Vendredi 19/07/2019

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Investment Desk Analyst

Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez l'essentiel de l'actualité des marchés financiers en 5 chiffres clés. Notre expert Johan Gallopyn résume pour vous ce qu'il faut retenir des tendances macroéconomiques du mois de mars.

1. Marchés d’actions

L’excellent premier trimestre s’est terminé par un mois de mars surtout très positif pour les marchés européens (MSCI EMU +5,4%). Le flux persistant de bonnes nouvelles économiques et l’accueil positif du message du président de la BCE Mario Draghi ont en effet rassuré les investisseurs par rapport à l’incertitude politique et ceux-ci se sont montrés à nouveau plus attentifs aux fondamentaux. Des fondamentaux qui, en termes de croissance bénéficiaire attendue et de valorisations, sont surtout favorables au marché européen. Pour le moment, l’intérêt pour les actions européennes vient surtout de l’investisseur européen, l’investisseur international restant en retrait si l’on considère les afflux de capitaux. De leur côté, les actions américaines sont restées à la traîne en mars en raison de l’incapacité de l’administration Trump à s’accorder sur la suppression de l’Obamacare. Résultat : les investisseurs se sont mis à douter de l’application des mesures économiques annoncées. Les marchés émergents se sont quant à eux montrés solides en mars. Ils ont ainsi représenté la région la plus performante du premier trimestre et affichent, comme l’Europe, des fondamentaux favorables.

 

2. Marchés obligataires

Les taux obligataires ont surtout augmenté au début du mois de mars suite à l’ajustement des attentes du marché vis-à-vis d’une hausse des taux aux Etats-Unis dans le courant du mois. Aux Etats-Unis, les taux ont ensuite reculé en raison de l’attention des marchés pour la tendance divergente entre des indicateurs précurseurs très positifs et des chiffres économiques bruts moins enthousiasmants. Au final, les taux européens sont plus particulièrement restés à la hausse en fin de mois. Les spreads entre les obligations souveraines des autres pays et de l’Allemagne ont quelque peu diminué, mais restent sensiblement plus élevés qu’il y a six mois. Les élections aux Pays-Bas n’ont pas permis au parti eurosceptique de Geert Wilders de faire la percée souhaitée. Quant aux sondages pour les élections présidentielles françaises, ils ne donnent toujours pas d’avance significative pour Marine Le Pen. Les spreads restent malgré tout importants, un récent sondage en Italie (taux à 10 ans 2,32%) ayant indiqué que le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo pourrait rester le parti n°1. Le parti également eurosceptique Lega Nord deviendrait quant à lui n°3. Nul doute, dans ce contexte, que l’euro restera à l’agenda des marchés financiers. Les spreads pour les obligations de sociétés se sont quelque peu contractés, surtout pour les émetteurs financiers.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

Les banques centrales de la zone euro et des Etats-Unis ont fait ce qui était attendu. La BCE a laissé ses taux inchangés. Dans ses commentaires, le président Mario Draghi a indiqué que le risque de déflation avait disparu, mais que la récente hausse de l’inflation n’était pas durable. Les marchés se concentrent à présent sur la question de savoir si le programme d’achats d’obligations se poursuivra au-delà de 2017 ou s’il y aura une hausse des taux avant la fin de ce programme d’achats. Conformément à ce qui était attendu, la Réserve fédérale américaine a quant à elle relevé ses taux à court terme de 25 points de base. La présidente Janet Yellen a fait savoir que le rythme des prochaines hausses de taux serait très progressif, ce qui a soulagé les marchés qui s’étaient mis à anticiper une normalisation plus rapide.

 

4. Devises

L’euro s’est apprécié par rapport à la plupart des devises grâce au message positif de la BCE et à l’atténuation de la fièvre électorale après les élections aux Pays-Bas. Le dollar a sensiblement reculé en mars mais s’est redressé quelque peu en fin de mois. Les perspectives modérées de la Fed et les difficultés que rencontre le président Donald Trump pour imposer son agenda ont provoqué une baisse du dollar. La livre sterling a à peine souffert de l’activation anticipée de l’article 50 pour sortir de l’Union et de la demande de l’Ecosse pour un nouveau référendum sur l’indépendance. La couronne norvégienne a fortement reculé (-3,2% par rapport à l’euro) suite à la baisse des cours du pétrole et au message de la Banque centrale norvégienne annonçant que la politique monétaire resterait très souple, et ce plus longtemps que prévu.

 

5. Matières premières

Le cours de l’or a connu des fluctuations importantes en mars, passant de 1.250 dollars américains l’once à un plus bas de 1.200 USD, avant de retrouver son niveau de départ en fin de mois. Si la baisse était liée à l’anticipation d’une hausse des taux par la Fed en cours de mois, la hausse peut s’expliquer par les commentaires pondérés de cette même Fed. Le cours de l’or est toujours sensiblement plus élevé qu’en début d’année. La marge étroite dans laquelle évoluaient les cours du pétrole depuis décembre a pris fin dans le courant du mois (pétrole Brent -5,0% en USD). Cela peut s’expliquer par les chiffres indiquant une hausse des réserves et la vitesse à laquelle les producteurs de pétrole de schiste aux Etats-Unis font leur retour après la hausse des prix. L’accord actuel entre les producteurs de l’OPEP et certains producteurs hors OPEP sur une limitation de la production expirera en juin. Son éventuelle prolongation dépendra surtout de la bonne volonté de la Russie et de l’Iran.

 

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