Samedi 18/05/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Quelles étaient les principales tendances macroéconomiques du mois dernier ? Actions, obligations, banques centrales, devises et matières premières : retrouvez toute l'actualité des marchés financiers décryptée par notre expert.

 

1. Marchés d’actions

Les marchés d’actions n’ont pas connu de grands mouvements en août et ont ainsi pu consolider la reprise du mois précédent. Les bonnes nouvelles sont venues des marchés émergents et plus particulièrement des marchés asiatiques (MSCI Asia : + 4,0 % en EUR), soutenus par les signaux d’amélioration pour l’économie chinoise. Une autre caractéristique des marchés a été la faible volatilité, la période estivale traditionnellement plus calme y étant sans aucun doute pour quelque chose. Les investisseurs ne semblent du reste pas considérer la situation actuelle avec une croissance certes faible mais continue et une inflation négligeable comme défavorable, du moins tant que les banques centrales poursuivent leur politique de stimulation monétaire. Les nouvelles macroéconomiques n’ont pas davantage permis d’identifier une direction précise, avec des chiffres tantôt positifs, comme les commandes de biens durables aux Etats-Unis, et tantôt négatifs, comme l’indicateur IF0 en Allemagne. Au Royaume-Uni, les indicateurs semblent à nouveau positifs après un creux dans la foulée immédiate du vote sur le Brexit. Les incertitudes politiques restent latentes (voir aussi ci-après), mais pas au point de déterminer le sentiment du marché. Une caractéristique de la faible volatilité est qu’elle ne dure bien souvent pas longtemps.

 

2. Marchés obligataires

Les taux sur les obligations souveraines européennes sont restés relativement stables et ont au final légèrement augmenté sur le mois pour les pays centraux. Les spreads pour les pays périphériques se sont encore contractés, mais dans une faible mesure seulement. Les pays périphériques ne sont toujours pas un modèle de stabilité, chaque pays allant au-devant de perspectives délicates. En Italie, un référendum constitutionnel sera organisé avant la fin de l’année et reviendra à un vote de confiance pour le Premier ministre Renzi. En Espagne, les partis ne sont toujours pas parvenus à s’accorder sur la formation d’un gouvernement. Le Premier ministre sortant Mariano Rajoy n’a en effet toujours pas obtenu la confiance du Parlement après deux votes. Si aucun nouveau gouvernement n’a pu être constitué d’ici fin octobre, des élections seront organisées pour la troisième fois en un an fin décembre. Le Portugal a lui évolué à contre-courant de la tendance à la baisse des taux : les taux à 10 ans ont même repassé la barre des 3 %, contre 2,69 % mi-août. La dernière agence de notation qui attribuait encore une note « investment grade » au pays a annoncé qu’elle pourrait revoir cette notation. Or, une note « investment grade » est une condition pour pouvoir faire partie du programme d’achat d’obligations de la BCE. Les obligations d’entreprises ont à nouveau connu un mois favorable avec une contraction des spreads, le programme d’achat de la BCE ayant toujours son influence. Cela contraste quelque peu avec le prix à payer pour la couverture d’un défaut de paiement d’un émetteur d’obligations d’entreprises (à travers des swaps sur défaut de crédit), qui n’a pas diminué dans la même mesure.

 

 

3. Banques centrales et politique monétaire

Comme prévu, la Banque d’Angleterre a pris une série de mesures de relance début août. Outre une baisse des taux de 25 points de base à 0,25%, elle a aussi annoncé un programme d’achat d’obligations souveraines et d’entreprises (non financières). Grâce aux chiffres économiques meilleurs que prévu au Royaume-Uni à la fin du mois, la banque centrale devrait - si cela se confirme - encore pouvoir maintenir des mesures de relance supplémentaires en suspens. Les banques centrales d’Australie et de Nouvelle-Zélande ont réduit leurs taux directeurs, chaque fois de 25 points de base à respectivement 1,5 et 2,0 %. Les banques centrales européenne, américaine et japonaise ont toutes annoncé des réunions dans le courant du mois de septembre. Pour les Etats-Unis, le marché se fonde toujours sur une hausse des taux avant la fin de l’année, peut-être ce mois-ci mais plus probablement en décembre. Pour le Japon, il s’agira de voir si la banque centrale aura recours sous une forme ou une autre à l’argent hélicoptère, un inédit jusqu’à présent pour les autorités.

 

4. Devises

La livre britannique (GBP) a encore reculé légèrement par rapport à l’euro sur le mois, mais est parvenue à inverser la tendance à la baisse depuis la mi-août. Plusieurs indicateurs économiques laissent apparaître une nette amélioration après la chute initiale qui a suivi du référendum sur le Brexit. Un élément de cette amélioration est précisément la dépréciation de la livre qui favorise les exportations. Une autre raison du redressement soudain de la GBP est l’inversion des positions de spéculateurs qui misaient sur une poursuite de la baisse. Le dollar américain (USD) a fluctué entre 1,11 et 1,135 EUR durant le mois, mais a finalement terminé inchangé.

 

 

5. Matières premières

Après une forte baisse en juillet, les cours du pétrole sont repartis résolument à la hausse en août (+ 10,8 % en dollars américains pour le Brent). Un niveau de 50 dollars américains le baril a même été atteint temporairement, contre 40 USD en début de mois. Les communiqués sur une nouvelle tentative de l’OPEP et des producteurs hors OPEP de s’accorder sur un gel de la production fin septembre sont considérés comme le moteur de cette hausse. Pareil gel ne devrait pas avoir d’impact majeur sur la production effective, mais son effet psychologique pourrait soutenir le marché. Enfin, le cours de l’or a perdu du terrain. Les investisseurs ont en effet eu moins besoin de placements refuges et la probabilité d’une hausse des taux aux Etats-Unis avant la fin de l’année a augmenté.

 

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