Mardi 13/08/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

En décembre, les cours des actions européennes sont restés à la traîne par rapport à d'autres régions par un euro à nouveau plus fort, mais l'histoire retiendra une excellente année boursière 2017. Notre expert Johan Gallopyn revient pour vous sur les principales tendances qui ont marqué le marché des actions, des obligations et des devises au cours du mois écoulé.

Marché d'actions

Au cours des derniers jours de l'année, les marchés des actions ont encore perdu une partie des gains sur les cours qu'ils avaient accumulés en décembre. Les investisseurs ont conforté les gains après une excellente année 2017. Par l'euro plus fort, les actions de la zone euro ont même fini le mois légèrement en négatif. Au cours de la dernière année, les prix ont augmenté de plus de 12,6% (MSCI EMU). Les actions américaines ont encore pu afficher de nouveaux cours records durant le mois tandis que les marchés émergents – quelle que soit la région – ont enregistré les meilleures performances, à la fois le mois dernier MSCI EM +2,9% en euro) et l'année dernière (MSCI EM +20,6% en euro). En décembre, l'approbation définitive du plan de réforme fiscale aux États-Unis a été considérée comme un moteur important des hausses des cours. La mesure la plus marquante, à savoir la baisse du taux de l'impôt des sociétés de 35 % à 21 %, n'aura pas, selon les prévisions, le même impact pour toutes les entreprises et tous les secteurs. Avec la hausse temporaire du taux à long terme aux États-Unis, cela a conduit à des performances différentes en fonction des secteurs le mois dernier. Tout comme en 2017, la croissance des bénéfices est supposée être en 2018 un facteur déterminant important de l'évolution boursière qui compensera une politique monétaire probablement plus stricte.

 

Marchés obligataires

Les taux obligataires américains à 10 ans ont franchi un moment la barre des 2,5 % (qui n'a plus été franchie depuis mars), d'une part par l'approbation du plan fiscal et les chiffres économiques positifs constants et, d'autre part, par une rectification des prévisions du marché probablement trop prudentes sur la politique monétaire de la banque centrale. Toutefois, le mois de décembre a finalement été clôturé quand même au même niveau alors qu'on n'a guère observé de mouvement par rapport à début 2017. Sur le marché obligataire européen, le taux d'intérêt espagnol a réagi avec une extrême modération aux élections en Catalogne. Les élections en Catalogne ont débouché sur une majorité (de justesse) pour les partis qui aspirent à l'indépendance, mais n'ouvrent pas pour autant la voie vers cette indépendance. L'Italie a décidé de tenir des élections parlementaires le 4 mars. Le risque politique s'est rappelé au bon souvenir du marché et, de ce fait, le taux obligataire italien a augmenté jusqu’à 2 %, affichant par conséquent un écart croissant avec le taux de référence allemand. Les obligations des entreprises ont profité de la situation économique favorable et ont grappillé encore quelques points de base des écarts avec les obligations d'État.

 

Banques centrales et politique monétaire

Comme prévu, la Réserve fédérale a augmenté en décembre ses taux directeurs de 0,25 % jusqu'à une fourchette de 1,25 % et 1,50 %. Elle a ainsi réalisé la troisième augmentation de cette année et, vu les hausses des taux réalisées également en décembre 2015 et décembre 2016, la cinquième de ce cycle. Dans ses prévisions, la Fed a été un peu plus positive quant aux perspectives de croissance pour les années à venir. En revanche, les prévisions pour l'inflation sont restées inchangées. Ces prévisions adaptées ne modifient nullement la piste menant à de nouvelles augmentations des taux que la Réserve fédérale a elle-même tracée (à l'aide des prévisions moyennes des membres de la Fed). Le compteur des hausses des taux reste donc à trois en 2018 et à deux pour 2019, une prévision qui sera de toute façon supérieure aux prévisions du marché. La banque centrale norvégienne a avancé la prévision d'une première hausse des taux à la fin 2018. C'est la deuxième réunion d'affilée au cours de laquelle le calendrier a été adapté en ce sens. En général, les banques centrales des pays européens en dehors de la zone euro adoptent une attitude attentiste, car elles craignent d'entreprendre une action monétaire qui dérogerait aux prévisions de la BCE. Cela conduirait en effet à une consolidation indésirable de leur devise.

 

Devises

Le dollar américain a clôturé l'année à 1,20 exactement par rapport à l'euro et s'approche ainsi du niveau le plus faible de 2017, enregistré en début septembre. L'affaiblissement du dollar en décembre s'est produit malgré une hausse des taux de la Réserve fédérale, l'approbation du plan de réforme fiscale, attendu depuis longtemps, et la publication de bons chiffres économiques aux États-Unis. Les autres devises en dollars ont fait mieux que le dollar et ont progressé par rapport à l'euro. Le dollar australien (+2,1 %), le dollar canadien(+1,8 %) et le dollar néozélandais (+2,5 %) ont profité de la hausse des prix des matières premières mais, sur l'ensemble de 2017, font face quand même à des pertes considérables par rapport à l'euro. La livre sterling a pu se redresser légèrement après que les négociateurs britanniques et européens furent finalement parvenus à un accord sur le montant que la Grande-Bretagne devra payer pour quitter l'Union européenne, sur les droits des citoyens belges qui résident dans l'Union européenne et inversement, ainsi que sur la frontière avec l'Irlande. Cependant, cela n'a pas été suffisant pour compenser les pertes enregistrées plus tôt dans le mois. Les couronnes norvégiennes et suédoises ont pu récupérer une partie de leurs pertes du mois précédent après l'adaptation par la banque centrale norvégienne de ses prévisions de taux.

 

Matières premières

Après avoir atteint un palier en novembre, les métaux industriels poursuivent leur ascension (GSCI Industrial +8,2 % en USD). Le prix du cuivre a progressé de 7,2 % et clôture 2017 avec un gain de 30,8 %. La croissance économique mondiale et la demande de la Chine, qui reste soutenue, ont poussé les prix à la hausse l'année dernière. Alors que le marché avait été confronté à une suroffre au cours des années précédentes, il revient à l'équilibre, si bien que les prix ont atteint leur niveau le plus élevé depuis début 2014. Le prix du pétrole Brent a augmenté de 5,2 % en décembre et a franchi le cap de 65 dollars le baril. Les commentateurs de l'OPEP et de la Russie indiquent que la limitation de la production prolongée récemment pourrait éventuellement être poursuivie après 2018. Le prix de l'or a atteint à nouveau le niveau de 1.300 dollars l'once (+2,6 %), une conséquence du dollar plus faible.

 

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