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Market News - Décembre 2014

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Le redressement des marchés d’actions après la déprime du mois d’octobre est pour le moins impressionnant. Si les marchés sont repartis en novembre avec quelques hésitations, la diminution des taux chinois a bel et bien marqué le début d’une véritable accélération. Les cours des actions continuent donc de surfer sur la vague de liquidités générée par les banques centrales. Même si les nouvelles économiques ont été plutôt mitigées, la situation de l’Europe n’est pas forcément sombre. Le PIB du troisième trimestre a par exemple été supérieur aux prévisions et, après les contre-performances des derniers mois, l’Europe a été la zone qui a affiché les plus belles performances (en EUR) au cours du mois de novembre. Les investisseurs s’attendent à ce que les entreprises et les consommateurs européens bénéficient des effets de la faiblesse de l’euro et la chute des prix du pétrole. La bourse japonaise a elle aussi enregistré de bons résultats, même si ceux-ci ont été largement anéantis par la chute du yen.  Le marché américain des actions a une fois encore enregistré de nouveaux records, alors que les marchés émergents présentent de nouveau une image mitigée, avec une tendance positive pour la région asiatique et un recul pour les marchés d’Amérique Latine.

 

Les taux sont de nouveau repartis à la baisse dans le monde entier. En Europe et au Japon, l’inflation s’est avérée inférieure aux prévisions. Les attentes implicites du marché en matière d’inflation future continuent elles aussi à régresser, ce qui est dû en partie au prix plus faible du pétrole, mais constitue aussi un indicateur en termes de perspectives économiques. Le taux allemand à 10 ans n’est désormais plus supérieur que de 28 points de base (0,28 %) à celui du taux japonais. En Belgique, ce taux à 10 ans est descendu sous la barre de 1 %. Notre pays forme donc, avec l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la France et la Finlande, le club « select » de nations se trouvant dans cette situation. Les pays situés en périphérie de la zone euro n’ont d’ailleurs rien à envier aux pays centraux, même si, tout comme le mois dernier, la Grèce fait ici exception à la règle. Le taux à 10 ans y a en effet atteint les 8,4 %. Les obligations d’entreprises ont largement suivi cette tendance des taux à la baisse, même si les segments de marché qui présentaient davantage de risques ont dû accepter des « spreads » légèrement supérieurs.

 

La Chine a procédé plus vite que prévu à une première réduction de ses taux en plus de deux ans (-25 points de base pour le taux directeur). Les récents chiffres de croissance, assez moyens, et la faible inflation avaient déjà laissé entrevoir un nouvel assouplissement monétaire afin de soutenir l’économie. En Europe, le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que la banque centrale était disposée à faire davantage pour stimuler l’économie, en achetant par exemple des obligations d’État afin de réduire encore les taux. La banque centrale américaine a quelque peu étonné les observateurs en annonçant qu’elle s’inquiétait des perspectives d’inflation à la baisse. Le marché s’attend par conséquent à un report du deuxième au troisième trimestre 2015 de la date de la première augmentation des taux américains.

 

Le mois dernier, la monnaie japonaise a une nouvelle fois été l’une des plus faibles (-4,5 % par rapport à l’euro). C’est encore et toujours la conséquence de l’incitant monétaire annoncé fin octobre, mais aussi d’informations économiques moins favorables enregistrées au cours du mois de novembre. Les devises des partenaires commerciaux du Japon (Taïwan, Corée du sud) ont elles aussi été entraînées à la baisse. Entretemps, le dollar poursuit son ascension. Ces derniers mois en revanche, les « devises à matières premières » (AUD, NZD et CAD) n’ont plus suivi la tendance initiée par le dollar. Les devises des pays exportateurs de pétrole, notamment la couronne norvégienne (NOK) en Europe, mais aussi le rouble russe (-14 % en novembre), ont souffert de la chute des prix de l’or noir.

 

La chute des prix du pétrole ne semble pas près de s’arrêter. Un prix de 70 dollars par baril a été atteint, soit le plus faible niveau depuis 2008. Fin novembre, l’OPEP n’est pas parvenue à un accord permettant de limiter sa production. C’est surtout l’Arabie Saoudite qui résiste et semble opter pour une stratégie visant à protéger sa propre position de marché à long terme en mettant fin au récent boom américain dans le secteur de l’huile de schiste. L’exploitation de cette dernière ne s’avère en effet plus rentable avec un baril à moins de 75 dollars. Les métaux nobles et les autres matières premières se sont stabilisés ou ont légèrement progressé.

 

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