Mardi 13/08/2019

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Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

En octobre, après deux mois particulièrement faibles, les actions ont fortement rebondi dans pratiquement toutes les régions (MSCI World +9,0 % en octobre). L’affaiblissement de l’euro vient encore renforcer les performances des places boursières non européennes. Ce mouvement des marchés ne résulte pas des données économiques ni de la publication des résultats d’exploitation du troisième trimestre, mais des attentes relatives aux actions des banques centrales. Les données économiques montrent qu’au troisième trimestre, la croissance s’est essoufflée des deux côtés de l’Atlantique. Ce constat vaut certes principalement pour l’activité industrielle, la consommation se maintenant quant à elle à un bon niveau. Les résultats d’exploitation du troisième trimestre publiés jusqu’à présent sont mitigés : l’évolution bénéficiaire demeure négative (secteur de l’énergie compris), mais les chiffres sont bien supérieurs aux prévisions, tandis que l’évolution du chiffre d’affaires est moins conforme aux attentes. La politique monétaire demeure cependant le principal ressort des marchés : report ou non d'une hausse des taux aux États-Unis, poursuite de l’assouplissement monétaire ailleurs dans le monde. De ce fait, les investisseurs sont à nouveau enclins à prendre des risques, même si les segments plus risqués du marché (par exemple les petites capitalisations) ou régions (par exemple l’Amérique latine) sont restés un peu en deçà de la tendance générale.

 

Les taux ont poursuivi leur chute sur les marchés obligataires européens. Les marchés ne visaient pas à privilégier la sécurité à l'instar des mois précédents, mais réagissaient simplement à l’élargissement de l'assouplissement quantitatif attendu de la part de la BCE. Le taux allemand à 10 ans a brièvement plongé sous 0,50 %, mais se situe encore loin du plancher de 0,07 % atteint en avril de cette année. Les durées plus courtes, par contre, approchent déjà des creux précédents. Les spreads des obligations de la périphérie se sont à nouveau quelque peu resserrés, exception faite du spread portugais (le taux à 10 ans portugais augmente de 15 points de base jusqu’à 2,54 %). Lors des élections du début du mois d’octobre, le parti conservateur au pouvoir, Portugal à Frente (PàF), du Premier ministre Passos Coelho, a perdu sa majorité absolue, mais a néanmoins formé un nouveau gouvernement minoritaire. Reste à savoir si, dans ces conditions, le programme d’austérité pourra encore compter sur un soutien suffisant du parlement. Aux États-Unis, le taux obligataire a augmenté quand il est apparu dans les commentaires de la Réserve fédérale qu’il ne fallait pas encore exclure de hausse des taux en décembre. Les taux à court et long terme ont enregistré une hausse similaire, preuve que le marché tient lui aussi encore compte de cette possibilité. Finalement, les discussions entre démocrates et républicains sur le relèvement du plafond de la dette se sont déroulées sans encombre, en grande partie grâce à un moins grand consensus dans le camp républicain. L'accord actuel devrait suffire jusqu’en mars 2017. Dès lors, cette problématique sera soulevée durant l’année électorale 2016.

 

 

Le mois passé, les principales banques centrales ont, dans une plus ou moins grande mesure, levé un coin du voile sur ce que l’on pouvait encore attendre de leur part avant la fin de cette année. Le président de la BCE, M. Draghi, a été on ne peut plus clair sur ses intentions. En fonction des nouvelles données économiques publiées jusqu’en décembre, on pourra procéder à un élargissement de l’assouplissement monétaire : une prolongation du programme d’achat d’obligations après septembre 2016, un relèvement du montant mensuel d’achat (jusqu’à 80 milliards par rapport au 60 milliards actuellement, par exemple), et – ce qui est le plus surprenant – une nouvelle diminution du taux de dépôt, actuellement déjà négatif, à -0,20 %. La banque centrale chinoise a poursuivi sa politique d’assouplissement monétaire : les taux d’intérêt de référence ont été abaissés de 25 points de base et les règles en matière de réserves des banques ont également été assouplies. Suite à la référence explicite aux développements économiques et financiers mondiaux ainsi qu’aux résultats économiques moins favorables aux États-Unis, le consensus des marchés a de moins en moins compté sur une mise en œuvre de la première hausse des taux par la Réserve fédérale cette année encore. Lors de la dernière réunion, l’inquiétude concernant la conjoncture mondiale est toutefois passée au second plan et on a ouvertement évoqué la possibilité d’une hausse des taux en décembre. Constatant que les banques centrales des autres régions réagissent avec suffisamment de rapidité, la Fed pourrait en effet être incitée à entrer en action cette année encore.

 

En octobre, l’euro a cédé du terrain face à la plupart des monnaies. Cela s’explique bien sûr par l’annonce de la BCE au sujet d’un nouvel assouplissement probable de sa politique monétaire. La monnaie chinoise s’est consolidée (+2,7 % par rapport à l’euro) après que la Banque centrale a annoncé qu’elle envisageait de permettre à certains investisseurs nationaux d’acheter des capitaux étrangers, indiquant ainsi sa volonté de poursuivre la libéralisation des flux de capitaux. La couronne suédoise quant à elle s’est dépréciée face à l’euro après l’annonce, par la Banque centrale de l’élargissement de son programme d’achat d’obligations de 65 milliards de couronnes suédoises.

 

Sur le marché des matières premières, la situation était un peu plus de calme que lors des mois précédents, sans que l’on puisse toutefois parler de redressement. Les matières premières industrielles ont même encore un peu reculé, même si un certain nombre d'indicateurs suggèrent déjà une stabilisation en Chine. Le prix du pétrole a repris quelques couleurs, alors que l’OPEP annonçait un maintien du niveau de production et que les États-Unis annonçaient la vente d’une partie de leurs réserves stratégiques (dans le cadre du plan budgétaire conclu). Le prix de l’or (+2,3 % en dollars américains) a fluctué en fonction des prévisions de hausse des taux par la Fed : une partie du bénéfice engrangé lors de la première moitié du mois s’est à nouveau envolée.

 

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