Dimanche 19/05/2019

Top Header

Langues

Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert !

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

En avril, les marchés d’actions ont, dans un premier temps, confirmé la tendance à la hausse du premier trimestre. Aux États-Unis, l’indice Nasdaq a atteint un nouveau record et au Japon, l’indice Nikkei a dépassé pour la première fois depuis 15 ans le seuil des 20 000 points. Au cours de la seconde quinzaine du moins, ce sentiment s’est quelque peu dilué : les actions EMU ont même perdu tout le gain engrangé depuis le début du mois et ont clôturé légèrement en négatif. Les informations macroéconomiques relativement moins bonnes en provenance des États-Unis  expliquent en partie ce revirement. Plusieurs indicateurs laissent en effet entrevoir une croissance plus lente qu’escomptée : les entreprises restent extrêmement prudentes en termes d’investissements (chiffres négatifs pour le septième mois consécutif) et les consommateurs, malgré une confiance plutôt bonne, ne semblent guère enclins à dépenser mais plutôt à épargner. Pour le premier trimestre, le chiffre de croissance du PIB , de seulement +0,2 %, a lui aussi été très décevant, même si cela est dû en partie à des éléments temporaires, notamment l’hiver inhabituellement rude et les grèves portuaires sur la côte Ouest. Les résultats d’exploitation publiés jusqu’à présent aux États-Unis pour le premier trimestre ont affiché une croissance négative, mais cela est essentiellement imputable au secteur pétrolier. Indépendamment de cela, les résultats sont plutôt corrects. En Europe, les bénéfices des entreprises évoluent de façon positive mais l’impasse grecque continue à susciter de l’inquiétude. Les bourses des pays émergents ont enregistré d’excellents résultats (+3,2% en EUR) au cours du mois écoulé : en Amérique latine, grâce au redressement des prix des matières premières et en Asie, suite à l'incitant monétaire supplémentaire engendré par la Chine à cause du ralentissement de sa croissance.
 
 

Les marchés obligataires ont affiché une évolution similaire à celle des marchés d’actions. Au cours de la première quinzaine du mois, le taux a continué à baisser dans la zone euro : le taux allemand à dix ans est même retombé brièvement à 0,07 % avant d’afficher un changement de cap relativement abrupt pour remonter à 0,37 %. Les pays de la périphérie européenne ont connu une évolution comparable en clôturant le mois avec des spreads légèrement supérieurs. Dans un contexte de niveaux de taux d’intérêt extrêmement faibles, des nouvelles plutôt secondaires peuvent parfois engendrer d’importants mouvements, comme en attestent une inflation légèrement supérieure aux attentes (qui n’est plus négative en avril) pour la zone euro et une émission obligataire allemande qui n’a pas été entièrement placée. Le taux grec a par contre bel et bien chuté après que le Premier ministre Tsipras a fait part de sa décision de modifier l’équipe de négociations avec l’Europe et de son intention de participer personnellement aux négociations de façon plus active. On estime désormais qu’il y a davantage de chances qu’un compromis soit atteint avec « l’Europe ». Le fait que Tsipras ait annoncé qu’il présenterait un éventuel compromis à l’approbation de la population grecque via un référendum risque par contre d’engendrer certains doutes pendant assez longtemps. Les obligations d’entreprise se sont bien maintenues.
 
 

La croissance décevante enregistrée aux États-Unis remet une nouvelle fois en question le calendrier de majoration initiale des taux. Lors de la toute dernière réunion de la Réserve fédérale, sa présidente, J. Yellen, n’a pas dévoilé grand-chose : le fait que l’on procède cette année encore à une augmentation des taux dépendra des résultats économiques des mois à venir. Cela permettra de savoir si la faible croissance du premier trimestre ne constitue bel et bien qu’un petit incident de parcours. Dans la zone euro, le président de la BCE, M. Draghi, a confirmé que le programme d’achat serait appliqué comme annoncé. Le taux obligataire facilite légèrement les choses pour la BCE, dans la mesure où elle ne peut pas acheter de titres d’un rendement inférieur à -0,2 %. En Chine, le « Reserve Requirement Ratio » a été abaissé. Il s’agit du ratio entre l’encaisse et l’actif total que les banques doivent conserver en tant que réserve. Cette mesure devrait faciliter l’octroi de crédit et donc stimuler l’économie.

 

La croissance décevante enregistrée aux États-Unis a également eu des répercussions sur l’évolution des devises. L’augmentation de l’euro vis-à-vis du dollar américain a atteint 4,6 %. L’euro s’est également consolidé vis-à-vis de la plupart des autres devises. Les devises en dollars, soumises à l’évolution des prix des matières premières, ont mieux résisté, comme cela a également été le cas de la couronne norvégienne qui a même progressé de 2,3 % grâce à l’augmentation des prix du pétrole. La livre sterling est restée relativement stable dans l’attente des élections du 7 mai.

 

Le prix du pétrole connaît encore et toujours de fortes variations. Au cours du mois écoulé, son prix a sérieusement augmenté (+20 % en USD). L’arrêt d’un certain nombre d’unités de production laisse espérer que les stocks (toujours aussi élevés) pourront être écoulés. Par ailleurs, le conflit latent au Yémen continue à susciter de vives inquiétudes. Les autres prix des matières premières ont également progressé, notamment grâce à la baisse du dollar américain.

 
 
 
MSCI indices: source MSCI. Neither MSCI nor any other party involved in or related to compiling, computing or creating the MSCI data makes any express or implied warranties or representations with respect to such data (or the results to be obtained by the use thereof), and all such parties hereby expressly disclaim all warranties of originality, accuracy, completeness, merchantability or fitness for a particular purpose with respect to any of such data. Without limiting any of the foregoing, in no event shall MSCI, any of its affiliates or any third party involved in or related to compiling, computing or creating the data have any liability for any direct, indirect, special, punitive, consequential or any other damages (including lost profits) even if notified of the possibility of such damages. No further distribution or dissemination of the MSCI data is permitted without MSCI’s express written consent.
Mail