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Market News - Janvier 2015

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

Pour les marchés d’actions, le mois de décembre aura en quelque sorte constitué un condensé de l’année 2014 : volatilité et disparités. Le mois écoulé aura ainsi été marqué par de fortes variations des cours, ressenties à des degrés divers dans les différentes régions. La chute du rouble russe et l’annonce d’élections anticipées en Grèce ont suscité temporairement des inquiétudes, ce qui a surtout eu des répercussions sur les marchés d’actions européens. Ceux-ci ont clôturé le mois en territoire négatif, tout comme les marchés émergents, les marchés latino-américains se révélant une nouvelle fois plus fragiles que leurs homologues asiatiques, même si ceux-ci ont souffert des perspectives de diminution de la croissance en Chine. Les États-Unis et le Japon ont mieux résisté et sont restés stables en devise locale, leurs performances en euro étant soutenues par l’affaiblissement de cette même devise. Les récents chiffres économiques américains restent solides alors qu’en Europe l’activité industrielle semble plus particulièrement touchée. Sur l’ensemble de l’année 2014, cela se traduit par des performances très hétérogènes des marchés d’actions des différentes régions.

 

Sur les marchés obligataires aussi, la Grèce a été au centre des préoccupations. Les élections anticipées du 25 janvier et la possible victoire du parti anti-austérité Syriza ont en effet poussé les investisseurs vers la sortie. L’actuel programme de sauvetage de la Grèce, qui court jusqu’en février, prévoit un financement en échange d’économies et de réformes. Si le parti Syriza n’accepte pas de nouvelles économies dans le cadre des négociations avec la Troïka, ce financement pourrait être remis en question. Les marchés ont réagi nerveusement à cette perspective et poussé les taux grecs à 10 ans à près de 10 %. La nervosité suscitée par la Grèce n’a pas eu de conséquences pour les autres pays de la périphérie de la zone euro : ceux-ci ont en effet suivi la baisse des taux des pays du cœur de cette zone. Les taux américains à 10 ans sont restés stables, alors que les obligations d’Etat à plus court terme ont vu leurs taux augmenter, anticipant la hausse des taux à court terme prévue dans le courant de l’année 2015.
 
 
 
 

La banque centrale des États-Unis et celles des autres pays maintiennent chacune en 2015 leur politique monétaire divergente de 2014. La Réserve Fédérale a annoncé que, malgré les récents chiffres économiques très positifs, elle pouvait encore patienter un peu en ce qui concerne la première hausse des taux à court terme grâce à la faible inflation. Cette « patience » fait probablement référence non seulement au calendrier mais aussi au rythme du processus de normalisation de la politique monétaire. La BCE, par contre, continue à s’inquiéter de la faiblesse de l’inflation. Les récents programmes de financement des banques (TLTRO) rencontrent moins de succès que prévu avec pour corollaire, des injections de liquidités insuffisantes dans l’économie. De quoi augmenter la probabilité d’une annonce début 2015 par la BCE de mesures de relance supplémentaires avec le rachat d’obligations d’Etats.

 
 
 
 

Le rouble russe a subi un véritable crash durant la première moitié du mois de décembre. Outre les sanctions économiques imposées après la crise ukrainienne, la chute constante des cours du pétrole a également conduit à une détérioration des perspectives économiques, provoquant alors une véritable fuite des capitaux. Ce n’est que lorsque la banque centrale russe a porté d’un seul coup ses taux à court terme à 17 % et que les grandes entreprises ont été contraintes de convertir leurs réserves de devises en roubles que la monnaie s’est enfin stabilisée. Au final, la perte sur le mois a été de 19,5 %, portant la perte sur l’ensemble de l’année à 62 %. Le dollar américain s’est à nouveau renforcé avec un gain de 12 % par rapport à l’euro sur l’ensemble de l’année écoulée. Quant au yen (JPY), il s’est quelque peu renforcé après la baisse des mois précédents et a finalement clôturé l’année 2014 à un niveau inchangé.

 
 
 
 

Est-il possible d’aller encore plus bas ? Les cours du pétrole ont une nouvelle fois fortement reculé et sont désormais près de deux fois moins élevés qu’il y a six mois à peine. Ce phénomène reste dû au déséquilibre entre l’offre et la demande, la surproduction étant estimée à deux millions de barils par jour. Du côté de l’offre, aucun producteur ne semble disposé à limiter sa production, histoire de défendre ses parts de marché. Par ailleurs, les producteurs à faibles coûts – surtout arabes – tentent de cette manière d’expulser du marché les producteurs à coûts plus élevés (comme les producteurs de pétrole de schiste). D’un autre côté, la demande reste faible en raison de la maigre croissance économique. Tant l’OPEP que l’Agence Internationale de l’Énergie ont revu le mois dernier leurs prévisions à la baisse en ce qui concerne la demande mondiale. Les autres matières premières se sont elles aussi montrées plutôt faibles en raison des chiffres peu réjouissants de l’économie chinoise. L’or, enfin, est resté stable en décembre et a finalement pu clôturer l’année 2014 sur un recul limité (en USD).

 
 
 
 
 
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