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Market News - Mars 2015

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

 

En février, les cours des actions ont poursuivi leur hausse au même rythme que précédemment et certains marchés ont même enregistré de nouveaux records. Plusieurs éléments auraient pourtant pu ternir la fête boursière : les négociations sur le financement de la Grèce, celles relatives à l’instauration d’un cessez-le-feu (et son respect) en Ukraine, sans oublier quelques données économiques américaines (notamment les ventes au détail) inférieures aux attentes. Ce dernier élément a été compensé par de meilleurs chiffres enregistrés en Europe, où l’Allemagne a connu une belle croissance au cours du quatrième trimestre de l’année écoulée. Le consommateur européen semble par ailleurs de nouveau envisager l’avenir avec davantage de confiance. Au Japon également, les chiffres les plus récents indiquent un certain redressement. Contrairement à ce qui s’était passé les mois précédents, la hausse des actions japonaises (7,9 % en yen) n’a pas été annihilée par la chute du yen par rapport à l’euro. En février, les marchés des pays industrialisés ont affiché une hausse de 5 %, voire davantage, ce qui porte les performances depuis le début de cette année à plus de 10 %. Les marchés émergents restent en-deçà de cette tendance, même si les marchés asiatiques ont été soutenus par la perspective d’un incitant monétaire additionnel en Chine et, en Europe de l’Est, par une stabilisation de la situation en Russie (pétrole et Ukraine).

 

La chute des taux obligataires européens s’est également poursuivie au même rythme, surtout dans les pays périphériques de la zone euro. En Irlande et au Portugal (deux pays faisant partie avec l’Italie, la Grèce et l’Espagne des pays dits PIIGS – désignant les cinq pays de l’Union européenne avec les économies les plus faibles), les taux à 10 ans sont respectivement tombés sous 1 % et 2 %. Le fait que ces pays aient défendu la ligne des économies lors des négociations avec la Grèce a renforcé la confiance, le prochain « Quantitative Easing » de la BCE continuant par ailleurs à soutenir le marché. Pour la Grèce proprement dite, le taux est retombé à moins de 9,5 % alors qu’il était encore de 11,2 % à la fin du mois précédent. La prolongation de quatre mois du plan de sauvetage implique que les conditions requises (c’est-à-dire les économies) devront elles aussi continuer à s’appliquer. La question est de savoir si la Grèce joindra l’acte aux paroles et si les adhérents du parti gouvernemental Syriza accepteront cet accord. Affaire à suivre… Au cours de la première partie du mois, le taux américain a fortement progressé mais est légèrement retombé après une allocution de la présidente de la FED, J. Yellen.

 

La présidente de la Banque centrale américaine a fait savoir qu’il ne fallait pas s’attendre à une nouvelle augmentation des taux lors des prochaines réunions, l’inflation étant encore trop faible et la croissance des salaires trop limitée. Aux États-Unis, la première augmentation des taux aura donc probablement lieu cet été, même si le timing précis continue à dépendre des résultats économiques qui seront enregistrés d’ici là. La FED reste donc relativement souple dans sa « forward guidance ». En Europe, contre toute attente, la Suède a baissé son taux directeur de 0 % à -0,1 %, et la banque centrale va en outre racheter l’équivalent de 10 milliards de couronnes suédoises en obligations d’État. Si l’inflation négative actuelle n’évolue pas à nouveau vers l’objectif des 2 %, un nouvel assouplissement monétaire semble se profiler. La Banque centrale européenne lancera ce mois-ci son opération de rachat d’obligations d’État.

 

Les variations de devises ont été plus limitées que les mois précédents. Le dollar américain s’est montré stable par rapport à l’euro, tandis que les autres monnaies en dollar ont gagné un peu de terrain. Cette évolution est due, d’une part, aux attentes modérées concernant les taux américains et, d’autre part, aux chiffres qui montrent un stabilisation en Chine impliquant un soutien des devises sensibles à l’évolution des prix des matières premières. Le franc suisse a quelque peu reculé après son bond du mois dernier, alors que le rouble russe s’est légèrement rétabli (+12,4 % par rapport à l’euro) après sa chute des derniers mois. Le real brésilien (-6,7 % par rapport à l’euro) a été touché par une réduction par Moody’s de la notation sous l’investment grade de Petrobras, celle-ci résultant notamment du scandale de corruption dans lequel a été impliquée cette société.

 

Le prix du pétrole a sérieusement rebondi en février : compte tenu des faibles prix actuels, les sites de production non rentables ont en effet été mis à l’arrêt. Le marché part du principe que l’offre et la demande vont ainsi arriver à un meilleur équilibre. Par ailleurs, lors du renversement de tendance, de nombreux vendeurs à découvert (shorters) auront clôturé leurs positions, ce qui renforce ce mouvement. Le prix du cuivre s’est lui aussi légèrement redressé, mais d’autres métaux industriels ont de nouveau perdu du terrain car les stocks restent élevés. Le cours de l’or s’est affaibli en raison de l’augmentation des taux américains pour différentes échéances, rendant par conséquent les placements en or relativement moins attrayants.

 

 

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