Dimanche 25/08/2019

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Investment Desk Analyst

Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez l'essentiel de l'actualité des marchés financiers en 5 chiffres clés. Notre expert Johan Gallopyn résume pour vous ce qu'il faut retenir des tendances macroéconomiques du mois d'avril.

Marchés d’actions

Si la meilleure performance en avril a réalisée par des marchés d’actions européens, ce sont bien les actions américaines qui affichent toujours des cours records, le Nasdaq Composite ayant enfilé les "all time highs" durant le mois écoulé. Un mois qui n’avait pourtant pas si bien commencé en raison des tensions politiques entre les Etats-Unis, la Russie et la Corée du Nord. Le marché était du reste dominé par une augmentation de l’incertitude à l’approche du premier tour des élections présidentielles françaises. Après le verdict rassurant du premier tour, les actions européennes ont toutefois connu un petit rally pour finalement clôturer le mois d’avril sur un gain de 2,3 % (MSCI EMU). Les autres marchés se sont également inscrits dans le vert en devise locale, mais la solidité de l’euro a rendu leur performance négative pour l’investisseur européen. La performance des actions européennes en avril (et depuis le début de l’année) n’est pas seulement le reflet des risques politiques, mais aussi de la nette amélioration des fondamentaux. La publication des résultats du premier trimestre montre ainsi jusqu’à présent une croissance dans tous les secteurs, tant du chiffre d’affaires que du bénéfice. Aux Etats-Unis, le président Trump a dévoilé les grandes lignes de sa réforme fiscale, mais les détails restent pour le moment limités. L’impact sur le budget reste également flou.

 

Marchés obligataires

Le premier tour des élections présidentielles en France a provoqué de nombreux mouvements sur les marchés obligataires européens. Durant la semaine ayant précédé le vote, les spreads entre les obligations allemandes et les obligations françaises ont augmenté, ainsi qu’avec celles de la plupart des autres pays européens. Après le premier tour, les spreads français sont retombés de 75 à 52 points de base en fin de mois. Les pays de la périphérie ont également profité de la diminution de l’incertitude autour de la France. Les obligations portugaises ont ainsi vu leur taux reculer de près de 50 points de base en avril et clôturé le mois à 3,55 % contre un pic à 4,24 % en février. L’amélioration de la situation économique depuis le début de l’année permet au Portugal de maintenir la problématique de sa dette sous contrôle, une tendance positive éclipsée toutefois par la situation toujours chancelante des banques portugaises. De quoi écarter pour le moment toute perspective d’un relèvement de la notation. La Grèce a de son côté conclu un accord avec ses créanciers pour l’obtention d’une nouvelle tranche du programme de sauvetage de 86 milliards d’euros. L’annulation de la dette reste un point de désaccord parmi les créanciers (indispensable pour le FMI, non négociable pour l’Allemagne), mais semble un peu plus probable avec cet accord. Les spreads pour les obligations d’entreprises se sont également quelque peu contractés, les investisseurs présents dans ce segment de marché étant prêts à prendre un peu plus de risques.  

 

Banques centrales et politique monétaire

Aucun changement à noter du côté de la politique des taux dans la zone euro ou aux Etats-Unis. Le président de la BCE Mario Draghi a déclaré dans un discours que la reprise de l’activité économique était de plus en plus solide, mais a aussi ajouté qu’il n’existait toujours aucune certitude quant à une hausse durable de l’inflation. La politique monétaire devrait donc rester très souple un certain temps encore. La Banque centrale suédoise a certes laissé ses taux inchangés à -0,5 %, mais a aussi surpris en prolongeant son programme de rachat d’obligations à raison de 15 milliards de couronnes suédoises chaque mois. La perspective d’une première hausse des taux a par ailleurs encore été reportée à mi-2018. La Banque centrale a indiqué dans ses commentaires qu’il faudrait davantage de temps avant que l’inflation ne se stabilise autour des 2 % malgré l’amélioration de la croissance économique. Aux Etats-Unis, le marché se fonde sur une nouvelle hausse des taux en juin. L’anticipation implicite des futures indique une probabilité supérieure à 80 %.

 

Devises

L’euro s’est encore renforcé par rapport à la plupart des devises, surtout après les résultats du premier tour des élections présidentielles en France. La diminution du risque de voir un candidat eurosceptique l’emporter a en effet réduit la demande pour des valeurs refuges comme le dollar américain, le franc suisse et le yen. Les devises liées aux matières premières se sont également affaiblies suite à la baisse des prix des matières premières (- 4,2 % pour le dollar australien par rapport à l’euro). La couronne suédoise (- 1,0 % par rapport à l’euro) a perdu du terrain après l’annonce surprenante de la Banque centrale suédoise de maintenir plus longtemps que prévu une politique monétaire souple. L’exception à la règle est venue de la livre sterling qui a gagné 1,3 % par rapport à l’euro après l’annonce inattendue par la Première ministre Theresa May de la tenue d’élections anticipées le 8 juin. Les marchés semblent s’attendre à ce que le parti conservateur de May sorte renforcé des élections, ce qui lui donnerait un mandat clair pour entamer les négociations sur le Brexit. Quant à savoir si cela réduira les tensions avec Bruxelles, la question reste entière.

 

Matières premières

Le mois d’avril a de nouveau été volatil pour l’or. À l’approche du premier tour des élections présidentielles en France, son cours a augmenté pour s’établir juste en dessous des 1.300 USD l’once. L’augmentation des tensions avec la Corée du Nord a également provoqué un regain d’intérêt pour l’investissement refuge. Le résultat du premier tour des élections françaises et la probabilité de plus en plus grande d’une hausse des taux en juin par la Fed ont ensuite fait perdre de sa superbe au métal jaune. Les métaux industriels ont pour leur part vécu un mois faiblard. Quant au cours du pétrole (-2,1 % en avril en USD), il continue à fluctuer au gré des espoirs de prolongation de la réduction de la production et de la crainte que cette réduction ne soit pas suffisante pour éliminer l’excès d’offre de pétrole sur le marché. Au final, le Brent a clôturé le mois sous la barre des 50 USD le baril.

 

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