Lundi 21/10/2019

Top Header

Langues

Weekly Market News

Les banquiers centraux ont manifestement décidé de surprendre les marchés durant ce mois d’octobre. La BCE tout d’abord nous avait délivré voici une dizaine de jours un discours très volontariste. La Chine a annoncé une nouvelle baisse des taux directeurs. La Réserve Fédérale américaine maintient le suspense.

Les banquiers centraux ont manifestement décidé de surprendre les marchés durant ce mois d’octobre. La BCE tout d’abord nous avait délivré voici une dizaine de jours un discours très volontariste, préparant le terrain pour un élargissement des mesures d’assouplissement monétaire qui pourraient aller au-delà des prévisions les plus audacieuses. La Chine lui avait immédiatement emboîté le pas en annonçant une nouvelle baisse des taux directeurs. Et durant la semaine écoulée, la Réserve Fédérale a également pris de cours un bon nombre d’observateurs, en maintenant fermement ouverte la porte pour un relèvement des taux en décembre alors que beaucoup avaient exclu un tel scénario avant l’an prochain.

La première conséquence de ces discours et interventions a été une hausse logique du dollar : l’élargissement potentiel du différentiel de taux d’intérêt entre l’Europe et les Etats-Unis renforce en effet l’attrait du billet vert. Par contre les réactions des bourses ont été plus surprenantes. Si la perspective d’un renforcement du programme d’assouplissement quantitatif en Europe et la baisse des taux en Chine ont déclenché l’enthousiasme habituel des marchés face à ce genre d’annonce, le risque réapparu d’un resserrement de la politique monétaire américaine dès décembre aurait pu provoquer des remous sur les bourses. Cela a effectivement été le cas pendant une heure de cotation, avant que les indices reprennent leur marche en avant, préférant voir le côté positif du discours de la FED : si les taux peuvent être remontés, c’est que l’économie ne marche pas si mal après tout !

En tous cas les investisseurs semblent fermement décidés à se positionner pour le traditionnel rallye de fin d’année… Les données macroéconomiques communiquées la semaine dernière aux Etats-Unis n’étaient pourtant pas très fameuses : les commandes de biens durables ont reculé de 1,2% en septembre, pénalisées par le dollar fort, la faiblesse de la demande mondiale et la contraction des secteurs énergétique et manufacturier. La confiance des consommateurs a quant à elle reculé de manière inattendue en octobre à 97,6, un plus bas sur 3 mois et bien en-dessous du consensus (102,9).

Le PIB pour le 3ème trimestre a lui aussi faibli avec une croissance de 1,5% en base annuelle, même si la baisse des stocks d’inventaire semble être la cause principale de cette détérioration. Enfin l’indicateur de sentiment de l’Université de Michigan pour octobre a également reculé à 90. Tous ces éléments devraient logiquement plaider pour un report de la décision de la FED sur les taux jusqu’à l’an prochain.

En Europe, la légère baisse de l’indice allemand IFO du climat des affaires pour octobre, à 108,2, confirme le résultat d’enquêtes précédentes reflétant le ralentissement de la croissance. Par contre, la progression de l’indice de sentiment du consommateur dans la zone Euro en octobre, à 105,9, suggère un début de 4ème trimestre encourageant. Enfin, le taux d’inflation dans la zone en octobre était nul, en ligne avec le consensus. L’inflation hors alimentation et énergie a quant à elle progressé à +1%. Le taux de chômage s’est légèrement réduit à 10,8% en septembre, ce qui reste cependant historiquement très élevé.

Cette semaine aux Etats-Unis, nous suivrons les dépenses de construction et les commandes à l’industrie pour septembre, ainsi que l’indice ISM manufacturier et les chiffres de l’emploi pour octobre. En Europe, nous analyserons les indicateurs PMI composite, manufacturier et des services pour octobre ainsi que les prix à la production et les ventes au détail pour septembre. Enfin en Chine paraitront les indices Caixin PMI manufacturier et des services pour octobre.

Mail