Vendredi 19/07/2019

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Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert !

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On pressentait depuis longtemps que le mois de juin ne serait pas un mois comme les autres sur les marchés, et les espoirs et les craintes par rapport à la conclusion d’un accord entre la Grèce et ses créanciers ont effectivement soufflé le chaud et le froid. Les investisseurs ont initialement gardé confiance et ont hissé l’indice Nasdaq américain vers un nouveau record et l’indice Nikkei225 japonais vers son niveau le plus élevé depuis 18 ans. Les marchés n’ont commencé à vraiment s’inquiéter qu’à la fin du mois lorsque le Premier ministre grec Tsipras, a annoncé que le plan d’économie des créanciers serait soumis à la population via un référendum prévu le 5 juillet. Cela signifiait en effet qu’il n’y aurait pas d’accord et par conséquent pas d’argent frais pour la Grèce avant la fin du mois, date à laquelle le pays devait rembourser un prêt au FMI. Le défaut de paiement d’un pays de la zone euro est ainsi devenu réalité, ce qui a suscité de grandes incertitudes sur les marchés. Outre la Grèce, la Chine a elle aussi fortement influencé ces derniers, et la hausse spectaculaire et spéculative des derniers mois a connu une fin abrupte : l’indice Shanghai a perdu plus de 20 % depuis son précédent apogée, après l’entrée en vigueur de règles plus strictes portant sur l’achat d’actions à crédit. Les marchés d’actions ont reculé de façon collective et ont clôturé le mois en négatif. Le deuxième trimestre a par conséquent été également négatif, tandis que la performance des marchés boursiers est restée largement positive au premier semestre.

 

Les taux européens ont encore fortement progressé au début du mois, le taux allemand à 10 ans passant même légèrement au-dessus de 1 %. Il s’agit encore et toujours d’une conséquence des attentes inflationnistes actualisées pour la zone euro, repoussant une nouvelle fois le scénario déflationniste à l’arrière-plan. Les taux ont ensuite légèrement régressé, les obligations allemandes faisant office de planche de salut les jours de pessimisme liés à la crise grecque. Les spreads des pays périphériques ont quelque peu augmenté par rapport aux taux allemands, mais cela a aussi été le cas d’autres pays du noyau européen tels que la France, l’Autriche et la Belgique. On ne constate donc pour l’instant que peu de risques de contamination pour les pays périphériques. La BCE, via son programme de rachat d’obligations, a par ailleurs mis tous les moyens nécessaires à disposition afin de contrer la forte tendance à la hausse des taux des pays les plus faibles de la zone euro. Les spreads des obligations d’entreprises sont eux aussi restés parfaitement sous contrôle. Les taux américains ont affiché une évolution similaire : une augmentation sensible au début du mois avant une stabilisation, voire un léger recul. Ici, cette stabilisation était surtout due aux augmentations progressives des taux prévues par la Fed.

 

Au niveau mondial, les banques centrales se trouvent encore et toujours en phase d’assouplissement. Le mois dernier, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont par exemple abaissé leurs taux à court terme. Aux États-Unis, par contre, les conditions semblent réunies pour voir une première augmentation des taux avant la fin de l’année (inflation, emploi, croissance). Dans ses commentaires, la Fed a néanmoins spécifié que le chemin menant aux hausses de taux en 2016 et 2017 serait très progressif, ce qui a été interprété par le marché comme une position plus modérée que celle adoptée précédemment. Compte tenu de l’évolution économique plutôt favorable en Europe (à l’exception de la crise grecque), on s’attend actuellement à ce que la Banque centrale européenne puisse procéder rapidement à une première augmentation de ses taux après la fin de son « quantitative easing » (rachat d’obligations) en septembre 2016. Afin de soutenir les banques grecques, la BCE a dû augmenter à plusieurs reprises le plafond des prêts d’urgence. Par rapport au mois précédent, les retraits d’argent effectués par les Grecs n’ont fait qu’augmenter, jusqu’à la fermeture des banques fin juin.

                                                                                                                                 

Etonnamment, l’euro a bien résisté et s’est même consolidé par rapport à la plupart des autres devises et ce, malgré la crise grecque. Le marché considère donc apparemment encore que les risques liés à la monnaie unique restent gérables, même si la Grèce devait sortir de la zone euro. Il est par ailleurs apparu au cours de ce mois que la situation économique de la zone euro ne souffrait pas encore d’un climat d’incertitudes (l’indicateur PMI précédent se situe par exemple à son plus haut niveau en quatre ans). Le yen japonais est lui aussi resté très solide, grâce à une évolution économique plus favorable. Concernant les devises en dollars, le dollar néo-zélandais a fortement reculé, après une diminution de taux relativement inattendue.

 

Le prix du pétrole (Brent en dollars américains) a légèrement reculé au cours du dernier mois, l’OPEP ayant décidé de ne pas modifier son quota de production. A l’exception des matières premières agricoles, les autres matières premières se sont également montrées plus faibles, car l’économie chinoise n’a pas véritablement envoyé de meilleurs signaux en termes de ralentissement de sa croissance. L’or n’a pas fait office de valeur refuge et a également régressé. La prochaine augmentation du taux américain à court terme rend en effet les investissements en or moins attractifs.

 

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