Mercredi 18/09/2019

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Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert !

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En ce mois d’août, la Chine a une nouvelle fois été l’acteur majeur des marchés financiers. La dévaluation inattendue du yuan a été interprétée par ceux-ci – en partie à tort d’ailleurs (lire à ce propos l’article « Que penser de la décélération de l’économie chinoise ? ») – comme une reconnaissance implicite des autorités chinoises d’une situation encore moins favorable que ce que laissaient penser les indicateurs économiques officiels. Lorsque l’indicateur PMI s’est avéré nettement plus faible que prévu le 24 août dernier, cela a semblé confirmer les craintes et on a alors enregistré une vague mondiale de ventes. Par rapport au cours de clôture le plus élevé du début du mois et au cours de clôture le plus bas, la plupart des marchés ont ainsi chuté de 15 % et plus. Ils se sont quelque peu apaisés lorsque la Chine a annoncé  une série de mesures d’assouplissement monétaire et lorsque les États-Unis (croissance au 2e trimestre de + 3,7 %) et l’Europe (IFO allemand supérieur aux attentes) ont dévoilé des chiffres meilleurs que prévu. Les marchés se sont partiellement rétablis, mais le mois d’août reste néanmoins le plus mauvais (MSCI World -8,2% en EUR) depuis le mois d’août 2011, à l’époque de la crise de la dette souveraine européenne.

 

La Grèce a disparu à l’arrière-plan, même si le Premier ministre Tsipras a annoncé des élections anticipées pour septembre. Il espère ainsi faire taire les critiques au sein de son propre parti Syriza et ne pas devoir systématiquement faire appel à la bienveillance de l’opposition pour appliquer son plan de réformes. Les sondages placent Syriza en tête des intentions de vote, mais avec une avance limitée. Le taux grec a par contre pu une nouvelle fois repasser sous les 10 %. Lorsque les turbulences de marché ont été à leur paroxysme, les obligations des pays du noyau européen (le taux allemand à 10 ans est repassé juste sous 0,6 %) et des États-Unis (le taux à 10 ans a atteint les 2,0 %) ont certes joué leur rôle de refuge sécurisé, mais les taux sont malgré tout restés significativement au-delà de leurs niveaux les plus bas du début d’année. Les spreads des obligations des émetteurs à risque élevé (les pays périphériques et les obligations d’entreprises) ont progressé. La situation s’est largement normalisée vers la fin du mois. Le taux européen a finalement clôturé à un niveau légèrement supérieur (taux allemand à 10 ans + 15 points de base à 0,80%), alors que le taux américain à 10 ans était pour ainsi dire stable en raison du changement d’appréciation du marché concernant la date de la première majoration des taux aux États-Unis.

 

La Banque centrale chinoise a assoupli sa politique monétaire afin de soutenir la confiance du marché après la vague de ventes enregistrées sur ces marchés. Le taux à court terme a été abaissé de 0,25 % et le taux de réserves  devant être maintenu par les banques a été réduit. On peut toutefois encore se demander quel sera l’impact des turbulences de marché sur la décision de la Banque centrale américaine concernant le timing de la première majoration des taux aux États-Unis. Le procès-verbal de la récente réunion de la FED, antérieur à cette période de turbulences, révèle d’emblée un point de vue plus modéré qu’escompté. Compte tenu de la faible inflation attendue, le marché ne semble plus, lui non plus, considérer le scénario d’une action entreprise dès septembre comme le plus probable.

 

Lors du mois écoulé, l’élément majeur a bien entendu été, sur le marché des devises, la dévaluation de la monnaie chinoise. Vous pouvez découvrir par ailleurs (article « Dévaluation chinoise : le début d’une guerre des devises ?») les raisons de cette décision des autorités chinoises. Finalement, au cours du dernier mois, le renminbi (RMB) a chuté de 5,3 % par rapport à l’euro. L’euro s’est consolidé vis-à-vis de la plupart des devises, y compris le dollar. Pendant cette période de turbulences, le dollar américain n’a pas fait office de devise-refuge car l’on a simultanément adapté les attentes au niveau des taux. Vis-à-vis de l’euro, le dollar américain a légèrement reculé à 1,16. Les chiffres économiques meilleurs que prévu enregistrés aux États-Unis ont permis de limiter les pertes à la fin du mois. Les devises sensibles à l’évolution des prix des matières premières ont une nouvelle fois reculé (dollar australien -4,9 %, couronne norvégienne -3,3 %). Près de 35 % des exportations australiennes sont destinées à la Chine. La monnaie brésilienne (-8,0 %) a elle aussi encore reculé : elle a par ailleurs souffert des messages persistants concernant les soupçons de corruption dans les milieux politiques et d’affaires.

 

Tout comme le mois dernier, les matières premières ont fortement reculé au mois d’août. La raison est également identique à celle du mois précédent : le ralentissement de la croissance en Chine. Le prix du pétrole (Brent) est retombé en dessous des 50 dollars le baril et a même dépassé son point le plus bas enregistré en janvier dernier. Ce prix a également fortement rebondi à la fin du mois, après que l'OPEP ait annoncé qu'il tiendrait des consultations avec d'autres producteurs afin de parvenir à un prix «juste et raisonnable». Les métaux industriels restent également faibles, alors que l’or progresse. Le métal noble a une nouvelle fois repassé le cap des 1.100 USD/once grâce à l’intérêt manifesté pour les placements sûrs lors des périodes de grandes turbulences, soutenu par le report escompté d’une majoration des taux aux États-Unis.

 

 

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