Vendredi 22/11/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Après un mois de mai extrêmement décevant, les marchés d’actions ont pu récupérer, en juin, une grande partie des pertes qu’ils avaient subies. Les rendements obligataires ont encore reculé d’un cran. Notre expert, Johan Gallopyn, analyse pour vous les événements qui se sont déroulés sur les marchés des actions, des obligations, des devises et des matières premières en juin dernier.

Marchés d’actions : banques centrales et G20

La confirmation que les présidents Trump et Xi se rencontreraient finalement lors du sommet du G20 au Japon – même si personne ne s’attendait réellement à ce que cette rencontre débouche sur un règlement du conflit commercial – et les perspectives d’un assouplissement des politiques monétaires des banques centrales ont remonté le moral des investisseurs en juin. Les tensions au Moyen-Orient n’ont pas suscité d’inquiétudes, étant donné que les prix pétroliers n’ont quasiment pas augmenté. Le S&P500 a même signé un nouveau record historique. Et les bourses européennes et américaines sont encore parvenues à clôturer le deuxième trimestre en positif. Sur le plan géographique, les grandes régions ont connu un mois relativement similaire (en euros). Les marchés émergents ont donc également suivi la tendance haussière, en partie grâce au léger affaiblissement du dollar. Les actions japonaises sont restées à la traîne. Les révisions des prévisions bénéficiaires restent assez négatives et l’augmentation annoncée de la TVA en octobre risque de peser sur l’économie. La fin du deuxième trimestre marque le lancement de la saison des résultats. Pour les entreprises du S&P500, le consensus table sur une croissance négative des bénéfices de -2,6 %, soit encore un peu moins qu’il y a un mois, mais la dynamique des révisions à la baisse devient plus faible. Si le chiffre de la croissance bénéficiaire devait se confirmer, il s’agirait alors du deuxième trimestre consécutif de croissance négative des bénéfices pour les actions américaines.

 

Marchés obligataires : nouveau plancher record pour le taux allemand à 10 ans

La confirmation que les présidents Trump et Xi se rencontreraient finalement lors du sommet du G20 au Japon – même si personne ne s’attendait réellement à ce que cette rencontre débouche sur un règlement du conflit commercial – et les perspectives d’un assouplissement des politiques monétaires des banques centrales ont remonté le moral des investisseurs en juin. Les tensions au Moyen-Orient n’ont pas suscité d’inquiétudes, étant donné que les prix pétroliers n’ont quasiment pas augmenté. Le S&P500 a même signé un nouveau record historique. Et les bourses européennes et américaines sont encore parvenues à clôturer le deuxième trimestre en positif. Sur le plan géographique, les grandes régions ont connu un mois relativement similaire (en euros). Les marchés émergents ont donc également suivi la tendance haussière, en partie grâce au léger affaiblissement du dollar. Les actions japonaises sont restées à la traîne. Les révisions des prévisions bénéficiaires restent assez négatives et l’augmentation annoncée de la TVA en octobre risque de peser sur l’économie. La fin du deuxième trimestre marque le lancement de la saison des résultats. Pour les entreprises du S&P500, le consensus table sur une croissance négative des bénéfices de -2,6 %, soit encore un peu moins qu’il y a un mois, mais la dynamique des révisions à la baisse devient plus faible. Si le chiffre de la croissance bénéficiaire devait se confirmer, il s’agirait alors du deuxième trimestre consécutif de croissance négative des bénéfices pour les actions américaines. 

 

Banques centrales et politique monétaire : baisses de taux attendues

Le mois passé, les banques centrales ont multiplié les commentaires évoquant un assouplissement à venir de leurs politiques monétaires. Ainsi, la Réserve fédérale américaine a, comme prévu, laissé son taux directeur inchangé en juin, mais son président, Jerome Powell, a expliqué que l’institution était prête à prendre les mesures nécessaires pour soutenir la croissance. Selon le marché, une baisse de taux de 25 points de base est déjà très probable fin juillet et il y a même une faible probabilité que les taux soient réduits de 50 points de base. D’autres acteurs du marché estiment cependant qu’une telle intervention, et en particulier la dernière, pourrait être interprétée comme une confirmation par la Réserve fédérale que l’économie américaine se dirige vers un important ralentissement. Une action plus nuancée (baisse limitée ou baisse seulement en septembre) cadrerait mieux avec le message de la Fed qui parle d’une « baisse des taux à titre de précaution ». En Europe, le président de la BCE s’est de nouveau montré plus explicite et a déclaré que, sauf amélioration des perspectives de croissance et des prévisions d’inflation, la politique monétaire deviendrait plus accommodante. Une baisse de taux et une relance du programme d’assouplissement quantitatif font partie des possibilités. La banque centrale norvégienne va pour sa part à contre-courant et a, comme prévu, relevé son taux directeur de 25 points de base pour atteindre 1,25 % en juin. Il s'agit déjà de la troisième hausse de taux (depuis septembre 2018) de ce cycle et la Norges Bank table encore sur deux autres relèvements, avec un prochain peut-être déjà en septembre.

 

Devises : début d'une période d’affaiblissement pour le dollar américain ?

Le dollar américain a perdu un peu de terrain par rapport à la plupart des autres grandes devises mondiales le mois passé. La Réserve fédérale a évoqué de façon encore plus explicite un probable assouplissement ultérieur de sa politique monétaire. Alors que d’autres banques centrales comme la BCE devraient également emprunter le même chemin, les attentes du marché sont tout de même plus agressives concernant la Fed. La devise américaine bénéficie donc, en termes relatifs, de moins de soutien du côté des taux, même si les rendements en dollars américains restent plus élevés que ceux en euros. Pour que le dollar connaisse effectivement une période d’affaiblissement, il faudra que les attentes agressives du marché se concrétisent. La livre britannique s'est encore dépréciée en attendant la désignation du nouveau dirigeant du parti conservateur et du Premier ministre. Le successeur de Theresa May sera connu le 23 juillet, soit juste avant le début des vacances parlementaires, qui se termineront au début du mois de septembre, alors que l'échéance du 31 octobre approchera à grands pas. La couronne norvégienne s’est quelque peu renforcée (+0,8 % par rapport à l’euro) en raison de la hausse de taux attendue le mois dernier.

 

Matières premières : l’or reprend de l’éclat

Le cours du pétrole a récupéré une partie de ses pertes subies en mai (+3,2 % en dollars en juin). Il s’agit néanmoins d’une hausse relativement limitée, compte tenu du regain de tensions observé dans le golfe persique. De nouvelles attaques contre des pétroliers ont été menées dans la région et un drone de l’armée américaine a été abattu. Ces actions ont été attribuées à l’Iran et les États-Unis n’ont finalement annulé un projet de riposte militaire qu’en dernière minute. À l’heure actuelle, les craintes sur l’offre (augmentation de la production de pétrole de schiste aux États-Unis, report de la réunion de l’OPEP+ sur une possible prolongation des réductions de production à début juillet) et la demande (l’AIE a revu à la baisse sa prévision concernant la demande mondiale en raison du ralentissement de la croissance) semblent peser plus lourdement sur le cours de l’or noir que la menace d’un conflit dans la région. L’or (+7,8 % en dollars US) a profité de ce climat d’incertitude géopolitique et a aussi été soutenu par les perspectives d’assouplissement des politiques monétaires des banques centrales, lesquelles ont poussé les rendements obligataires à la baisse. Pour la première fois depuis 2013, l’once a dépassé la barre des 1 400 dollars. Le métal précieux a par ailleurs aussi bénéficié de la légère dépréciation du billet vert. Les métaux industriels se sont également partiellement redressés après leur baisse du mois de mai. Pour continuer à grimper, ils auront besoin de nouvelles mesures de stimulation économique en Chine.

 

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