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Market News - Février 2015

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

 

 

Le mois de janvier a débuté de façon agitée sur les marchés d’actions, en raison du démarrage plutôt décevant de la saison des résultats et de diverses informations macroéconomiques négatives en provenance des États-Unis, sans oublier la chute permanente des prix du pétrole qui joue de vilains tours aux sociétés pétrolières. Ce n’est qu’après l’annonce de l’assouplissement monétaire décidé par la BCE que les cours des actions sont résolument repartis à la hausse. En Europe, cela a coïncidé avec la publication d’un certain nombre de chiffres macroéconomiques positifs, notamment l’indicateur IFO et celui de la confiance des consommateurs. C’est la raison pour laquelle les actions européennes font partie des plus performantes (en devises locales) du mois écoulé. En raison de la forte augmentation de sa monnaie, la Suisse a sérieusement reculé (-6,8% en franc suisse). Les autres marchés sont restés pratiquement stables dans leur propre devise, la chute de l’euro rendant finalement les performances positives. Aux États-Unis, les résultats enregistrés par les entreprises au quatrième trimestre révèlent des bénéfices sous pression, en raison de l’appréciation du dollar. Dans le secteur de l’énergie, la chute du prix du pétrole laisse des séquelles évidentes.

 

Comme l’on pouvait s’y attendre, le parti anti-austérité Syriza a remporté les élections grecques, un résultat que le marché des actions n’a pas été le seul à déplorer : le taux grec à 10 ans est ainsi passé à 11,2%. Le nouveau gouvernement souhaite renégocier les conditions du plan de sauvetage européen et obtenir un sérieux réaménagement de la dette. Les partenaires européens sont ouverts à certaines adaptations, essentiellement concernant le rééchelonnement de cette dette. En ce qui concerne les économies à mettre en place, l’accord sera plus difficile à trouver. Un « Grexit » reste encore et toujours un scénario improbable, mais l’incertitude ambiante affecte le marché. Les autres pays de la périphérie euro n’ont que peu ressenti la secousse grecque : le taux lié à leurs obligations a essentiellement diminué de façon similaire à celle des pays du noyau de l’Europe. L’action de la Banque centrale européenne a encore fait diminuer le taux au sein de la zone euro. Alors que jusqu’à présent, c’était plutôt le cas des échéances à court terme, le taux allemand à 5 ans est lui aussi devenu négatif, celui à 10 ans s’est rapproché du japonais - jusqu’à 2 points de base – et celui à 30 ans a chuté sous 1%. Les obligations d’entreprises, surtout celles affichant la plus faible solvabilité (high yield), ont dû accepter des spreads légèrement supérieurs.

 

Les banques centrales traversent une période agitée. La majorité d’entre elles appliquent des incitants monétaires pour soutenir la croissance et éviter que la désinflation actuelle ne se transforme en véritable déflation. Le mois dernier, Singapour, le Canada, la Russie et la Suisse ont par exemple réduit leurs taux directeurs. La Suisse a ramené le sien à -0,75% afin d’éviter une trop forte augmentation de sa devise. La palme revient toutefois évidemment à la BCE, qui a annoncé un lot de mesures plus important que prévu afin de racheter 1140 milliards d’euros d’obligations aux autorités publiques et au secteur privé d’ici septembre 2016, ce que l’on appelle le « quantitative easing ». S’il s’avère que l’inflation ne revient pas à l’objectif visé par la BCE, cet ensemble de mesures pourrait en outre être élargi. La Federal Reserve représente l’autre extrémité du spectre. Compte tenu de la faible croissance enregistrée ailleurs dans le monde ainsi que de la forte augmentation du dollar américain, le marché a remis le mois dernier la date de la première augmentation des taux en question (consensus du marché : juin). La Fed elle-même a réitéré son point de vue au cours de sa réunion la plus récente. Le Brésil a pour sa part augmenté son taux afin de maîtriser l’inflation.

 

Le 15 janvier, la Banque centrale suisse a décidé, de façon complètement inattendue, d’abandonner le taux de change minimal vis-à-vis de l’euro qui était de 1,20 franc suisse, un taux qui était d’application depuis septembre 2011 afin de contrer l’envol du franc suisse pendant la crise de l’euro qui sévissait alors en Europe et de limiter ses conséquences pour l’économie (exportation, déflation). Cette décision doit être considérée dans le contexte du « quantitative easing » de la BCE qui aurait pu compliquer la tâche de la Banque centrale suisse, soucieuse de défendre son taux de change minimum. Après cette décision, le franc suisse a immédiatement augmenté de 20% vis-à-vis de l’euro pour clôturer le mois à +13,6%. L’euro a continué de s’affaiblir vis-à-vis de la plupart des autres devises, aussi bien celles des pays développés (États-Unis, Japon, etc.) que des monnaies des pays émergents (Chine, Brésil, etc.). Le rouble russe a fait exception à la règle en chutant une nouvelle fois (-6,4%) en raison de la diminution du prix du pétrole, de la réduction inattendue du taux et des risques de sanctions économiques supplémentaires.

 

À l’exception des métaux nobles, les matières premières ont encore continué à régresser au mois de janvier. En ce qui concerne les métaux industriels, c’est le cuivre qui a enregistré la plus forte perte (-12,7% en dollar américain). Comme ce métal est utilisé pour de nombreuses applications dans le secteur électronique et industriel, il est considéré comme une véritable jauge de la santé de l’économie mondiale. Compte tenu des prévisions de croissance plutôt faibles dans le monde entier – une nouvelle fois revues à la baisse le mois dernier par la Banque mondiale – les perspectives en matière de demande restent orientées de façon négative. Concernant le prix du pétrole, le baril a une nouvelle fois perdu 7,3% (Brent en dollar américain). L’Arabie Saoudite a confirmé qu’elle n’avait pas l’intention, malgré la surproduction globale, de restreindre sa propre production. Le prix de l’or a par contre rebondi de 8% en dollar américain. L’attrait relatif de ce métal noble a d’une part augmenté parce que le marché a anticipé le lancement reporté de l’augmentation du taux décidé par la Réserve Fédérale et d’autre part, parce que les investisseurs en sont revenus à une « valeur sûre » après l’annonce par la BCE de son assouplissement monétaire plus important que prévu.

 

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