Vendredi 19/07/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

La tendance sur les bourses en janvier aura été dictée par les mêmes facteurs que lors des mois précédents, à savoir la Chine, le pétrole et les banques centrales. Et l’on peut dire qu’elle aura été clairement négative, les actions chinoises perdant par exemple 7 % (le maximum autorisé par le système de coupe-circuit) lors de la première séance de l’année. Une baisse sans doute provoquée par l’anticipation d’un assouplissement de l’interdiction de vente imposée aux grands actionnaires et instaurée lors des turbulences de l’été 2015. Cet arrêt des transactions s’est toutefois avéré contre-productif puisque dans une réaction de panique, la bourse chinoise a encore perdu 7 % durant la même semaine. La mesure relative au coupe-circuit a ensuite été supprimée, mais les bourses mondiales avaient entretemps également déjà souffert. Dans le même temps, le cours du pétrole a poursuivi sa courbe vers le bas, emmenant les bourses du monde entier dans son sillage. Un prix moins élevé du pétrole ne serait-il donc pas une bonne nouvelle pour les économies occidentales ? La chute du cours du pétrole est en réalité la conséquence d’un déséquilibre entre l’offre et la demande et le marché l’interprète comme un signe d’une nouvelle baisse de la demande et donc comme un signal de ralentissement de la croissance économique mondiale. À cela s’ajoute aussi la pression à la baisse d’une inflation déjà (trop) faible et au final, les pertes en cours de mois ont atteint jusqu’à -10%, voire plus. La deuxième moitié du mois a ensuite vu les marchés se stabiliser quelque peu (MSCI World -5,7% en janvier) après l’évocation par président de la BCE Mario Draghi de nouvelles mesures de relance monétaire et l’abaissement de ses taux par la Banque centrale japonaise. La croissance de 0,7% seulement au quatrième trimestre pour l’économie américaine, dévoilée lors de la dernière séance boursière du mois, laisse supposer que la Federal Reserve ne se précipitera pas pour une nouvelle hausse des taux aux États-Unis.

 

Les taux obligataires du monde entier ont sensiblement reculé en janvier, provoquant donc une hausse des cours. Les investisseurs ont cherché à se mettre à l’abri des turbulences sur les marchés d’actions en se tournant vers les marchés obligataires. La tendance à la baisse des taux a été perceptible partout dans le monde : les taux allemands à 10 ans ont reculé de 30 points de base à 0,33 %, les taux américains à 10 ans sont repassés sous la barre des 2 % (- 35 points de base) et les taux japonais à 10 ans sont tombés à 0,10 % (- 17 point de base), un nouveau "plus bas" historique. Les chiffres économiques sont mitigés - plutôt décevants aux États-Unis et modérément positifs en Europe - mais l’économie n’a pas représenté le principal moteur sur les marchés en janvier. Dans la zone euro, les spreads pour les pays de la périphérie se sont à nouveau quelque peu accentués : la Grèce se dirige à nouveau vers plusieurs échéances importantes pour le remboursement de ses dettes ; le Portugal a du mal à établir un budget 2016 qui réponde aux normes européennes et le marché a été surpris par les pertes que les détenteurs (uniquement étrangers) d’obligations Novo Banco ont dû subir. Les spreads des obligations d’entreprises se sont également accentués, si bien que les cours des obligations d’entreprises sont restés un peu à la traîne par rapport aux obligations gouvernementales.

 

La Banque centrale japonaise est à nouveau passée à l’action en janvier après des chiffres économiques décevants. Outre un vaste programme d’assouplissement quantitatif, le Japon a désormais aussi fait son entrée dans le club des pays proposant un taux de dépôt négatif (-0,10 %). Objectif de la manœuvre, inciter les banques à accorder plus facilement des crédits aux ménages et aux sociétés et ainsi stimuler l’activité économique. La Banque centrale américaine a elle laissé ses taux inchangés, mais en décrivant désormais la croissance économique comme "modérée" au lieu de "solide" auparavant, le point de vue s’est quand même fait sensiblement moins optimiste. Le chômage continue à évoluer favorablement, mais les signaux de ralentissement de la croissance sont clairs. Avec l’incertitude à l’échelle internationale, une nouvelle hausse rapide des taux aux États-Unis ne semble pas à l’ordre du jour. Dans la zone euro, le président de la BCE Mario Draghi a annoncé qu’il était prêt à en faire plus pour soutenir la reprise économique et atteindre l’objectif d’inflation de 2 %. Rendez-vous en mars...

 

La plupart des devises ont cédé du terrain par rapport à l’euro en janvier, les devises liées au pétrole et aux matières premières étant sans conteste les grandes perdantes. La couronne norvégienne a toutefois progressé (+2,2 % par rapport à l’euro) après l’annonce de la Banque centrale de son intention d’accentuer les achats de couronnes. La Norvège, qui est le plus grand exportateur de gaz et de pétrole en Europe, utilise les recettes liées au pétrole pour couvrir ses besoins budgétaires de plus en plus importants. L’accentuation des achats peut aussi être le signe de futures mesures de relance monétaire pour soutenir la faible économie. Pour la devise chinoise, le mois de janvier a d’abord été marqué par une nouvelle dépréciation après les interventions et contrôles des capitaux de la Banque centrale. Au final, le recul est resté limité à 0,5 % par rapport à l’euro.

 

Le cours du pétrole (brent) est passé sous le seuil de 30 USD le baril en janvier, avec même provisoirement un niveau de 26 USD. Pour le moment, l’offre et la demande (très inélastiques en ce qui concerne les mouvements des prix) n’évoluent pas encore suffisamment vers un nouvel équilibre (lisez-en plus ici: Pétrole brut: niveau d’alerte maximal !). Le pétrole s’est toutefois redressé à 33 USD après la diffusion de plusieurs communiqués faisant état de possibles limitations de la production au sein de l’OPEP et dans le chef de quelques autres producteurs. Les matières premières industrielles ont également poursuivi leur baisse. Seule exception, l’or (+5,3 % en USD) est une fois de plus parvenu à clôturer le mois au-delà de 1.100 USD l’once, le métal noble profitant de l’agitation sur les marchés financiers et du possible ralentissement des hausses des taux aux États-Unis.

 

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