Dimanche 19/05/2019

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Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

 

 

 

En septembre, les marchés d’actions ont démarré de façon plutôt enthousiaste, après l’annonce par la Banque centrale européenne d’un nouvel assouplissement monétaire. De nouveaux records ont été atteints sur certains marchés. La crainte que l’Écosse opte pour l’indépendance lors du référendum, ainsi que les chiffres économiques peu motivants en provenance d’Europe et des pays à forte croissance ont toutefois finalement fait reculer les marchés. L’affaiblissement de l’euro permet toutefois aux bourses étrangères d’enregistrer des performances positives. Les marchés émergents font exception à la règle, surtout dans la région latino-américaine qui a enregistré une forte chute (MSCI Latin America, -13,3 % en septembre) en raison de la chute des prix des matières premières. La région asiatique a moins reculé, mais a tout de même souffert de la faible croissance chinoise et des manifestations à Hong-Kong. Ces marchés sont par ailleurs sensibles à l’éventualité d’un dollar américain plus fort, car cela entraîne des sorties de capitaux au profit de placements sur le marché américain. Les segments de marché fortement valorisés (notamment small caps) ont également régressé. En effet, la hausse du marché ne se matérialise plus sur tous les segments de la même façon.  

 

Les différences en matière de situations économiques, d’attentes inflationnistes et de politiques monétaires entre l’Europe et les États-Unis influencent clairement le marché obligataire. La chute des taux des obligations publiques des pays de la zone euro crée une disparité de plus en plus importante par rapport aux taux américains. En septembre, le spread sur les titres à 10 ans a grimpé pour dépasser les 150 points de base, soit le niveau le plus élevé depuis 1999. Au cours du mois écoulé, le taux des obligations à long terme des pays core européens est finalement resté stable, tiré vers le haut par la tendance ascendante aux États-Unis, mais les taux des pays périphériques de la zone euro ont poursuivi leur régression. La nouvelle diminution de taux appliquée par la BCE et les tensions géopolitiques persistantes font qu’en septembre, les taux à court terme (1 à 3 ans) des obligations des principaux pays sont tombés sous les zéro pourcent. Cela signifie que les investisseurs sont disposés à payer pour prêter leur argent à des États « fiables », ce qui n’était auparavant le cas que pour les certificats de trésorerie (durées inférieures à 1 an).

 

Comme l’on s’y attendait généralement, la BCE a diminué début septembre son taux de base de 10 points de base à 0,05 %, tout en annonçant des incitants monétaires non conventionnels complémentaires (l’achat de crédits titrisés). La banque centrale américaine a par contre confirmé la fin de son programme d’achats pour le courant du mois d’octobre. La Fed a également confirmé sa perspective de ne pas modifier les taux pendant « une longue période ». Cela a quelque peu apaisé les marchés, qui considéraient qu’une première augmentation des taux pourrait avoir lieu plus rapidement que prévu. La banque centrale chinoise a elle aussi injecté un nouvel incitant en octroyant des liquidités complémentaires aux banques, après divulgation de chiffres relativement faibles pour l’économie chinoise.

 

Le dollar poursuit sa consolidation vis-à-vis de la plupart des autres monnaies. Par rapport à l’euro, le dollar a progressé de 3,8 % en septembre, ce qui porte le gain sur les trois derniers mois à un impressionnant 7,7 %. Les monnaies sensibles à l’évolution des prix des matières premières se sont montrées particulièrement faibles le mois dernier : la monnaie australienne a par exemple perdu 2,7 % vis-à-vis de l’euro et la monnaie brésilienne a même chuté de 5,3 %. Celle-ci a également souffert des perspectives de réélection de l’actuelle présidente Rousseff – peu populaire sur les marchés financiers. Le yen japonais a pour sa part atteint son plus faible niveau en six ans par rapport au dollar.

 

La chute des prix des matières premières se poursuit avec la même intensité : pétrole, matières premières industrielles et métaux nobles ont en effet connu un mois extrêmement fébrile. L’or est retombé juste au-dessus de la barre des 1.200 dollar pour une once, un niveau déjà atteint à deux reprises en 2013. La perspective d’un taux réel plus élevé aux États-Unis (taux d’intérêt en hausse pour une inflation inchangée) rend l’or moins intéressant en tant que placement étant donné que le coût d’opportunité augmente. Ce prix inférieur soutient par contre la demande physique d’or en provenance d’Extrême-Orient.

 

 

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