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Market News - Novembre 2014

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

La première quinzaine d’octobre a été marquée par un manque de confiance sur les marchés d’actions. En effet, de nombreux  investisseurs ont évité les placements à risques et ce, pour plusieurs raisons : la faiblesse de l’économie européenne (indicateur IFO allemand négatif pour le sixième mois consécutif), la perspective d’une nouvelle phase de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (fin du « Quantitative Easing »), une inflation (trop) faible dans les économies des pays développés et le premier cas d’Ebola aux États-Unis. Au cours des deux premières semaines, les actions de la zone euro ont chuté de plus de 9 %. Parmi les pays émergents, la région asiatique a bien résisté. La deuxième quinzaine d’octobre s’est avérée l’exact inverse : des résultats trimestriels encourageants, une croissance correcte en Chine et des nouvelles de nature à soutenir le marché japonais ont suscité le retour de sentiments nettement plus positifs. Selon les régions, la moitié – et parfois plus - des pertes du début du mois ont été compensées. Le marché américain a même connu un nouveau record. Aux États-Unis, les résultats des entreprises du troisième trimestre ont été supérieurs aux attentes, mêmes si celles-ci avaient été revues à la baisse. Le plus encourageant étant que non seulement les bénéfices, mais aussi les chiffres d’affaires ont été supérieurs aux prévisions.

 

Le mois dernier, les marchés obligataires ont dans l’ensemble été relativement plats, ceux-ci ayant entretemps connu aussi une période « risk-off », avec des taux plus faibles pour les pays du noyau européen et des taux supérieurs pour les pays périphériques. Les obligations gouvernementales grecques ont fait exception à cette règle : le taux à 10 ans a en effet augmenté pour passer de 6,5 % à 9 % au cours de la première quinzaine, pour finalement se fixer à 8 %. Les autorités grecques souhaitent quitter le programme de sauvetage européen d’ici la fin de l’année et le remplacer par une ligne de crédit, ce qui permettrait un contrôle moins strict de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne). La popularité croissante du parti anti-austérité Syriza en vue des élections de 2015 contribue à l’inquiétude. Les obligations d’entreprises se sont bien maintenues malgré les turbulences du marché, les spreads des émetteurs investment grade restant pratiquement stables. Les spreads des obligations high yield ont pour leur part augmenté de façon limitée, ce qui atteste de la confiance du marché obligataire dans les perspectives des entreprises.

 

Conformément aux prévisions, la Fed a annoncé la fin de son incitant monétaire quantitatif. La Réserve fédérale n’achètera désormais plus davantage d’obligations sur le marché. Concernant le timing de la première majoration de taux, la Fed a simultanément soufflé le chaud et le froid : elle a d’une part exprimé ses inquiétudes quant au ralentissement de la croissance dans le reste du monde et à l’appréciation du dollar, et d’autre part, elle a fait savoir que le maintien du taux zéro actuel dépendrait du respect des objectifs en termes d’inflation et d’emploi. Le marché a interprété cette annonce comme l’adoption d’un point de vue plus strict qu’auparavant. La BCE a publié les résultats du stress test des banques européennes, qui révèlent des besoins en capitaux complémentaires plus faibles que prévu. La banque centrale japonaise a pour sa part surpris le marché en augmentant son incitant monétaire. En Chine, le plus faible taux d’inflation de ces cinq dernières années (1,6 %) a ouvert la porte à un nouvel assouplissement monétaire.

 

Par rapport aux mois précédents, les devises varient plus faiblement en octobre, même si la tendance d’un euro plus faible et d’un dollar plus fort se confirme. Le gouffre séparant l’Europe et les États-Unis en matière de perspectives de croissance économique et de politique monétaire n’a fait que s’élargir. Il en va de même pour le yen : la devise japonaise a en effet atteint un nouveau seuil vis-à-vis du dollar américain, le plus bas en six ans. La devise brésilienne s’est pour sa part montrée très versatile en raison de chiffres économiques peu favorables, de la réélection de la présidente Dilma Rousseff et de la majoration de taux décidée par la banque centrale brésilienne. 

 

En octobre, le prix des matières premières s’est stabilisé, à l’exception de celui du pétrole qui a de nouveau enregistré un sévère recul. Depuis le mois de juin, le cours du Brent a ainsi chuté de 25 % (en dollar). Malgré la moindre demande due à la faible croissance économique en Europe et dans les pays émergents, l’offre reste stable. Cette tendance est encore apparue plus clairement le mois dernier lorsque l’Arabie Saoudite a fait savoir qu’elle ne procèderait à aucune restriction de production pour défendre sa part de marché. Le fait qu’un pétrole peu coûteux touche la Russie en tant que pays exportateur sera probablement considéré comme un effet collatéral positif. Après un bref redressement, le prix de l’or est tombé sous le seuil des 1.200 dollars l’once.

 

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