Vendredi 17/05/2019

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Investment Desk Analyst

Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez l'essentiel de l'actualité des marchés financiers en 5 chiffres clés. Notre expert Johan Gallopyn résume pour vous ce qu'il faut retenir des tendances macroéconomiques de décembre 2016.

1. Marchés d’actions

Après le rallye de Trump sur le marché des actions américaines et leur envol en novembre, le marché européen a embrayé en décembre avec une progression d’environ 7 % (MSCI EMU : + 6,9 %). Restés quelque peu à la traîne, les indices européens ont malgré tout clôturé l’année en territoire positif grâce au rallye de fin d’année. Le Dow Jones américain a échoué à quelques points de la barre des 20.000 points. Les marchés américains ont été poussés à la hausse par l’anticipation de bénéfices des entreprises plus élevés grâce à la politique économique du futur président Donald Trump. A noter toutefois que cet impact positif risque de ne pas encore être perceptible en 2017 pour les entreprises, qui devront entretemps faire face à un dollar cher. En revanche, le cours élevé du dollar sera favorable aux entreprises européennes. En décembre, plusieurs raisons expliquent l’excellente performance boursière européenne : la hausse de la devise le mois dernier, la confirmation de la politique monétaire de la BCE, l’absence de crise politique après le référendum en Italie et des chiffres économiques solides. Les marchés émergents ont par contre été relativement faibles en raison de la cherté du dollar (leurs dettes sont souvent exprimées dans cette devise) et de la perspective d’une hausse des taux aux Etats-Unis en 2017.

 

2. Marchés obligataires

La différence de politique monétaire entre les Etats-Unis et la zone euro transparaît sur les marchés obligataires. Les taux sur les obligations à 10 ans aux Etats-Unis et en Allemagne, qui connaissent d’ordinaire une évolution relativement similaire, affichent ainsi aujourd’hui un écart record de 240 points de base. La Banque centrale européenne a prolongé ses mesures de relance monétaires lors de sa dernière réunion, alors que la Banque centrale américaine a relevé (comme prévu) ses taux à court terme et prévoit une politique un peu moins souple en 2017. Les taux obligataires américains ont encore augmenté en décembre, portant la hausse totale sur les trois derniers mois à près d’1%. Quant aux taux obligataires européens, ils ont à nouveau un peu diminué en deuxième partie de mois. Cela a également été le cas dans les pays périphériques de la zone euro qui ont pourtant dû digérer le « non » du référendum italien et l’opération de sauvetage de la Banca Monte dei Paschi di Siena. Deux éléments qui n’ont toutefois pas surpris les marchés. Les spreads des obligations d’entreprises sont restés très stables, y compris pour les émetteurs financiers qui n’ont pas souffert de la problématique des banques italiennes.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

La hausse très attendue des taux à court terme (+ 25 points de base) aux Etats-Unis est enfin devenue réalité en décembre. La première et seule hausse des taux en 2016 donc. Dans ses prévisions, la Fed compte passer de deux à trois hausses des taux en 2017. Mais comme toujours, elle tiendra compte de la réalité économique. Un facteur d’incertitude reste l’impact de la politique économique du nouveau président Donald Trump. Fin 2015, la Fed avait prédit quatre hausses des taux en 2016, mais une croissance américaine décevante, l’agitation sur les marchés financiers en Chine et des surprises comme le verdict du référendum sur le Brexit en ont décidé autrement. En Europe, la BCE a confirmé la politique de relance monétaire en prolongeant le programme d’achat d’obligations jusque fin 2017, même si le montant mensuel a été ramené de 80 à 60 milliards d’euros. Cette préférence pour la durée plutôt que pour la quantité a été perçue par le marché comme un signal de la présence de la BCE encore un certain temps sur le marché.

 

4. Devises

Le dollar américain s’est encore apprécié en décembre pour s’établir à 1,03 EUR (niveau le plus élevé depuis début 2013), s’approchant ainsi très près de la parité. Au final, la hausse du dollar ces 3 derniers mois a atteint un impressionnant 6,1 % et s’explique par la divergence de politique monétaire entre les banques centrales de ces deux régions du monde. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et les mesures de relance budgétaires (travaux d’infrastructures, baisse des impôts) qu’il devrait probablement prendre une fois au pouvoir ont encore accentué cette divergence. De son côté, la couronne norvégienne a perdu du terrain (-0,7% vs. l’euro) après la décision de la Banque centrale de laisser ses taux inchangés. La politique de taux est en effet prise en tenaille entre une faible inflation et une faible confiance des entreprises d’une part et une hausse rapide des prix des habitations d’autre part.

 

5. Matières premières

Après la hausse des cours des mois précédents, les métaux industriels ont cédé un peu de terrain en décembre (- 4,9% en USD pour l’indice GSCI Industrial Metals). La hausse des taux par la Federal Reserve n’a eu qu’une influence limitée, la normalisation des taux pouvant être considérée comme une confirmation du renforcement des fondamentaux de l’économie. Le cours de l’or a davantage souffert de la hausse des taux et des perspectives les concernant, même si les perspectives en matière d’inflation ont été revues quelque peu à la hausse. L’appréciation du dollar américain est aussi défavorable au métal doré. De son côté, le pétrole a clôturé 2016 en affichant ses niveaux les plus élevés de l’année. L’accord conclu fin novembre entre l’OPEP et les pays non-membres de l’OPEP pour limiter la production prend effet le 1er janvier. Objectif : réduire la production de 1,8 million de barils par jour, l’Arabie Saoudite devant assurer la majeure partie de l’effort. Les producteurs tiendront-ils pour autant leurs promesses ? Seul l’avenir nous le dira.

 

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