 pays l’ont ratifié formellement jusqu’ici, pour l’ensemble les pays les plus exposés et déjà victimes du changement climatique. Le risque réputationnel est grand pour les pays engagés à ratifier et réduit dès lors le risque de désengagement. Cependant, l’accord n’entrera en vigueur que lorsqu’il atteindra un taux de ratification de minimum 55 partis représentant au minimum 55% des émissions de gaz à effet de serre globales.

Pour les années à venir, il sera important de se pencher sur les annonces versus les réalisations, démontrant le véritable engagement d’un pays sur la problématique carbone. Aujourd’hui, d’autres indicateurs, tels que l’évolution des émissions carbone relatives à l’activité économique, la vulnérabilité et anticipation/préparation au changement climatique permettent une meilleure appréhension des politiques mises en place que la ratification d’un accord, combien néanmoins important.

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