Mercredi 18/09/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez l'essentiel de l'actualité des marchés financiers en 5 chiffres clés. Notre expert Johan Gallopyn résume pour vous ce qu'il faut retenir des tendances macroéconomiques de ce premier mois de l'année.

1. Marchés d’actions

Les derniers jours du mois de janvier ont vu les marchés d’actions perdre la totalité (Europe) ou une partie (Etats-Unis) des gains engrangés dans le courant du mois. Pas de quoi toutefois empêcher les marchés américains de battre de nouveaux records, alors que l’indice Dow Jones Industrial a pour la première fois clôturé au-dessus des 20.000 points. Les marchés émergents ont pour leur part mieux résisté grâce, notamment, au recul du dollar (MSCI Emerging Markets +2,9% en EUR). Les marchés ont dans un premier temps poursuivi sur la lancée du « rally Trump » observé les mois précédents et été rassurés par les bons indicateurs macroéconomiques. D’un autre côté, peu d’éléments concrets ont à ce jour été annoncés en ce qui concerne les promesses électorales de travaux d’infrastructures et de baisse des impôts. Ce rally a perdu de sa vigueur quand il est apparu que les premières mesures effectives du président Trump étaient plutôt axées sur le protectionnisme (retrait de l’Aléna) et l’isolationnisme (interdiction d’entrer sur le territoire pour les ressortissants de certains pays musulmans). Les premiers résultats des entreprises pour le quatrième trimestre ont entretemps été publiés avec une croissance bénéficiaire aux Etats-Unis qui atteint jusqu’à présent 4,2 % par rapport à la même période un an plus tôt, ce qui est légèrement supérieur aux attentes. Les entreprises donnent peu de commentaires sur l’impact de la politique économique de Trump dans la mesure où elles ne sont pas encore capables d’en estimer l’ampleur, le timing et les effets.

 

2. Marchés obligataires

Les taux obligataires ont augmenté, surtout en Europe, la confirmation de l’amélioration de la situation économique n’y étant certainement pas étrangère. Une autre explication réside dans la hausse de l’inflation et des anticipations d’inflation, une hausse liée à l’augmentation des cours du pétrole par rapport à un an plus tôt. De son côté, l’inflation sous-jacente (hors effet des cours du pétrole) reste faible jusqu’à présent. Pour la première fois depuis longtemps, les anticipations d’inflation sont également orie ntées à la hausse en vertu des signaux d’accentuation de la pression sur les salaires aux Etats-Unis et des mesures protectionnistes que le Président Trump pourrait annoncer. En Europe, l’évolution des taux sur les obligations souveraines varie selon les pays avec, globalement, une accentuation des spreads dans les pays de la périphérie. En Italie, cette situation est la résultante du verdict de la Cour constitutionnelle sur la nouvelle loi électorale. Comme la mise en œuvre de celle-ci constituait un des principaux objectifs du gouvernement de transition, le Président Mattarella peut décider de dissoudre le parlement et de convoquer des élections anticipées cette année encore. Au Portugal, les taux à 10 ans ont franchi la barre des 4 % en raison de l’inquiétude persistante que suscite l’important endettement. L’Espagne est l’exception qui confirme la règle avec un spread stable par rapport aux obligations allemandes, les investisseurs semblant préférer cet émetteur parmi les pays de la périphérie. Les spreads présentent également de grandes disparités au niveau des principaux pays avec des taux supérieurs à 1% pour les obligations françaises à 10 ans (tensions électorales) et une tendance identique pour la Belgique. Les spreads pour les obligations d’entreprises ont de leur côté légèrement diminué, aussi bien pour les émetteurs financiers que non financiers.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

Les banques centrales des grands blocs économiques ont opté pour le statu quo en janvier. Aux Etats-Unis, le consensus du marché table toujours sur deux hausses des taux seulement en 2017, alors que le FOMC (Federal Open Market Committee) en prévoit trois. Dans la zone euro, le débat sur la réduction progressive de la politique d’assouplissement monétaire (tapering) est passé provisoirement au second plan, même si une certaine pression pèse sur la BCE avec la hausse de l’inflation. On peut s’attendre à ce que la réduction du programme d’achat d’obligations revienne à l’avant-plan après l’été. Au Japon, la Banque centrale a certes relevé les prévisions de croissance, mais les anticipations d’inflation pour cette année et l’année prochaine sont restées inchangées. 

 

4. Devises

Après le rally qui a vu le dollar américain  s’approcher de la parité avec l’euro fin 2016, la devise américaine a dû céder du terrain en janvier. Après avoir déjà pointé la Chine du doigt pour manipulation présumée de sa devise, Trump a déclaré le mois dernier que le dollar était « trop cher ». De son côté, le directeur du National Trade Council a déclaré que l’euro était largement sous-évalué. De quoi laisser penser que l’administration Trump pourrait utiliser la politique de change comme levier dans les relations commerciales. Le recul du dollar américain a permis aux autres dollars de progresser, également aidés par la hausse des prix des matières premières. En raison de l’inflation moins élevée que prévu, la Banque centrale australienne pourrait encore décider malgré tout d’abaisser à nouveau ses taux.

 

5. Matières premières

Après plusieurs mois chahutés, le cours du pétrole est resté relativement calme en janvier. Il s’agira désormais de voir si les limitations de production convenues seront bien respectées, mais les premiers signaux pointent effectivement dans cette direction. Les prix des matières premières industrielles sont repartis à la hausse après la correction subie en décembre. Aidé par le recul du dollar, l’or a refranchi la barre de 1.200 USD l’once. La tendance à la hausse des taux a pour l’heure peu d’impact dans la mesure où l’inflation et les anticipations d’inflation augmentent également.

 

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