Samedi 13/10/2018

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Les marchés boursiers ont clôturé le troisième trimestre dans le vert grâce à un excellent mois de septembre. Notre expert Johan Gallopyn revient pour vous sur les tendances principales qui ont marqué les actions, les obligations, les devises et les matières premières au cours du mois écoulé. Il explique également l’attitude des banques centrales.

Marchés d'actions

L'euro a marqué une pause et les bourses européennes en ont profité. Après avoir sous-performé pendant quelques mois, les actions européennes sont revenues au premier plan en septembre (+4,4 % pour le MSCI EMU). Les marchés d'actions mondiaux sont soutenus par une situation économique favorable, les bons résultats d'entreprises attendus pour le troisième trimestre et de timides signes d'avancées dans le dossier de la réforme fiscale aux États-Unis. Le S&P500 a, pour la première fois, clôturé au-dessus de la barre des 2.500 points. Les marchés émergents sont, quant à eux, restés à la traîne après deux excellents mois en juillet et en août. Le léger renforcement du dollar a eu pour effet de freiner les flux d'investissement vers cette région. Les cours boursiers sont donc également soutenus par les bons résultats des entreprises attendus pour le troisième trimestre, qui vient de se clôturer. Selon des données de Factset, les bénéfices dans le S&P 500 devraient avoir progressé de 4,2 % au troisième trimestre. Ce pourcentage est certes inférieur aux taux de croissance supérieurs à 10 % enregistrés au premier et au deuxième trimestre, mais il reste néanmoins positif au vu du nombre plus élevé que la moyenne de sociétés se disant optimistes à la veille des publications.

  

Marchés obligataires

Aux États-Unis, le taux à 10 ans se trouvait encore à son niveau le plus bas de l'année, juste au-dessus de 2 %, en début de mois. Mais la perspective d'un relèvement des taux de la Réserve fédérale en décembre, le regain d'espoir concernant de possibles réductions d'impôts et les chiffres économiques favorables ont permis à ce taux de référence de terminer le mois en nette hausse (à 2,33 %). Les taux européens ont également progressé, mais de manière plus limitée, les fondamentaux n'étant pas comparables. Les élections en Allemagne et le référendum sur l'indépendance en Catalogne n'ont eu aucun impact sur le marché. Les taux portugais ont évolué à contre-courant et ont diminué pour la première fois depuis 2015, en dessous de 2,5 %. L'agence de notation Standard & Poor's a relevé sa note pour les obligations d'État portugaises et ne les considère désormais plus comme des titres 'spéculatifs'. Les autres agences, Fitch et Moody's, devraient suivre le même exemple. Fitch a d'ailleurs déjà relevé sa perspective à « positive » en juin. Cela aura surtout des conséquences pour les investisseurs particuliers ou institutionnels qui achètent uniquement des obligations « investment grade ». Les obligations portugaises ont toujours été prises en compte dans le programme d'achat de la BCE. Les spreads des obligations d'entreprises n'ont pratiquement pas bougé en septembre, même si les émetteurs non financiers ont pu un peu profiter du sentiment positif sur le marché.

 

Banques centrales et politique monétaire

La BCE a donné un avant-goût de ce que l'on pouvait attendre de sa prochaine réunion importante, prévue en octobre. Lors de cette réunion politique, la Banque centrale décidera plus que probablement de la manière avec laquelle le programme d'achat d'obligations sera démantelé. Le président de la banque, Mario Draghi, a par ailleurs fait savoir que les taux ne seraient relevés qu'une fois le programme d'achat clôturé. Cela signifie qu'il ne faudra pas s'attendre à une hausse des taux à court terme dans la zone euro avant 2019. Aux États-Unis, alors que les marchés évaluaient encore la probabilité d'un resserrement des taux par la Réserve fédérale en décembre à moins de 33 % il y a un mois, ce pourcentage est désormais passé à 75 %. Lors d'un discours, la présidente de la Fed, Janet Yellen, a expliqué qu'il serait imprudent d'attendre que l'inflation atteigne l'objectif de 2 % avant de relever une nouvelle fois les taux, la faiblesse de l'inflation étant, selon elle, due à des facteurs temporaires. Comme prévu, la Réserve fédérale américaine a aussi annoncé qu'elle commencerait à réduire la taille de son bilan à partir d'octobre. En Suède, la Banque centrale est tiraillée entre une économie (trop) vigoureuse qui justifierait une hausse des taux d'une part et une couronne déjà forte d'autre part. Mais la Banque centrale suédoise hésite à relever ses taux, alors que la politique monétaire de la BCE demeure très souple.

 

Devises

La livre britannique a dominé le marché des changes en septembre, avec une hausse de 4,4 %. La Banque d'Angleterre (BoE) a certes laissé sa politique monétaire inchangée, mais elle a aussi clairement laissé entendre que, sauf statistiques économiques décevantes au cours des prochaines semaines, elle allait commencer à réduire ses mesures de stimulation. Les chiffres économiques récemment publiés au Royaume-Uni sont plutôt faibles, mais l'inflation a grimpé jusqu'à 2,9 % en août et devrait, selon toute vraisemblance, dépasser 3 % en octobre. Le message délivré par la BoE doit donc être vu sous cet angle. Le dollar américain a arrêté de se déprécier et a clôturé le mois en légère hausse, mais il a tout de même perdu 3,4 % sur l'ensemble du troisième trimestre. Cette hausse est notamment due au fait que la probabilité d'un relèvement des taux a augmenté et que des avancées ont été réalisées dans le projet de réforme fiscale. La stabilisation du dollar peut également être interprétée comme une diminution de l'intérêt pour l'euro, après le résultat décevant obtenu par Angela Merkel aux élections allemandes et le référendum sur l'indépendance de la Catalogne. La couronne norvégienne a cédé du terrain à la fin du mois, malgré la hausse des prix pétroliers et l'annonce par la banque centrale du possible resserrement de sa politique monétaire plus tôt que prévu.

 

Matières premières

Le cours du pétrole a frôlé la barre des 60 dollars le baril le mois passé - son niveau le plus élevé en deux ans - et poursuit donc sur sa lancée après avoir atteint son niveau le plus bas en juin (sous les 45 dollars le baril). Aucune raison particulière n'explique ce mouvement. De plus en plus de signes montrent cependant que le marché pourrait renouer avec l'équilibre entre l'offre et la demande. Dans un récent rapport, l'Agence internationale de l'énergie a revu à la hausse ses prévisions concernant la demande mondiale. Cela s'explique par la solide croissance économique enregistrée dans toutes les régions du monde. Du côté de l'offre, les réductions de production décidées par l'OPEP semblent désormais relativement bien suivies. Mais la production de gaz de schiste aux États-Unis reste un important facteur de déstabilisation. Depuis quelques années, les producteurs américains ont en effet gagné en efficacité et peuvent aujourd'hui produire de manière rentable malgré un cours du baril plus bas. Les métaux industriels et l'or se sont légèrement repliés, notamment à cause de la stabilisation du dollar américain. Le cours de l'or a, en outre, souffert de la perspective d'une hausse des taux aux États-Unis et d'un intérêt moins prononcé pour les valeurs refuges.

 

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