Mercredi 18/09/2019

Top Header

Langues

Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Quelles étaient les principales tendances macroéconomiques du mois dernier ? Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez toute l'actualité des marchés financiers décryptée par notre expert.

1. Marchés d’actions

Troisième trimestre positif avec un départ quelque peu nerveux. La faible volatilité soulignée en août n’a en effet pas perduré. D’une part en raison des réunions des banques centrales dans le courant du mois, et d’autre part en raison de la problématique autour de la Deutsche Bank. Le cours de cette dernière est ainsi tombé au plus bas depuis 30 ans après une amende de 14 milliards de dollars américains infligée par la justice américaine pour sa participation dans la vente de produits hypothécaires ayant conduit à la crise financière de 2008. Suite à cette amende colossale, le marché a considéré la structure de capital déjà faible de la banque comme un risque systémique, d’autant que l’Etat allemand ne serait guère disposé à lui venir en aide en cas de besoin. Après des informations - non confirmées - faisant état d’un arrangement à hauteur de 5,4 milliards de dollars « seulement », le cours s’est légèrement redressé. Le secteur bancaire a en outre encore souffert après l’annonce par Commerzbank d’un nouveau plan de restructuration et de la suppression du dividende. Au final, les marchés sont restés pratiquement stables sur le mois écoulé. A noter toutefois que depuis le Brexit, la zone euro (+6,6% au troisième trimestre) fait mieux que la plupart des autres marchés. La performance depuis le début de l’année reste par contre inférieure.

 

2. Marchés obligataires

Les marchés obligataires européens se sont quelque peu inquiétés en début de mois de la décision de la BCE de reporter l’annonce d’une prolongation du programme d’achat d’obligations. Le marché obligataire a alors connu une petite vague de ventes avec un taux allemand à 10 ans qui est remonté brièvement à + 0,07 %. Ce taux est ensuite repassé sous zéro en raison des décisions des banques centrales américaine et japonaise en matière de taux. L’évolution dans les pays périphériques le mois dernier a été disparate. La bonne nouvelle est venue de l’Espagne où les taux à 10 ans ont atteint un plus bas historique à 0,88 %. Une conséquence de l’amélioration des fondamentaux économiques du pays et de l’augmentation des chances de formation, enfin, d’un gouvernement. La démission surprenante du président du parti socialiste PSOE, qui s’opposait jusqu’à présent à une coalition avec le parti conservateur PP, pourrait d’ailleurs représenter une ouverture. En revanche, les taux portugais ont poursuivi leur hausse à 3,33%. La possible baisse du rating (décision le 21 octobre) et son impact sur la possibilité pour la BCE d’acheter des obligations ne sont pas à sous-estimer. L’Italie est également restée à la traîne en raison du référendum constitutionnel (4 décembre) et des sondages d’opinion qui indiquent ici aussi un coude-à-coude dans le chef d’une grande partie d’électeurs (un tiers) encore indécis. Les spreads pour les obligations d’entreprises se sont quelque peu accentués. Cela a été le cas pour les émetteurs non financiers, mais plus encore pour les émetteurs financiers.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

Les banques centrales des trois grandes régions ont organisé des réunions durant lesquelles leur politique monétaire aurait pu être ajustée. Alors que la BCE et la Federal Reserve ont opté pour le statu quo, la Banque du Japon est la seule à être passée effectivement à l’action. Contrairement à ce qui était attendu, la BCE n’a pas prolongé le programme d’achat d’obligations, voulant d’abord étudier l’efficacité et les autres possibilités du programme d’achat. La BCE reste toutefois encline à une poursuite de l’assouplissement monétaire, même si cela ne passera plus forcément par une baisse des taux. La Fed voit l’économie évoluer dans la bonne direction et le marché table aujourd’hui majoritairement sur une hausse des taux en décembre. La Federal Reserve a toutefois ajusté ses prévisions à la baisse quant au chemin que les taux devraient selon elle suivre à plus long terme, des prévisions plus conformes à ce que le marché anticipait déjà. La Banque centrale japonaise a certes maintenu ses taux à court terme et son programme d’achat de titres inchangés, mais a poursuivi l’assouplissement en ayant désormais pour objectif supplémentaire de maintenir les taux à 10 ans en dessous de 0 % jusqu’à ce que l’objectif d’une inflation à 2 % soit durablement dépassé.

 

4. Devises

Après un bref sursaut en août, la devise britannique a de nouveau reculé en septembre (- 1,9% par rapport à l’euro). L’économie britannique ayant mieux résisté que prévu après le référendum sur le Brexit, d’aucuns s’attendaient à ce que la Banque d’Angleterre renonce provisoirement à de nouvelles baisses des taux après celle du début du mois d’août. La possibilité est toutefois maintenue explicitement par la Banque d’Angleterre dans la mesure où le risque de ralentissement de la croissance provient surtout des entreprises et pas forcément des consommateurs. Le Royaume-Uni comme l’UE semblent du reste s’attendre à un « Brexit brutal ». La GBP a déjà perdu plus de 17 % depuis le début de l’année et est désormais pratiquement au plus bas depuis 2013. Le yen japonais a quant à lui progressé après la décision de la Banque centrale japonaise de laisser ses taux inchangés, malgré les anticipations d’une nouvelle baisse par certains analystes. La couronne norvégienne, enfin, s’est renforcée grâce à la hausse des cours du pétrole et aux signaux de la Banque centrale indiquant qu’il n’y aurait probablement plus de baisse des taux cette année.

 

5. Matières premières

Le cours du pétrole a de nouveau augmenté en septembre (+ 4,3 % en dollars américains). L’Agence internationale de l’énergie a pourtant revu ses prévisions à la baisse pour la demande en 2017, une conséquence de la faible croissance au niveau mondial. L’annonce par les pays de l’OPEP et les pays producteurs hors OPEP de non seulement geler mais aussi limiter la production (à 32,5 millions de barils par jour contre 33,2 millions en août) a toutefois constitué une surprise. Une décision qui doit encore être ratifiée le 30 novembre. D’ici là, des accords encore plus précis sur la réduction/limitation devront encore être conclus pour chaque membre et rien ne permet donc d’affirmer avec certitude à ce stade que la production sera effectivement limitée. Les matières premières industrielles ont également gagné du terrain en septembre, les données économiques en provenance de Chine ayant montré une stabilisation du secteur industriel au cours des derniers mois.

 

 

MSCI indices: source MSCI. Neither MSCI nor any other party involved in or related to compiling, computing or creating the MSCI data makes any express or implied warranties or representations with respect to such data (or the results to be obtained by the use thereof), and all such parties hereby expressly disclaim all warranties of originality, accuracy, completeness, merchantability or fitness for a particular purpose with respect to any of such data. Without limiting any of the foregoing, in no event shall MSCI, any of its affiliates or any third party involved in or related to compiling, computing or creating the data have any liability for any direct, indirect, special, punitive, consequential or any other damages (including lost profits) even if notified of the possibility of such damages. No further distribution or dissemination of the MSCI data is permitted without MSCI’s express written consent.

Mail