Vendredi 15/11/2019

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Monthly economic outlook

Chief Economist

Les indicateurs précurseurs suggèrent que l'activité économique mondiale reste faible après ce qui fût, depuis la Grande Récession jusqu'à présent, une reprise très terne. Pendant ce temps, les taux directeurs des pays occidentaux se situent autour de zéro. Ceci vaut également pour les rendements réels des obligations à long terme. L'inflation globale devrait augmenter vers la fin de l'année tandis que les pressions inflationnistes sous-jacentes restent modestes pour le moment.

 

  • L'activité économique aux États-Unis n’est pas extraordinaire. Le secteur manufacturier souffre d’un dollar fort et de la faible demande mondiale. La confiance dans le secteur des services a également diminué. De plus, la croissance de la productivité est au point mort et les perspectives d'investissement restent faibles sur fond d’une croissance négative des bénéfices et  de relativement  faibles taux d'utilisation des capacités. Le rapport de mai concernant le marché de l'emploi était décevant. Ceci implique qu’il n’y aura pas de hausse de taux en juin. Dans l'ensemble, les décideurs américains ne sont pas pressés de relever les taux d'intérêt. Une croissance modeste en combinaison avec une inflation en deçà de l’objectif fixé, signifie que la Fed maintiendra son attitude attentiste très prudente comme cela est le cas depuis plusieurs années déjà.
  • La croissance de L'économie de la zone euro a été soutenue en début d’année. Cela dit, la reprise est encore loin d’être spectaculaire et les problèmes structurels demeurent importants. Même si, fin mai, un nouvel accord politique a été trouvé pour la Grèce, la situation reste structurellement non résolue. Dans un nombre significatif d'Etats membres la confiance dans la politique économique gouvernementale est très faible. L'agenda politique de ce mois-ci sera dominé par le référendum concernant un Brexit. Ce référendum devrait finalement fournir un résultat favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’Europe. Ce résultat n’est néanmoins loin d’être certain. De nouvelles élections auront lieu en Espagne, où la formation d’une coalition pourrait encore se révéler difficile. Lors de sa conférence de presse de juin, la BCE  maintenait sa position en attendant de pouvoir évaluer les effets des mesures stratégiques annoncées en mars. Le président Draghi, quant à lui, a laissé la porte ouverte à d'autres mesures à un stade ultérieur. Il doit néanmoins être clair que l'opposition à des mesures supplémentaires est en hausse et que plus d'assouplissement monétaire n’est pas la panacée dans une situation de trappe à liquidité.
  • Le sentiment à l'égard des marchés émergents c’est amélioré les derniers mois suite à la stabilisation du dollar et la hausse des prix des matières premières. Mais les marchés émergents ne sont pas encore sortis de l'ornière. Les craintes d’un atterrissage brutal de l’économie chinoise se sont amenuisées au cours des trois derniers mois et une dépréciation ponctuelle de la devise a été évitée, au moins pour l'instant. Mais il ne serait pas surprenant de voir les inquiétudes concernant la durabilité de la reprise actuelle réapparaître. En effet, sur fond de chiffres de croissance faux, d’une flambée des prix de l'immobilier et de la croissance rapide du crédit, la situation est loin d'être évidente et susceptible de nourrir plus de craintes au sujet de l'état de l'économie chinoise.

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