Vendredi 13/12/2019

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Quelle est la valeur de la durabilité dans les économies émergentes ? (I)

Responsible Investment Strategist

Depuis 2008, Degroof Petercam publie son classement semestriel de durabilité pour les 34 pays membres de l'OCDE. En 2013, la société a décidé d’étendre son expertise aux économies émergentes et s’est penchée alors sur la durabilité de 84 pays dits émergents. Après trois ans d’existence, l’heure de l’évaluation retentit et la conclusion est claire : l’analyse de durabilité dans les économies émergentes a tout son sens !

 

Une approche adaptée aux enjeux des pays émergents

Afin de répondre aux particularités des économies émergentes, la méthodologie de durabilité a évidemment été adaptée aux problématiques propres de l’univers. Si le modèle repose sur les 5 grands piliers de durabilité – à savoir transparence et valeurs démocratiques (1), population, soins de santé et distribution des richesses (2), environnement (3), éducation/innovation (4) et économie (5) – les facteurs d’observation se différencient en se concentrant sur les enjeux majeurs de ces économies tels que l’accès à l’eau, l’éducation primaire ou le respect des droits politiques et libertés civiles.

De plus, la méthodologie fait l’objet d’une révision semestrielle au sein d’un groupe de réflexion avec des experts externes pour une amélioration constante du modèle. Ainsi sur les trois dernières années, d’abord les sources d’information se sont considérablement améliorées et les données plus disponibles pour un plus grand nombre de pays. Ensuite, la méthodologie n’a eu de cesse de s’améliorer notamment par l’ajout d’indicateurs supplémentaires et la couverture croissante des pays passant de 84 à 87 économies émergentes entre 2013 et 2016.

Mesurer la dynamique de l’amélioration, essentiel dans l’univers observé

La dernière amélioration de la méthodologie porte sur le poids de la tendance dans la mesure de performance de durabilité des pays. La tendance a pour objectif de mesurer la dynamique d’un pays afin de s’améliorer sur les différents axes de durabilité et se mesure ici par les progrès enregistrés sur les trois dernières années. Le dernier classement a porté le poids de cette tendance de 25% originellement à 50% aujourd’hui c’est à dire que le progrès affiché par un pays a autant d’importance que sa position absolue.

Une analyse définitivement pertinente !

Si nombreux pensaient qu’il était précoce de s’interroger sur la durabilité des pays émergents, les analyses de performance de l’univers démontrent la création certaine de valeur d’une telle approche.

D’abord, en se concentrant sur les aspects de transparence et de valeurs démocratiques, la méthodologie permet une première estimation du contexte politique du pays et sa stabilité en regardant notamment la qualité de ses institutions de gouvernance, sa transparence ou opacité (corruption, liberté de la presse) et le respect des droits primaires de sa population (droits politiques et libertés civiles). Ensuite, l’analyse de la population et de son bien-être permet également de détecter les faiblesses et les points de mécontentement et de soulèvement de la société civile, créant de l’instabilité, peu favorable aux investissements.

Dans le cadre d’un investissement en dette souveraine, la performance et la réduction du risque sont au rendez-vous. La contribution du filtre de durabilité est d’autant plus importante que les marchés sont volatils et baissiers et montre la force de l’outil dans l’appréhension des risques.

Voir également l'article paru dans L'Echo.

 

 

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