Vendredi 19/07/2019

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Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert !

 

 

Au cours du mois dernier, les marchés financiers ont surtout vécu au rythme de l’actualité grecque et chinoise. Les marchés d’actions ont réagi de façon négative, mais modérée au « Non » des Grecs au référendum organisé début juillet. L’impact de la baisse prolongée des actions chinoises est, lui aussi, resté relativement limité. Ce sont surtout les actions A, presque exclusivement accessibles aux investisseurs chinois, qui sont touchées mais un effet de contagion au marché international (les actions H) et aux autres bourses asiatiques s’est toutefois clairement manifesté. La hausse spectaculaire des actions A au cours des mois précédents provenait en grande partie de transactions à crédit, avec des leviers parfois importants. Cette situation a entraîné des risques considérables, non seulement pour les investisseurs chinois, mais aussi pour l’ensemble du système financier. Les autorités chinoises ont par conséquent pris différentes mesures afin de stabiliser les transactions boursières. Ces mesures ont principalement une fonction régulatrice (suspension des opérations sur certaines actions, limitation des positions courtes, interdiction aux gros actionnaires de vendre) et ne s’attaquent pas directement à la cause fondamentale du problème. La tendance à la baisse a toutefois pu être enrayée et l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers a même légèrement dopé les marchés. La fragilité des cours sur le marché chinois s’est une fois de plus manifestée par une nouvelle baisse brutale à la fin du mois : le ralentissement de la croissance ainsi que les valorisations toujours élevées sur le marché local ne constituent pas un terrain favorable. Les résultats du trimestre laissent entrevoir une image contrastée aux États-Unis. Les bénéfices répondent la plupart du temps aux attentes, mais en ce qui concerne le chiffre d’affaires, plusieurs fléchissements ont pu être constatés parmi un certain nombre de grands noms. La force du dollar américain joue certainement un rôle, mais le consommateur se montre aussi prudent en matière de dépenses. L’Europe engrange par contre de très bons résultats grâce au redémarrage de l’économie et à un euro plus faible. Les marchés d’actions européens ont enfin pu clôturer dans le vert en juillet (MSCI EMU +4,7 %). Les États-Unis et le Japon ont terminé le mois de juillet sur un statu quo ou une légère hausse (en monnaie locale), tandis que les marchés émergents ont enregistré de sérieux revers tant en Asie (impact de la Chine) qu’en Amérique latine (impact des matières premières).

 

Les taux ont baissé globalement au cours du mois dernier, après l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers. Cet accord provisoire permet à la Grèce de bénéficier d’un financement d’urgence pour que le pays puisse malgré tout honorer ses dettes, mais il doit encore être suivi d’un plan de financement pour les prochaines années. Par ailleurs, un accord doit encore être trouvé sur la question d’un éventuel rééchelonnement de la dette. Si le FMI plaide lui aussi en faveur de cette solution, un certain nombre de pays du noyau de la zone euro continuent d’y opposer leur veto. Le taux belge à 10 ans est de nouveau retombé sous la barre de 1 % et les spreads des pays périphériques ont baissé par rapport aux taux allemands. Les taux en Allemagne et aux États-Unis ont également enregistré un faible recul étant donné que l’accélération de la croissance mondiale, avec la Chine en tête, se fait encore attendre actuellement. Le FMI a ramené ses perspectives de croissance pour 2015 à 3,3 % (-0,2%), même si cette révision doit être attribuée partiellement aux faibles résultats du premier trimestre aux États-Unis. La baisse des prix des matières premières empêche par ailleurs toute poussée inflationniste. Le climat économique en Europe est par contre satisfaisant. Contre toute attente, l’indicateur précurseur  allemand (IFO) est reparti à la hausse en juillet. Les meilleurs élèves de la classe en matière d’économies à réaliser (Espagne et Irlande) ont pu afficher d’excellents taux de croissance au cours du deuxième trimestre, ce qui vient renforcer l’argumentation des partisans de la ligne dure en matière de réformes. Le taux européen a baissé tant pour les longues que les courtes échéances, à la différence des États-Unis en ce qui concerne les courtes échéances. Le marché anticipe pleinement la prochaine augmentation du taux à court terme.

 

Dans ses dernières déclarations, la banque centrale américaine n’a donné aucune indication supplémentaire en ce qui concerne le calendrier de sa première augmentation de taux. La Fed, qui se réunira encore cette année en septembre et en décembre, pourrait donc éventuellement prendre une décision à ce moment-là. La confirmation de la croissance, la situation sur le marché du travail aux États-Unis et les chocs externes sont des facteurs qui peuvent influencer ce calendrier. Après l’approbation du plan d’assainissement par le parlement grec, la BCE a relevé la limite de son aide d’urgence accordée aux banques grecques. Ces dernières ont à nouveau pu ouvrir leurs portes, avec toutefois toujours certaines restrictions en ce qui concerne les retraits en espèces. La banque centrale suédoise a procédé à une baisse de taux de -0,25 % à -0,35 % et a en outre majoré le montant de ses achats d’obligations.

 

L’euro s’est renforcé au cours du mois de juin avant de repartir à la baisse par rapport aux principales devises en juillet, après la conclusion d’un accord avec la Grèce. Cette tendance contre-intuitive peut s’expliquer par le fait que le marché voit une sortie de la Grèce comme un facteur positif : la zone euro formerait alors un ensemble plus cohérent, avec une monnaie plus forte à la clé. La conclusion d’un accord provisoire implique qu’il n’y aura pas de sortie de la Grèce jusqu’à nouvel ordre. Le problème de la Grèce reste toutefois présent puisqu’aucune solution n’a été trouvée pour remédier à la spirale de l’endettement à laquelle le pays est confronté. Le dollar américain a augmenté de 1,5 % par rapport à l’euro, tandis que le yen japonais et la livre sterling ont, eux aussi, progressé. La livre sterling est en outre soutenue par l’attente d’une éventuelle augmentation de taux par la banque centrale d’ici début 2016. Les devises dépendantes des matières premières ont enregistré un brusque recul. Le dollar australien (-3,9%) a atteint son niveau le plus bas depuis six ans par rapport au dollar américain. Le réal brésilien (-8,7%) a en outre souffert du constat par le gouvernement de l’impossibilité de respecter les objectifs budgétaires fixés.

 

Pratiquement toutes les matières premières ont enregistré d’importantes baisses au cours du mois dernier. L’inquiétude en ce qui concerne la croissance chinoise (l’activité industrielle a régressé plus que prévu en juillet) continue de peser sur le marché. Le prix du pétrole a fortement diminué (-17,6 %  pour le Brent en dollars américains) après que l’Iran et les grandes puissances, emmenées par les États-Unis, ont conclu un accord concernant le parc nucléaire iranien. L’embargo sur les exportations sera progressivement levé, ce qui renforcera davantage encore la surproduction existante. L’Iran possède la quatrième plus importante réserve de pétrole au monde et pourrait mettre sur le marché, à une échéance assez brève, 1 million de barils supplémentaires. L’once d’or est descendue en dessous de la barre des 1.100 dollars américains, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis plus de 5 ans.

 

 

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