Vendredi 19/07/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

1. Marchés d’actions

Chiffres macroéconomiques favorables, résultats positifs des entreprises et anticipation de nouvelles mesures de relance monétaires par les banques centrales ont poussé les marchés d’actions à la hausse en juillet. La zone euro a connu son meilleur mois de l’année jusqu’à présent (MSCI EMU +5,1%) et la bourse américaine a enregistré un nouveau record historique. Le Japon a lui aussi progressé (même si le yen est resté fort), le marché ayant anticipé à la fois une action de la banque centrale et des mesures du gouvernement. Les marchés émergents se sont également bien comportés. La panique suscitée par le résultat du référendum sur le Brexit semble déjà loin… Une évolution qui s’explique d’une part par le remplacement plus rapide que prévu du Premier ministre David Cameron par Theresa May et d’autre part par le constat que l’article 50 ne serait pas activé dans la précipitation, ce qui aurait encore accentué l’incertitude. Les chiffres macroéconomiques aux États-Unis ont généralement été meilleurs que prévu, comme les indicateurs PMI avancés (industrie et services), la création d’emplois (après un mois de mai très faible) et les ventes de détail. Le mois s’est toutefois terminé sur une fausse note avec un PIB à 1,2% pour le deuxième trimestre, soit bien en dessous des 2,5% attendus. Le chiffre pour le premier trimestre a de plus été ajusté à la baisse pour passer de 1,1 à 0,8%. En Europe, les regards se sont surtout portés sur l’impact du Brexit sur les attentes économiques. Au vu de l’indicateur Ifo allemand et des indicateurs de confiance de la Commission européenne, cet impact devrait rester limité. Il en va par contre tout autrement pour le Royaume-Uni où tant la confiance des consommateurs que des entreprises a pris un sérieux coup. Les résultats des entreprises aux États-Unis et en Europe ont globalement dépassé les attentes (certes ajustées à la baisse). La croissance bénéficiaire a néanmoins été négative pour le cinquième trimestre d’affilée.

 

2. Marchés obligataires

Le mois de juillet a été marqué par une nouvelle baisse des taux. Si les taux allemands à 10 ans sont certes restés stables, les rendements des autres obligations souveraines, tant des pays centraux que des pays de la périphérie, ont atteint de nouveaux planchers. Les taux néerlandais à 10 ans sont désormais aussi négatifs (-0,02%). Les pays de la périphérie européenne suivent dans les grandes lignes la même tendance, avec des variations locales. En Espagne, le Premier ministre sortant Mariano Rajoy a été désigné formateur mais n’est pas encore parvenu à ce stade à obtenir le soutien d’un autre parti. L’impasse persiste donc. Si ni Mariano Rajoy, ni un autre candidat n’obtiennent un vote de confiance au Parlement dans un délai de deux mois, de nouvelles élections - les troisièmes en moins d’un an - devront alors être convoquées. La baisse des taux sur les obligations italiennes et portugaises est moins importante que pour d’autres émetteurs, ce qui s’explique par les résultats du stress test pour le secteur financier, des résultats publiés à la fin du mois. Au total, 51 banques affichant un bilan supérieur à 30 milliards d’euros ont été testées dans deux situations, avec un scénario de base et un scénario négatif. Quatre banques ne répondent pas aux exigences de capitaux en cas de scénario négatif et comme prévu, la banque la plus mauvaise est Banca Monte dei Paschi. Cette banque a immédiatement fait l’objet d’une injection de capitaux à hauteur de 5 milliards d’euros, avec en outre la vente de mauvaises créances. Le marché n’a quoi qu’il en soit pas été impressionné par le stress test compte tenu d’une portée trop limitée (pas de banque portugaise), d’un scénario négatif trop « soft » (pas de prise en compte de l’impact des taux négatifs sur la rentabilité) et d’exigences de capitaux pas assez strictes. Les obligations d’entreprises ont pour leur part connu un excellent mois, les investisseurs restant à l’affût d’un supplément de rendement et le programme d’achat d’obligations de la BCE battant son plein. Les émetteurs financiers sont restés un peu en retrait en attendant les résultats du stress test.

 

3. Banques centrales et politique monétaire

La Banque du Japon (BoJ) n’a apporté qu’une petite adaptation à sa politique monétaire en laissant son taux directeur inchangé à - 0,1% et en laissant également le programme d’achat d’obligations souveraines inchangé. Seule nouveauté, le passage de 3,3 à 6 trillions de yen par an en le programme d’achat d’ETF sur le marché des actions. Élément plus important peut-être, la banque centrale a annoncé qu’elle évaluerait sa politique monétaire en fonction de l’environnement économique en septembre. Comme le programme d’achat d’obligations est déjà très important, les possibilités sur ce plan sont limitées. De quoi maintenir la possibilité de l’hélicoptère monétaire (dépenses publiques financées par l’émission d’obligations achetées par la banque centrale). Quelques jours plus tôt, le Premier ministre Shinzo Abe avait annoncé un ensemble de mesures de relance budgétaires pour 28 trillions de yens. Aux États-Unis, les taux sont comme prévu restés inchangés. Si un communiqué avait dressé un tableau relativement positif de la situation économique, cela a été contredit quelques jours plus tard par le chiffre décevant du PIB pour le deuxième trimestre. Résultat, le marché évalue désormais à 30 % la probabilité d’une hausse des taux avant la fin de l’année contre plus de 50% auparavant. En Europe et au Royaume-Uni, les taux sont également restés inchangés, ce qui peut constituer une surprise dans le chef du Royaume-Uni. Vu le repli des indicateurs avancés, une baisse des taux au Royaume-Uni début août semble très probable.

 

4. Devises

Les fluctuations sont restées relativement limitées en juillet. La livre sterling a encore reculé (-1,2% versus l’euro) en raison des faibles perspectives économiques et de la baisse des taux attendue. Le yen a lui poursuivi sa progression suite aux mesures de relance moins importantes que prévues par la banque centrale. Les devises des pays exportateurs de pétrole ont encore cédé du terrain avec - 1,6% pour la couronne norvégienne et - 3,9% pour le rouble par rapport à l’euro.

 

5. Matières premières

Le cours du pétrole a fortement reculé en juillet (- 12,4% pour le Brent en dollar). Les stocks aux États-Unis restent importants et les chiffres ont montré que la production de l’OPEP était repartie à la hausse. Sur fond de faible croissance économique partout dans le monde, l’équilibre entre l’offre et la demande semble encore bien loin. Les matières premières industrielles sont restées relativement stables en juillet. L’or continue à susciter un certain intérêt compte tenu de la perspective à long terme de faibles taux.

 

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