Jeudi 09/04/2020

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Monthly Economic Outlook

Chief Economist

La conférence de Jackson Hole a été plutôt décevante cette année en ce sens qu’elle n’a pas vraiment débouché sur de nouvelles idées originales en matière de politique monétaire. Entre-temps, les responsables américains ont souligné le fait que la situation plaidait de plus en plus pour une deuxième hausse des taux.

 

 

 

Les commentaires de Hans Bevers en vidéo :

 

  • L’activité économique mondiale reste morose et l’inflation surprend surtout à la baisse. Un élément encourageant a trait à la prise de conscience de plus en plus grande du besoin de mener des politiques budgétaires plus expansionnistes, ce qui pourrait se traduire par une activité économique plus forte et une hausse de l’inflation. Dans le même temps, les déclarations restent vagues, laissant supposer que la mise en œuvre pourrait prendre un certain temps.

  • Aux Etats-Unis, la dernière baisse de la confiance des entrepreneurs, le chiffre décevant du PIB au 2e trimestre et l’inflation inférieure à l’objectif semblent exclure définitivement une hausse des taux cet été. Comme cela est le cas depuis plusieurs années maintenant, la Fed maintient une approche wait-and-see extrêmement prudente. Les élections présidentielles en novembre monopolisent une grande partie de l’attention. En l’état actuel des choses, si l’on en croit les sondages, Hillary Clinton mène la course à la Maison Blanche.
  • En Europe, la plupart des indicateurs de confiance ont bien résisté dans la foulée du vote en faveur du Brexit. De quoi penser que les répercussions pour l’activité économique de la zone devraient rester limitées. Les négociations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE doivent néanmoins encore commencer et le processus s’annonce long et complexe, sur fond de calendrier politique chargé avec les élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne en 2017. La reprise dans la zone euro reste quoi qu’il en soit loin d’être spectaculaire, maintenant la BCE en mode « assouplissement ». Qui plus est, les indicateurs de confiance ne laissent pas augurer une nouvelle accélération de la croissance et les vents contraires structurels restent forts. En attendant, l’Espagne se dirige de plus en plus vers un troisième tour d’élections et le prochain référendum constitutionnel en Italie (sur la réduction du pouvoir du Sénat) s’annonce aussi comme un moment délicat, le « oui » étant loin d’être garanti.

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