Jeudi 09/04/2020

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Fonds Prince Albert : tremplin international pour managers prometteurs

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Ce Fonds, qui s’adresse à de jeunes professionnels belges, fête ses 30 ans. L’occasion de revenir sur cette association qui a déjà permis d’envoyer plus de 360 Belges à l’étranger et qui compte bien doubler le nombre de lauréats pour les années à venir.

La Belgique compte beaucoup de jeunes cadres talentueux ayant un intérêt prononcé pour le commerce international et la gestion. Elle est aussi riche de nombreuses entreprises qui souhaitent renforcer leur position sur les marchés étrangers et recherchent pour cela des collaborateurs compétents et motivés. C’est précisément là que le Fonds Prince Albert intervient. Son objectif pour les prochaines années : doubler le nombre de lauréats qui pourront travailler à l’étranger pour une entreprise belge.

 

Faire rayonner le savoir-faire belge
Le Fonds Prince Albert a vu le jour en 1984 à l’initiative de la Fondation Roi Baudouin et de la Fédération des entreprises de Belgique. Il a pour mission d’aider les jeunes cadres belges à acquérir de l’expérience dans la gestion d’un projet contribuant au développement international d’une entreprise. Cette dernière doit avoir été créée en Belgique ou y avoir son siège social. Le soutien du Fonds consiste en une bourse pouvant s’élever à un montant maximal de 25.000 euros pour un projet de 12 mois : d’abord un mois de préparatifs au sein de l’entreprise en Belgique, puis onze mois d’expérience professionnelle dans un pays hors d’Europe occidentale. Le boursier peut choisir lui-même sa destination et son projet.

Sélection et accompagnement
Les candidats sont triés sur le volet par un comité de sélection, composé d’experts en commerce international ou en ressources humaines ou de membres des Alumni du Fonds Prince Albert. La première sélection repose sur les candidatures introduites par écrit, tandis que les étapes suivantes consistent en des entrevues. Dès son retour en Belgique, le boursier doit présenter un compte-rendu de son projet au comité de sélection du Fonds. Sur avis positif du comité de sélection, le comité de gestion lui attribue le titre de « Lauréat du Fonds ». Pour promouvoir le Fonds, les lauréats sont invités à jouer un rôle actif au sein de l’association des Alumni.

Une expérience internationale
Grâce au financement du Fonds, ce sont 362 jeunes professionnels qui ont pu mener à bien un projet hors d’Europe pour un total de 175 entreprises. Cela leur a ouvert les portes d’une carrière internationale dans l’entreprise avec laquelle ils avaient développé ce projet ou, plus tard, dans une autre entreprise présente à l’international. Les sélections pour l’année 2016 seront ouvertes à partir du 16 novembre prochain.

Découvrez ci-dessous deux témoignages inspirants (parus dans notre publication Aset de décembre 2012) :

Jasmine De Clerck, boursière en 2004-05, Bombay (Inde)
[Consultante chez Borderless Executive Search]

C’est au cours de ses études en sciences économiques appliquées et en gestion internationale à l’Université d’Anvers (1995-99) que Jasmine De Clerck entend parler pour la première fois du Fonds Prince Albert (FPA). Après des programmes d’échange à Paris et au Cap et une première expérience professionnelle à Boston et en Belgique, elle introduit sa candidature au FPA à la fin 2004. « J’ai été sélectionnée au printemps 2005 et j’ai reçu des informations sur des entreprises faisant partie du réseau du FPA. J’ai contacté cinq de ces entreprises pour discuter de leurs projets », explique Jasmine De Clerck. UCB Pharma est l’entreprise qui la séduit le plus. C’est ainsi que fin août, elle prend l’avion pour Bangalore afin de visiter les nouvelles infrastructures informatiques d’UCB, avant de poursuivre son voyage vers Bombay. En une année, elle s’est rendue dans une soixantaine d’entreprises dans plusieurs villes indiennes. « J’étais responsable de la recherche des possibilités d’outsourcing en Inde. J’ai donc dû apprendre à connaître le cadre réglementaire et à analyser dans quelle mesure les fournisseurs potentiels satisfaisaient aux normes internationales de qualité. »

Nombreux sont les boursiers qui, à l’issue de leur stage, continuent à travailler dans la même entreprise, souvent comme expatriés. « Mais l’embauche n’est pas une conséquence logique du stage. Il n’y a pas d’engagement contractuel. J’ai préféré, pour ma part, explorer d’autres horizons », poursuit la jeune femme. « Dans ma fonction actuelle de  conseillère en recherche internationale de cadres dans les secteurs des sciences de la vie, des produits chimiques et des technologies environnementales, l’expérience que j’ai acquise en Inde m’est très utile. Le déploiement de talents dans des continents et cultures différents revêt une importance primordiale pour le développement de l’économie belge », conclut-elle.

Aujourd’hui, Jasmine De Clerck continue toujours à contribuer au développement du réseau du FPA. Cette année, en plus d’être membre du comité de sélection, elle a pris sous son aile un candidat qui développe actuellement les activités du groupe de dragage DEME en Asie.

Matthias Tourlousse, boursier en 2011-12, Kuala Lumpur (Malaisie)
[Business Development Specialist Taminco]

Lorsque Matthias Tourlousse a confié à un ami son désir de vivre et de travailler à l’étranger, celui-ci lui a suggéré : « Pourquoi ne pas essayer le Fonds Prince Albert (FPA) ? ». Quelques mois plus tard, après avoir passé l’épreuve de sélection, il s’est mis en rapport avec plusieurs entreprises qui avaient introduit un projet auprès du FPA. Très vite, son choix s’est porté sur Taminco, une société chimique gantoise proclamée « Entreprise de l’année » en 2010. « J’ai été séduit par la culture de l’entreprise,  par le projet qui consistait à vérifier le potentiel commercial de nouveaux produits sur les marchés de l’Asie du Sud-Est et par la destination – la Malaisie », raconte Matthias Tourlousse. « Contrairement à la plupart des autres candidats, je suis parti avec femme et enfants (2 et 4 ans). Mon ‘‘entreprise d’accueil’’ était toute disposée à nous envoyer sur place en famille. Il est particulièrement enrichissant de vivre et de travailler à l’étranger, même si l’on connaît des hauts et des bas. Chaque membre de la famille doit faire preuve d’une solide dose de flexibilité pour pouvoir profiter de cette expérience. Ainsi, nous étions assez tendus le jour où nos enfants ont découvert leur nouvelle école dans une langue étrangère. Quelques mois plus tard, j’ai constaté avec grand plaisir que mes petits bouts parlaient couramment l’anglais avec leurs camarades. »

Grâce au FPA, Matthias Tourlousse a découvert une nouvelle entreprise et un nouveau secteur. Auparavant gestionnaire de patrimoine à la Banque Degroof, le FPA lui a permis de réaliser une étude de marché sur un nouvel engrais pour les cultures de riz. « Cet engrais stimule la croissance et la santé des plants de riz et crée donc un meilleur rendement par hectare. Cet aspect est primordial pour pouvoir répondre à la demande croissante de nourriture de la population toujours plus grande en Asie du Sud-Est ». La bourse ne dure qu’un an… et le temps passe vite. « Comme notre soif d’expatriation n’avait pas été étanchée à la fin du projet, nous n’avons pas hésité un seul instant à accepter la proposition de Taminco de passer deux années supplémentaires en Malaisie », conclut-il sur un ton amusé.

 

Retrouvez d’autres témoignages sur www.princealbertfund.be

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