Mercredi 18/09/2019

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Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

Après deux mois euphoriques - janvier et février - les bourses ont enregistré en mars des performances mitigées sur les différents marchés avec davantage de volatilité. Cette différence en termes de performances est en partie imputable à la politique monétaire hétérogène des diverses régions concernées, mais aussi à une dynamique inégale du rythme de croissance. Aux États-Unis, les chiffres récents indiquent en effet un ralentissement de la croissance (production industrielle, vente du commerce de détail), ce qui peut s’expliquer par l’impact d’un dollar fort. Les prévisions de bénéfices des entreprises ont par conséquent déjà été fortement revues à la baisse. Dans la zone euro, les tendances économiques favorables se confirment. Les entreprises profitent de l’octroi plus facile de crédits et de la faiblesse de l’euro. Les bourses européennes ont une nouvelle fois évolué positivement au cours du mois écoulé, ce qui s’est traduit par une performance extrêmement solide pour l’ensemble du premier trimestre. Aux États-Unis, l’indice Nasdaq a atteint le seuil des 5.000 points, un niveau déjà enregistré il y a 15 ans lors de la fameuse « bulle dot-com ». L’ensemble du marché a finalement clôturé de justesse en négatif en dollars  (-1,4 %). Sur les marchés émergents, l’écart entre les régions asiatique (+0,35 % en USD) et latino-américaine (-7,48 % en USD) se confirme. Le Japon a quant à lui clôturé par un pic positif (+1,86 % en JPY). Pour les bourses non européennes, ces performances ont été stimulées par l’affaiblissement de l’euro. Les tensions au Yémen et l’absence d’évolution en Grèce ont également contribué à la volatilité.

 

Le taux de la zone euro a continué à chuter et ce, à un rythme que l’on peut qualifier de spectaculaire. Ce phénomène est dû au plan de rachat des titres publics par la BCE qui est entré en vigueur le mois dernier. Même si cette action avait été annoncée longtemps à l’avance et avait donc été anticipée, l’impact sur le marché reste malgré tout étonnant. On notera par ailleurs que la périphérie de la zone euro n’a pas entièrement suivi la réduction des taux appliquée par les pays du noyau européen. Les incertitudes concernant la Grèce jouent ici un rôle évident et les taux ont été légèrement stimulés par une offre plus importante, particulièrement pour l’Espagne et l’Italie. Ces deux pays ont en effet profité des faibles taux pour émettre anticipativement de nouvelles obligations à long terme. Les doutes concernant le plan de sauvetage ont une nouvelle fois poussé le taux grec fortement à la hausse. Depuis le moment où il a été décidé de prolonger ce plan de sauvetage de quatre mois, pratiquement aucun progrès n’a en effet été enregistré en termes d’économies concrètes et de réformes. Le temps presse pourtant, car le 9 avril, la Grèce devra rembourser un emprunt au FMI. Des commentaires publiés par des membres de la Réserve Fédérale ont fait repasser le taux américain à 10 ans en-deçà des 2 %. En ce qui concerne les obligations d’entreprises, on a noté des spreads légèrement supérieurs, surtout pour les émetteurs de moindre qualité.

 

La Banque centrale américaine reste prudente dans ses commentaires liés à la date de la première hausse des taux. Certes, le terme « patience » n’est plus utilisé, mais en faisant référence à un rythme de croissance plus mitigé, le ton reste malgré tout très conciliant. Les prévisions de croissance pour 2015 et les perspectives d’inflation ont été légèrement revues à la baisse. Concernant le timing de la première hausse des taux, le marché reporte une nouvelle fois ses attentes et parle de septembre au lieu de juin. Le rythme de croissance ultérieure des taux devrait par ailleurs ralentir, selon les attentes. La Banque centrale suédoise a surpris les observateurs en réduisant son taux pour le deuxième mois consécutif  (de -0,1 % à -0,25 %) et en amplifiant le programme de rachat des obligations pour le porter à 30 milliards de couronnes suédoises (SEK).

 

L’euro a une nouvelle fois perdu du terrain vis-à-vis de la plupart des autres devises, même si l’économie européenne a rattrapé une partie de son retard. La politique monétaire hétérogène, essentiellement vis-à-vis des États-Unis, reste encore et toujours la force motrice de l’évolution monétaire. Le sursaut temporaire de l’euro, après la réunion de la Réserve Fédérale, en constitue l’illustration parfaite. La livre britannique (GBP) poursuit son surplace du mois dernier : ici encore, les prévisions relatives à la première augmentation des taux sont une nouvelle fois reportées. Des élections sont par ailleurs prévues le 7 mai 2015 au Royaume-Uni et les Conservateurs ont annoncé depuis longtemps que s’ils étaient réélus, ils organiseraient un référendum portant sur la poursuite ou non de l’adhésion à l’Union européenne. Le dollar australien se rapproche de la parité avec le dollar néo-zélandais. La chute des prix des matières premières et la probable nouvelle réduction des taux pèsent sur le dollar australien (AUD).

 

Si l’on excepte un pic temporaire, le prix du pétrole a de nouveau perdu du terrain au cours du mois écoulé. Ce pic était en fait lié aux nouvelles tensions constatées au Moyen-Orient en raison des bombardements lancés par l’Arabie Saoudite sur des positions rebelles au Yémen, pays voisin. Le conflit au Yémen peut potentiellement se transformer en conflit régional plus vaste, dans la mesure où les rebelles chiites sont soutenus par l’Iran, ce qui fait qu’en définitive, ce sont bel et bien deux grandes puissances locales (l’Arabie Saoudite et l’Iran) qui s’opposent indirectement. La situation géographique du Yémen, le long de la route d’acheminement du pétrole vers l’Europe, contribue à ce sentiment d’insécurité. Fondamentalement, la surproduction de pétrole se poursuit et continue à peser sur les cours. Les chances de conclusion d’un accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis ouvrent par ailleurs la perspective d’un assouplissement des sanctions envers l’Iran. Un retour de celui-ci en tant que fournisseur de pétrole sur le marché mondial ne ferait d’ailleurs qu’accroître encore l’offre en la matière. Quant aux autres matières premières, elles restent stables ou progressent légèrement.

 

 

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