Mercredi 11/12/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Malgré la volatilité de ces derniers mois, la plupart des marchés financiers ont clôturé le troisième trimestre en positif. Les marchés des actions, des obligations, des devises et des matières premières ont également connu des fluctuations en septembre. Notre expert, Johan Gallopyn, analyse la situation pour vous.

Marchés d'actions : rotation du marché

Durant la première quinzaine de septembre, les marchés d'actions ont récupéré les pertes subies au mois d'août. Les soubresauts dans le conflit commercial qui oppose les États-Unis à la Chine ont joué en faveur des marchés le mois dernier. Des discussions de haut niveau entre les deux pays sont prévues à la mi-octobre. Les banques centrales ont également contribué à l’atmosphère positive, tout comme la diminution des risques politiques (Italie, Brexit) en Europe. Il n’est dès lors pas étonnant que les actions européennes se soient mieux comportées que celles des autres régions le mois dernier. Pourtant, même pour une courte durée, certains événements sont également venus perturber le marché en septembre, et la dynamique sur les marchés s’est enrayée durant la seconde moitié du mois. Les attaques sur les installations pétrolières saoudiennes n’ont eu qu’un impact limité sur les cours boursiers. Le lancement d’une procédure de destitution du président Trump et les divisions de plus en plus grandes autour de la politique monétaire au sein de la Réserve fédérale ont alimenté les incertitudes. Dans ces conditions, les actions américaines ont affiché de moins bonnes performances que les autres régions au cours du mois écoulé. La rotation sectorielle en défaveur des actions de croissance s’est également faite au détriment du marché américain.

Marchés obligataires : pause

Les marchés obligataires ont connu une évolution inverse à celle des marchés d’actions. Les cours se sont repliés (les taux ont augmenté) durant la première moitié du mois et sont ensuite repartis à la hausse. Les attentes du marché concernant la politique monétaire des banques centrales étaient peut-être trop agressives. En outre, l’idée de compléter la politique monétaire par des mesures de relance budgétaire commence à faire son chemin en Europe, en vue de soutenir l’économie. Le gouvernement français a d’ailleurs annoncé une réduction d'impôts pour 2020. L’Allemagne, qui dispose de la marge la plus importante, continue néanmoins de freiner des quatre fers et refuse d’abandonner sa rigueur budgétaire. Le taux à 10 ans allemand est passé de -0,70 % en début de mois à un peu plus de -0,50 %, pour finalement terminer à -0,57 %. Le spread des obligations d’entreprises est resté relativement stable sur le mois, tant pour le segment « Investment Grade » que pour le segment « High Yield ».

Banques centrales et politique monétaire : pas de surprise

En septembre, la Banque centrale européenne a annoncé une série de mesures d’assouplissement monétaire, parmi lesquelles une réduction du taux de dépôt de -0,40 % à -0,50 % et le redémarrage de son programme d’achat d’actifs, à concurrence de 20 milliards d’euros par mois. Il s'agit de la première baisse de taux opérée depuis 2016. La banque centrale norvégienne a de nouveau nagé à contre-courant et a relevé son taux directeur de 25 points de base à 1,5 %, son quatrième resserrement en un an. La Norges Bank s'est toutefois montrée plus prudente pour l’avenir. Elle devrait donc maintenir ses taux inchangés jusqu’à la fin de l'année et probablement aussi l'année prochaine. Comme prévu, la banque centrale américaine a abaissé son taux directeur de 0,25 % lors de sa réunion de septembre. Elle avait déjà procédé à un autre assouplissement en juillet. Il convient aussi de souligner les divisions de plus en plus grandes entre les membres de la Fed à propos de la politique présente et future : sept membres ont voté en faveur de la réduction de taux et trois contre. La projection médiane des gouverneurs de la Fed ne prévoit pas de nouvelle baisse de taux, alors que le marché s’attend en revanche encore à une nouvelle baisse de taux cette année et à une ou deux autres l'année prochaine.

Devises : la livre sterling reste à la merci du Brexit

La livre sterling continue d’évoluer au gré des développements dans le dossier du Brexit. Après être tombé à un plus bas en août à la suite de l'arrivée de Boris Johnson (et de ses positions tranchées sur la date de sortie et le filet de sécurité irlandais) au poste de premier ministre, la monnaie a pu regagner un peu de terrain en septembre. Le parlement britannique a voté une loi pour empêcher une sortie sans accord. De son côté,  l'Union européenne serait disposée à discuter d’une solution alternative au filet de sécurité irlandais. Le Conseil européen se réunira les 17 et 18 octobre et on devrait alors savoir si un accord de retrait modifié pourrait être réalisable. La couronne norvégienne est restée relativement stable malgré les fluctuations du cours du pétrole et l’attitude plutôt prudente de la banque centrale. Le dollar américain continue quant à lui de progresser, lentement mais sûrement. Une vigueur qui ne sera probablement pas vue d’un bon œil par le gouvernement américain étant donné sa politique commerciale. Les chiffres macroéconomiques sont toujours relativement meilleurs aux États-Unis que dans d’autres régions et les taux d’intérêt sur le dollar restent élevés par rapport à la zone euro.

Matières premières : brève flambée de l’or noir

Le mois a été marqué par l’évolution du pétrole. Le baril de brut s’est embrasé à plus de 70 dollars après les attaques du 14 septembre contre l’usine de traitement d’Abqaiq et le champ pétrolier de Khurais (tous deux en Arabie Saoudite). Il est rapidement apparu que les dégâts allaient pouvoir être réparés en quelques semaines et non en plusieurs mois comme initialement craint. Le cours de l’or noir est relativement vite retombé au niveau où il se trouvait avant les attaques, soit juste au-dessus de 60 dollars le baril. Par ailleurs, la probabilité que l’Agence internationale de l’énergie revoie à la baisse ses prévisions relatives à la demande de pétrole en 2020 en raison de la faiblesse de la croissance économique mondiale pèse aussi sur le prix du brut. Les matières premières industrielles (+0,7 %) sont restées relativement stables après la baisse des mois précédents. Le prix de l’or s’est consolidé autour de 1500 dollars l’once, près de ses récents sommets.

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