Dimanche 19/05/2019

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Investment Desk Analyst

Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez l'essentiel de l'actualité des marchés financiers en 5 chiffres clés. Notre expert Johan Gallopyn résume pour vous ce qu'il faut retenir des tendances macroéconomiques de février 2017.

1. Marchés d’actions

Les marchés d’actions ont connu un mois clairement positif partout dans le monde, Etats-Unis (MSCI USA +5,6%) et marchés émergents en tête. Les premiers ont battu de nouveaux records grâce à une solide croissance bénéficiaire au 4e trimestre (5 % pour le S&P500) et à l’anticipation des plans concernant la politique économique du président Trump. Les seconds ont été soutenus par la Chine où l’on attend à nouveau des chiffres positifs après deux années de croissance bénéficiaire négative. Les actions européennes restent pour leur part légèrement à la traîne, les investisseurs extérieurs à la région optant pour la prudence en attendant les élections aux Pays-Bas et en France. Reste à présent à voir, pour les marchés d’actions, les mesures que le président Trump annoncera en matière de baisse des impôts, de travaux d’infrastructures et de déréglementation. Son discours devant le Congrès le 28 février n’a pas permis d’en apprendre beaucoup plus à ce sujet. Un plan de réduction des impôts pour les sociétés, émanant des Républicains à la Chambre des Représentants, circule certes, mais contient aussi certaines mesures (e.a. le « Border Adjustment Mechanism ») auxquelles s’opposent également certains Républicains.

 

2. Marchés obligataires

Les taux obligataires ont quelque peu reculé en février, y compris aux Etats-Unis. De quoi laisser penser que, jusqu’à présent, le marché n’a pas vraiment tenu compte d’une hausse des taux par la Federal Reserve en mars. En Europe, les divergences observées en janvier au niveau des taux se sont dans un premier temps confirmées. Les risques politiques en France et aux Pays-Bas et le comportement méfiant par rapport aux pays périphériques ont fait monter les taux et les spreads avec les obligations allemandes. La tendance s’est inversée plus tard dans le mois quand les sondages ont montré que les candidats eurosceptiques aux élections aux Pays-Bas et en France étaient certes en tête, mais que leur avance n’augmentait pas. En France, les chances de voir Emmanuel Macron l’emporter devant Marine Le Pen au second tour ont sensiblement augmenté lorsque le candidat indépendant François Bayrou s’est retiré de la course pour le soutenir. Un rebondissement qui a réduit la pression à la vente sur les obligations françaises (taux à 10 ans 0,89%). Les obligations d’entreprises ont connu un mois calme avec très peu de mouvements au niveau des spreads par rapport aux obligations souveraines.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

La Banque centrale européenne observe pour la première fois depuis des années une situation où aucun pays de la zone euro ne connaît une inflation négative. La BCE indique dans ses communications que la hausse de l’inflation est temporaire, conséquence de la hausse des cours du pétrole l’année dernière, et que l’inflation structurelle reste clairement inférieure à l’objectif. La hausse de l’inflation (inflation zone euro 2% en février) n’est donc pas durable, une condition pour pouvoir penser à un durcissement de la politique monétaire. Aucun changement n’est attendu lors de la réunion de la BCE le 9 mars. Il est par contre plus difficile de savoir ce que l’on peut attendre de la réunion de la FED le 15 mars. Les propos tenus par les membres de la FED dans le courant du mois de février ont été interprétés comme modérés par le marché principalement en raison du flou autour de l’impact de la politique économique du président Trump, avec à la clé une réduction de la probabilité d’une hausse des taux. Le membre de la FED William Dudley a toutefois fait savoir le dernier jour de février que la Banque centrale ne devait pas nécessairement attendre les plans des Républicains pour agir.

 

4. Devises

Le dollar s’est surtout renforcé par rapport à l’euro en première partie de mois (+1,6% en février). En cause, les incertitudes autour des élections dans la zone euro, les sondages aux Pays-Bas et en France ayant confirmé la première place des partis eurosceptiques. L’estimation de la probabilité d’une hausse des taux aux Etats-Unis a dans un premier temps fait contrepoids. Le dollar australien a connu un excellent mois grâce à des chiffres économiques supérieurs aux prévisions et à l’évolution des prix des matières premières, ces dernières ayant également joué un rôle dans la reprise des devises des pays émergents.

 

5. Matières premières

Le cours du pétrole est étonnamment stable (aux alentours de 55 USD le baril) depuis décembre, mois de la conclusion de l’accord de limitation de la production par les pays producteurs de l’OPEP et plusieurs producteurs hors OPEP. Un prix plus élevé n’est pas dans l’intérêt des producteurs dans la mesure où cela favoriserait une hausse de la production des producteurs de pétrole de schiste aux Etats-Unis. Des chiffres récents montrent du reste que la réduction de la production par l’OPEP de l’ordre de 890.000 barils par jour a été presque totalement compensée par une hausse de la production par ces producteurs de pétrole de schiste. Le cours de l’or a poursuivi son redressement entamé un mois plus tôt malgré l’appréciation du dollar et les perspectives en matière de taux de la Federal Reserve. Les incertitudes géopolitiques continuent à soutenir le métal précieux. Les prix des autres matières premières ont légèrement progressé grâce à l’amélioration du momentum économique dans le monde, même si l’offre reste importante.

 

 

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