Dimanche 19/05/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

 

Le mois de février aura pratiquement été la copie conforme du mois de janvier avec d’abord une baisse des cours, suivie d’un redressement. Les raisons des variations ont du reste été en grande partie les mêmes : les cours du pétrole, les inquiétudes par rapport à la croissance en Chine et les nouveaux signaux de ralentissement de la croissance aux États-Unis et en Europe. Le marché s’est par ailleurs inquiété de la situation du secteur financier après les résultats décevants publiés par AIG, Crédit Suisse et Deutsche Bank. Les banques souffrent de plus en plus de l’extrême faiblesse des taux, parfois même négatifs. De plus, aux Etats-Unis, il y a le risque sur de mauvais crédits, en particulier dans le segment high yield du secteur pétrolier. Le coût d’une assurance-crédit dans le secteur bancaire (CDS) est actuellement en train de s’envoler, ce qui rappelle - à tort - la crise bancaire de 2008. Le revers de la médaille de l’extrême faiblesse des taux est donc passé à l’avant-plan, d’autant que l’impact visé sur l’économie (croissance et inflation) se fait attendre. Les marchés se sont toutefois stabilisés quand le secteur bancaire a pu calmer les esprits et que les cours du pétrole sont repartis à la hausse. Février a néanmoins été un mois clairement négatif, surtout dans la zone euro (MSCI EMU : - 3,0 %) et au Japon, la Bourse japonaise subissant les conséquences de la cherté du yen.

 

Les taux obligataires ont poursuivi leur baisse, surtout pour les principaux pays de la zone euro, le Japon et, dans une moindre mesure, les États-Unis. Même à ces niveaux de taux, les obligations restent une alternative pour de nombreux investisseurs du fait de la volatilité sur les marchés d’actions. Les banques centrales continuent à acheter activement des obligations sur le marché. Les taux allemands à 10 ans sont proches de leur plus bas d’avril 2015 et les taux japonais à 10 ans ont atteint un plancher record à - 0,06 %. Les pays de la périphérie européenne n’ont pas suivi la baisse des taux, un phénomène qui s’explique par le mode "risk-off" des investisseurs en général. La situation politique dans ces pays reste par ailleurs instable, l’Espagne n’étant par exemple pas encore parvenue à former un gouvernement. Il y a bien une tentative de formation de coalition entre le parti socialiste et le parti centriste Ciudadanos, mais ici aussi, il s’agira d’un gouvernement sans majorité au parlement. Pour les obligations d’entreprises, les spreads se sont encore accentués, surtout pour les émetteurs financiers.

 

Le mois de mars s’annonce tendu avec les réunions de la Federal Reserve américaine, de la Banque centrale européenne et de la Banque du Japon. Selon les attentes du marché, la Fed devrait laisser ses taux inchangés ce 16 mars. En raison du fléchissement du momentum de croissance aux États-Unis et de l’agitation sur les marchés financiers, celle-ci devrait opter pour une plus grande prudence sur la voie du relèvement des taux. Le marché se fonde même désormais sur une absence totale de hausse des taux en 2016. Une position peut-être prématurée toutefois, la tendance pour l’inflation sous-jacente (hors prix de l’énergie et de l’alimentation) étant clairement orientée à la hausse ces derniers mois. De son côté, la BCE prendra bel et bien des mesures monétaires supplémentaires le 10 mars, éventuellement en abaissant encore ses taux de dépôt (déjà négatifs) et en accentuant le programme d’achat d’obligations. L’inflation à nouveau négative en janvier et le ralentissement de la croissance constituent autant d’arguments déterminants dans ce cas. Reste à savoir si ces mesures de relance supplémentaires arriveront cette fois jusqu’à l’économie réelle. La Banque du Japon, enfin, devrait prendre des mesures similaires le 15 mars pour stopper la progression du JPY. En février, la Banque centrale suédoise a fait passer son taux d’escompte à - 0,5 % en raison d’une inflation toujours plus faible que prévu. La Chine a quant à elle à nouveau réduit le ratio de réserves que les banques sont tenues de conserver.

 

La livre britannique a à nouveau cédé du terrain en février en raison de l’agitation autour du Brexit. Le Premier ministre David Cameron a beau avoir obtenu un accord avec l’UE, les avis dans son propre pays et même au sein de son propre parti conservateur restent partagés. Les marchés se montrent inquiets et ont déjà fait perdre 6,0 % à la livre par rapport à l’euro depuis le début de l’année. La livre a même atteint son niveau le plus bas par rapport au dollar américain depuis 2009. Le yen japonais poursuit par contre sa progression (+ 6,6 % par rapport à l’euro) malgré les taux négatifs sur la quasi-totalité de la courbe des taux. Le JPY est considéré comme une devise sûre en cas de turbulences sur les marchés, en partie en raison d’un manque d’alternatives.

 

Le pétrole a terminé le mois de février en légère hausse (+ 1,6 %), un chiffre qui cache d’importantes fluctuations en cours de mois. En première moitié de mois, les cours ont ainsi à nouveau reculé, effaçant du même coup le redressement de janvier fondé sur des rumeurs de limitation de la production. Durant la deuxième moitié du mois, les cours se sont redressés suite aux discussions entre l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Russie et le Venezuela pour geler la production au niveau de janvier. D’autres producteurs pourraient encore se rallier à cet accord, mais l’Iran ne le fera pas tant qu’il n’aura pas retrouvé son niveau de production d’avant l’embargo. L’or a été le grand vainqueur de l’agitation sur les marchés avec un gain de 16,4 % déjà (en USD) depuis le début de l’année. Enfin, les performances du côté des métaux industriels ont été mitigées.

 

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