Vendredi 19/07/2019

Top Header

Langues

Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

" Variable " : ce terme décrit non seulement le temps que nous avons connu le mois dernier, mais aussi l'évolution des marchés. La volatilité s'est avérée très importante, en raison des chiffres économiques tantôt bons et tantôt moins bons, des commentaires des banques centrales ainsi que des négociations difficiles portant sur la dette grecque, même si les marchés d'actions ont finalement clôturé légèrement en positif. Le mois de mai a commencé de façon négative car les facteurs soutenant la hausse (taux obligataire, euro et prix du pétrole tous en baisse) avaient disparu : les cours des actions de la zone euro ont même perdu, au cours de la première semaine du mois, 6,5 % depuis leur pic de la mi-avril. L'annonce par la Banque centrale européenne du rachat accéléré d'obligations a permis de changer la donne, mais les inquiétudes concernant l'avenir de la Grèce ont malgré tout repris le dessus en fin de mois. Aux États-Unis, les chiffres économiques mitigés ont été perçus comme " suffisamment bons " et ont même permis aux indices S&P500 et Nasdaq d'enregistrer un nouveau record historique au cours du mois. La vague de reprises a elle aussi soutenu ce mouvement. La bourse japonaise a poursuivi sa chevauchée (+5,4 % en Yen), la reprise des bénéfices revêtant des formes de plus en plus concrètes. La hausse spectaculaire - et spéculative - de la bourse chinoise n'est pas représentative du marché asiatique et encore moins des marchés des autres pays émergents qui ont plutôt reculé. La chute des prix des matières premières et les résultats économiques défavorables enregistrés au Brésil ont également pesé sur les cours des actions d'Amérique Latine.

 

Le mois de mai s'est terminé par des taux obligataires plus élevés, mais l'on doit exclusivement ce résultat à la première quinzaine du mois. En avril, le taux allemand à 10 ans a encore enregistré un niveau-plancher de 0,07 % avant de repasser mi-mai à 0,72 %, grâce aux prises de bénéfices, elles-mêmes dues à une évolution des attentes du marché qui a quelque peu fait oublier le scénario déflationniste européen. L'annonce par la BCE du rachat accéléré d'obligations a une nouvelle fois inversé la tendance vers le bas. Les spreads des pays périphériques ont par contre augmenté. Au cours de ce mois, la Grèce a annoncé à plusieurs reprises être en mesure de conclure un accord à court terme avec ses créanciers (les " institutions "), mais il s'est systématiquement avéré que les Grecs étaient bien les seuls à être de cet avis. On continuera donc d'attendre à chaque échéance de crédit pour savoir si les autorités grecques seront effectivement en mesure de rembourser. De leur côté, les citoyens grecs ne se montrent guère confiants puisqu'ils retirent massivement de l'argent des banques, celles-ci ayant donc besoin d'un soutien supplémentaire de la part de l'Europe. Les spreads des pays périphériques ont également augmenté en raison des résultats des élections locales organisées en Espagne, où le Partido Popular du Premier ministre Mariano Rajoy, actuellement au pouvoir, a concédé du terrain par rapport au parti gauchiste Podemos. On s'attend à ce que cela préfigure les élections nationales qui se dérouleront en Espagne au mois de novembre. Le spread de l'Espagne par rapport à l'Allemagne s'élève maintenant à 135 points de base, comparable au niveau le plus bas de 90 points de base plus tôt au cours de cette année. Le taux américain a suivi une évolution identique aux taux européens. Aux États-Unis, la " partie courte " de la courbe des taux a également progressé, le marché anticipant déjà une augmentation du taux à court terme.

 

La présidente de la Federal Reserve, Janet Yellen, a une nouvelle fois répété qu'elle s'attendait à une première hausse des taux cette année encore aux États-Unis. Le marché semble par contre moins convaincu car de récents chiffres démontrent que la relance américaine reste plus fragile que ce que l'on pourrait penser. C'est ainsi que la croissance - déjà faible - du premier trimestre a encore été revue à la baisse pour finir en négatif (-0,7 %). Outre les responsables déjà identifiés (l'hiver rude et les grèves dans les ports de la côte Ouest), les exportations s'avèrent plus décevantes que prévu, conséquence directe d'un dollar plus fort. Le redressement qui a succédé à un premier trimestre plutôt faible ne semble par ailleurs pas aussi rapide que prévu : l'indicateur précurseur de l'industrie de la transformation est resté inférieur aux attentes et les consommateurs restent prudents. Côté positif, notons les chiffres du marché de l'emploi et l'indicateur précurseur du secteur tertiaire. La BCE a annoncé un rachat accéléré des obligations, dans le courant des mois de mai et de juin, en application de son programme mensuel, et ce afin d'anticiper les liquidités disponibles de façon restreinte au cours des mois d'été. Au sein de la zone euro, la croissance reste moyennement positive (+1,6 % sur base annuelle). Une bonne surprise provient la croissance du PIB au premier trimestre en France et en Italie alors qu'en Allemagne, elle est restée en-deçà des attentes. L'indicateur IFO plat démontre que l'Allemagne va probablement désormais moins faire office de moteur de croissance de la zone euro, ce qui pourrait équilibrer davantage la situation au sein des pays du noyau européen. En raison d'un deuxième trimestre consécutif de croissance négative, la Grèce est de nouveau retombée en récession. Sa situation incertaine pèse non seulement sur les marchés financiers, mais aussi sur l'économie réelle.

 

L'euro a suivi la tendance des taux obligataires et s'est donc renforcé au cours du mois écoulé pour atteindre les 1,15 EUR/USD, avant de s'affaiblir sous les 1,10. La livre sterling (+1,7 %) a augmenté après la victoire remarquée des conservateurs au pouvoir et des résultats économiques meilleurs que prévu. L'une des incertitudes à court terme a ainsi disparu, mais le référendum portant sur l'adhésion à l'Union européenne (qui sera organisé au plus tard en 2017) reste, à long terme, un facteur imprévisible. Les devises sensibles à l'évolution des prix des matières premières ont pour leur part reculé.

 

Le prix du pétrole a poursuivi ses mouvements de yo-yo. L'augmentation enregistrée depuis le niveau-plancher atteint en janvier (+35 %) encourage les producteurs à réactiver des unités de production. L'Irak pourrait par ailleurs booster sa production. Les prix des autres matières premières ont également reculé (GSCI métaux industriels -7,7 % en USD), alors que l'or est resté stable (en USD) malgré les taux à court terme plus élevés aux États-Unis.

 

MSCI indices: source MSCI. Neither MSCI nor any other party involved in or related to compiling, computing or creating the MSCI data makes any express or implied warranties or representations with respect to such data (or the results to be obtained by the use thereof), and all such parties hereby expressly disclaim all warranties of originality, accuracy, completeness, merchantability or fitness for a particular purpose with respect to any of such data. Without limiting any of the foregoing, in no event shall MSCI, any of its affiliates or any third party involved in or related to compiling, computing or creating the data have any liability for any direct, indirect, special, punitive, consequential or any other damages (including lost profits) even if notified of the possibility of such damages. No further distribution or dissemination of the MSCI data is permitted without MSCI’s express written consent.
Mail