Vendredi 19/07/2019

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Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

Le mois de novembre aura été synonyme de bonnes performances pour les marchés d’actions. La zone euro a ainsi gagné 2,9 % (indice MSCI EMU), alors que les performances des bourses non européennes ont été dopées par le recul de l’euro. Le ton a une fois de plus été donné par la politique monétaire, les investisseurs saluant le nouvel assouplissement monétaire en Europe – et très probablement aussi dans les autres régions – et s’accommodant du timing de la première hausse des taux aux États-Unis et des perspectives quant au rythme de relèvement des taux par la suite. Au niveau économique, la reprise se confirme, même si elle reste très modérée en Europe, surtout au vu de l’environnement favorable avec la faiblesse des taux, la faiblesse des cours du pétrole et la faiblesse de l’euro. Aux États-Unis, la croissance semble suffisamment forte pour supporter une première action de la Banque centrale. Le quatrième trimestre a d’ores et déjà bien commencé avec de bons chiffres pour les commandes de biens durables, les ventes de nouvelles maisons et la confiance des consommateurs (même si les chiffres régionaux ont laissé apparaître un bilan mitigé en novembre). La disposition à prendre des risques reste présente dans les rangs des investisseurs, même si les risques géopolitiques (conflit entre la Turquie et la Russie) et les événements néfastes pour la confiance (attentats à Paris) n’ont pas manqué. Le marché chinois a fortement reculé en fin de mois suite à une révision à la baisse des bénéfices des entreprises dans l’industrie et à la mise en place de règles strictes pour la négociation d’actions à crédit.

 

Les marchés obligataires en Europe et aux États-Unis évoluent dans des directions toujours plus opposées, une conséquence logique des attentes en matière de politique monétaire des deux côtés de l'Atlantique. En Europe, les taux ont diminué tant pour les échéances courtes que pour les échéances longues, et les spreads des obligations d’émetteurs de la périphérie se sont à nouveau légèrement contractés. Cela a également été le cas pour les obligations portugaises, même si le gouvernement minoritaire de centre-droite du Premier ministre Passos Coelho n’a guère tenu bien longtemps. Le bloc des partis de gauche a sur ce formé un nouveau gouvernement sous la direction d’António Costa et les règles budgétaires européennes devraient être respectées. Aux États-Unis, les taux obligataires ont évolué à la hausse, en particulier pour les échéances plus courtes (taux à 2 ans +21 points de base). Le relèvement attendu des taux par la Banque centrale américaine apparaît de ce fait déjà largement intégré.

 

Anticipé depuis longtemps, le relèvement des taux à court terme par la Federal Reserve aux États-Unis mi-décembre est devenu une quasi-certitude. La Fed a en effet fait savoir que la situation économique permettait désormais un début de resserrement monétaire. Reste à voir quelle sera l’intensité des relèvements de taux par la suite. À ce sujet, la Banque centrale a laissé entendre que ces relèvements seraient très progressifs, en partie pour éviter une trop forte appréciation du dollar et en partie pour pouvoir suivre l’impact sur l’économie réelle. À ce stade, le marché se fonde sur deux hausses des taux en 2016. Outre l’Europe, d’autres régions maintiennent leur politique d’assouplissement monétaire. Après la croissance négative au Japon au troisième trimestre, la Banque du Japon devrait continuer à stimuler l’économie en 2016.

 

L’euro a reculé par rapport à la plupart des devises, conséquence de l’attente de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. La monnaie unique a ainsi perdu 4,0 % par rapport au dollar américain sur le dernier mois, portant le gain du billet vert depuis le début de l’année à plus de 12%. La livre britannique a elle moins progressé en novembre, la banque centrale britannique ayant revu ses prévisions de croissance et d’inflation à la baisse pour cette année et l’année suivante. Le marché ne s’attend plus à présent à un premier relèvement des taux qu’après le référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne (Brexit), probablement au cours du troisième trimestre 2016. Le franc suisse est lui aussi resté quelque peu à la traîne en raison des anticipations d’une nouvelle baisse des taux (déjà en territoire négatif) par la banque centrale. Enfin, la plupart des devises liées aux matières premières sont restées stables par rapport à l’euro, à l’exception du dollar australien qui a progressé (+5,2%) en raison d’une baisse des taux devenue moins probable à court terme, même si des taux encore plus faibles sont attendus en 2016.

 

La tendance pour les matières premières reste négative. Un déséquilibre entre l’offre et la demande pour l’ensemble des segments du marché explique la baisse persistante des prix. La demande reste faible du fait de la maigre croissance économique dans le monde et en Chine en particulier, celle-ci étant le principal acheteur de matières premières. Les matières premières industrielles (cuivre, nickel, zinc, ...) ont reculé d’environ 10% en novembre. Quant au pétrole (-10,1% en USD), il souffre en plus d’un excès d’offre (pétrole de schiste et refus de l’OPEP de fermer le robinet). L’or, enfin, est passé sous la barre des 1.100 dollars l’once, soit son niveau le plus faible depuis plus de 5 ans. En cause, la faible demande pour l’or physique, la hausse des taux attendue aux États-Unis et la hausse du dollar.

 

 

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