Mercredi 18/09/2019

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Monthly economic outlook

Chief Economist

Notre indicateur de l’activité économique mondiale indique une croissance modérée, en droite ligne des conclusions du dernier rapport du FMI. Néanmoins, les signes précurseurs d’une accélération de l’économie observés ces derniers mois ont de quoi nourrir l’optimisme. Malgré l’actuelle faiblesse des prix des matières premières, des effets de base vont pousser l’inflation globale à la hausse au cours des trimestres à venir. La perspective que l’OPEP s’accorde fin novembre pour réduire sa production, a tendance à renforcer ces effets. L’inflation sous-jacente demeure modeste pour l’instant et bien au-dessous des objectifs dans la plupart des marchés développés. Par conséquent, les conditions monétaires resteront souples pendant encore un moment, en dépit de la possibilité imminente d’un second relèvement des taux aux États-Unis.

Dans des blogposts antérieurs, nous avons évoqué la nécessité de mettre en place des politiques budgétaires plus expansionnistes, qui se révéleraient bien plus efficaces, en présence d’une trappe à liquidité, pour réduire l’écart de production, tout particulièrement en Europe et au Japon. Et si elles sont soutenues par des actions politiques concrètes d’envergure, ce pourrait bien être là le moyen de stimuler l’activité économique ainsi que l’inflation. À l’heure actuelle, les déclarations restent floues, laissant entendre que la mise en œuvre des politiques actuelles pourrait encore prendre du temps et que les montants concernés seraient limités. De manière générale, le consensus qui se forge établit que la politique monétaire a trouvé ses limites dans le contexte actuel où les taux d’intérêt oscillent autour de zéro. Par ailleurs, les responsables monétaires semblent toujours accorder plus de poids aux préoccupations du secteur financier, comme l’illustrent notamment les dernières mesures de politique monétaire prises au Japon. Ceci étant dit, affirmer que la BCE s’apprêterait à réduire son programme de rachat d’actifs serait par contre prématuré. Dans l’état actuel des choses, celle-ci serait plutôt encline à annoncer une prolongation du programme actuel (80 milliards € par mois), peut-être jusqu’au mois de septembre de l’année prochaine. Entretemps, la plupart des nouvelles suggèrent qu’un « Brexit dur » s’annonce de plus en plus probable.

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