Vendredi 19/07/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Quelles étaient les principales tendances macroéconomiques du mois dernier ? Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez toute l'actualité des marchés financiers décryptée par notre expert.

1. Marchés d’actions

Les marchés d’actions ont adopté une attitude attentiste en octobre, avec toutefois des performances globalement positives (MSCI EMU +1,3%). Les informations à digérer n’ont assurément pas manqué : hausse des taux sur les marchés obligataires, résultats trimestriels, recrudescence des opérations d’acquisitions et, last but not least, bataille électorale aux Etats-Unis avec son lot de revirements inattendus. Le marché américain est resté à la traîne par rapport aux autres marchés avec, en dollar, une performance de - 1,9 % sur le mois. Au niveau des marchés d’actions, une rotation sectorielle a été observée avec, surtout dans la première partie du mois, une performance plus faiblarde des secteurs défensifs et des valeurs sensibles aux taux, alors que les secteurs cycliques et les valeurs financières se sont mieux comportés. Les marchés se sont faits plus nerveux en fin de mois en raison de la progression du candidat Donald Trump dans les sondages. Une victoire de Trump comporterait en effet diverses incertitudes en termes de politique monétaire, de protectionnisme, de discipline budgétaire et de positionnement géopolitique. La candidate démocrate Hillary Clinton s’inscrit par contre davantage dans la continuité de l’environnement actuel et semble de ce fait avoir la préférence des marchés financiers. Enfin, les actions japonaises se sont montrées particulièrement performantes grâce à un léger recul du yen japonais.

 

2. Marchés obligataires

Le mouvement le plus marquant sur les marchés financiers en octobre aura sans doute été la hausse des taux obligataires. Les taux à 10 ans ont ainsi augmenté de 25 à 30 points de base dans la zone euro et aux Etats-Unis, et même de 50 points de base au Royaume-Uni. Une hausse due à une conjonction de facteurs. Les chiffres macroéconomiques sont toujours tout sauf spectaculaires, mais confirment l’image d’une augmentation progressive de l’activité. Le marché a en outre commencé à estimer que la BCE réduirait son programme d’achats d’obligations après mars 2017. En général, les banques centrales mettent toujours plus l’accent sur la nécessité de mesures budgétaires en plus des mesures monétaires pour relancer l’économie et obtenir une inflation durablement proche de l’objectif de 2 %. Une option réaliste aux Etats-Unis (où ce point figure au programme des deux candidats à la présidence) et au Japon. De son côté, l’Europe s’en tient pour le moment à la discipline budgétaire. Les taux britanniques ont pour leur part augmenté du fait de la baisse persistante de la livre sterling qui incite les investisseurs à réduire leurs investissements dans cette devise. En Espagne, le pays a enfin salué la formation d’un gouvernement, mais le marché avait anticipé et la nouvelle n’a à vrai dire eu aucune influence. Les obligations italiennes se sont montrées moins performantes à l’approche du référendum au début du mois de décembre, provoquant un élargissement des spreads. Les obligations souveraines portugaises ont finalement conservé leur statut investment grade. Les taux ont évolué à contre-courant de la tendance et sont restés inchangés, impliquant une contraction des spreads. Les spreads pour les obligations d’entreprises se sont à nouveau contractés et ont ainsi compensé en grande partie la perte du mois de septembre.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

Les banques centrales de la zone euro, des Etats-Unis et du Royaume-Uni ont laissé leurs taux inchangés en octobre. La Banque d’Angleterre a toutefois déclaré qu’elle ne s’attendait plus à ce que le prochain mouvement soit à la baisse compte tenu de l’amélioration des indicateurs avancés et d’un PIB meilleur que prévu pour le troisième trimestre. Elle a par ailleurs revu ses anticipations d’inflation pour 2017 radicalement à la hausse (de 0,8 à 1,4 %) suite à la forte baisse de la livre sterling. De son côté, Mario Draghi n’a pas laissé lire dans son jeu à l’occasion de la conférence de presse qui a suivi la réunion de la BCE. En ce qui concerne l’anticipation d’une réduction de l’ampleur du programme d’achats d’obligations (tapering) sur les marchés, Mario Draghi a déclaré qu’un arrêt brutal du programme en mars 2017 était peu probable. La plupart des analystes s’attendent à l’annonce d’une prolongation du programme à l’occasion de la réunion de la BCE en décembre, éventuellement pour un montant moins important que les 80 milliards d’euros actuels par mois. La Federal Reserve a confirmé dans le procès-verbal de sa réunion de septembre la ligne de conduite qu’elle suit déjà depuis un certain temps concernant une hausse des taux en décembre, mais n’a pas été assez loin pour donner une guidance explicite. Cette hausse potentielle est aujourd’hui estimée par le marché à 70 %.

 

4. Devises

Le dollar américain s’est surtout renforcé par rapport à l’euro en première partie de mois grâce aux perspectives d’une hausse des taux en décembre. Le dollar fluctue également au gré des vagues des élections présidentielles avec un léger recul en fin de mois à mesure qu’augmentait l’incertitude liée au verdict des urnes. Le peso mexicain représente un autre baromètre des élections aux Etats-Unis. Il a  notamment reculé lorsque Trump a comblé une grande partie de son retard dans les sondages en fin de mois. La Banque centrale mexicaine prévoit un plan d’urgence au cas où Donald Trump l’emporterait. La livre sterling a encore reculé et continue à évoluer en fonction de chiffres économiques meilleurs que prévu et de l’anticipation de difficiles négociations sur le Brexit.

 

5. Matières premières

Les matières premières ont laissé apparaître une image mitigée en octobre. Les matières premières industrielles ont été orientées plutôt positivement, confirmant la tendance du mois de septembre. La demande est soutenue par toujours plus de signaux d’amélioration des perspectives de croissance dans la plupart des régions du monde et en particulier en Chine. Le cours du pétrole a quelque peu reculé en seconde partie de mois : les restrictions de la production annoncées par les producteurs OPEP et hors OPEP ne sont pas encore acquises après la demande par plusieurs pays (dont l’Irak) d’un traitement d’exception. Le cours de l’or a très nettement reculé en début de mois en raison de la hausse des taux obligataires et de la probabilité de plus en plus forte d’une hausse des taux à court terme aux Etats-Unis. Il est retombé sous la barre des 1.250 dollars américains l’once pour se reprendre en fin de mois grâce à l’incertitude entourant les élections présidentielles aux Etats-Unis.

 

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