Mercredi 14/08/2019

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« Tout patrimoine se gère ... et l’art ne fait pas exception. »

Head of Art Advisory

A l’occasion de la Tefaf (The European Fine Art Fair), la foire d'art la plus importante au monde, qui ouvrira ses portes le 16 mars à Maastricht, retrouvez l’interview de notre expert en art, Hubert d’Ursel, sur la gestion d’un patrimoine artistique.

 

 

Comment se porte le marché de l’art ?

Du côté de la demande, les fondamentaux sont bons puisque la base géographique des acheteurs potentiels a gagné les pays émergents dont la richesse augmente considérablement. S’il reste difficile de déterminer avec précision le rendement de l’art sur le long terme, il est en effet un principe acquis que l’art suit la richesse et à ce titre, il peut s’avérer particulièrement résistant en période de crise pour autant qu’il aille à la rencontre de capitaux en mal d’idées d’investissement.

L’art présente-t-il une forte décorrélation par rapport aux marchés financiers ?

L’art peut en effet à la fois bénéficier de la demande de capitaux issus de profits réalisés dans l’économie réelle ou en Bourse, en phase de haute conjoncture, mais également de capitaux ayant quitté les marchés financiers en période de crise.

On constate d’ailleurs qu’en période de basse conjoncture économique, les taux d’intérêt sont peu élevés, ce qui rend insignifiant le coût d’opportunité de la détention d’actifs non productifs de revenus comme l’art. En revanche, en période de haute conjoncture, lorsque pointent les signes d’un retour d’inflation, l’art permet d’assurer la protection classique des biens réels. Cette apparente « non-corrélation » de l’art avec les marchés financiers le rend éligible dans la construction d’un patrimoine à titre de placement dit « alternatif ».

Mais l’art doit avant tout rester une affaire de plaisir ?

La détention d’oeuvres d’art, c’est avant tout un plaisir esthétique et visuel. C’est également une dimension émotionnelle qui peut l’éloigner de sa qualité d’investissement et aboutir parfois à des choix irrationnels. Ce principal risque est fortement lié à cette classe d’actifs spécifique. C’est pourquoi, dans un tel marché de type émergent, une compréhension approfondie de l’offre est essentielle.

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