Samedi 18/05/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

 

1. Marchés d’actions

Les marchés d’actions ont connu un début de mois de mai difficile, les investisseurs préférant se tenir à l’écart en raison des incertitudes liées à la politique monétaire aux États-Unis, au référendum sur le Brexit, à la problématique grecque,... Autant d’éléments au sujet desquels les marchés ont ensuite eu un peu plus d’éclaircissements au fil du mois : a) si le nouvel accord grec ne représente toujours pas une bonne solution à long terme, il va néanmoins dans le bon sens ; b) les sondages d’opinion sur le Brexit indiquent une légère avance pour le camp « Remain » et c) la banque centrale américaine a laissé entrevoir une prochaine hausse des taux, parlant dans ses commentaires d’un faible taux de chômage, d’une hausse de l’inflation (structurelle) et d’une économie plus forte que généralement anticipé. L’adaptation des attentes du marché à ces nouvelles perspectives en matière de taux s’est toutefois déroulée de manière très calme. En Europe, les indicateurs avancés laissent toujours apparaître une amélioration progressive de l’activité économique. L’environnement actuel marqué par la faiblesse des taux, un dollar fort et des prix du pétrole globalement toujours faibles commence donc peu à peu à se faire sentir au niveau de l’économie réelle. Dans ces conditions, les actions européennes ont fait partie des plus performantes le mois dernier (MSCI EMU : + 2,1%). De leur côté, les actions américaines ont clôturé le mois à un niveau pratiquement inchangé en devise locale, mais en hausse de 4,7% en euro du fait de la hausse du dollar. Dans les pays émergents, les marchés d’actions ont par contre affiché une performance négative (en euro), la perspective d’une hausse des taux aux États-Unis pesant sur les devises de ces pays. Les marchés d’Amérique latine ont par ailleurs souffert du recul des cours des matières premières.

 

2. Marchés obligataires

Les taux obligataires européens ont légèrement reculé en mai, surtout en début de mois, quand les marchés d’actions étaient un peu plus agités et que les investisseurs ont alors recherché la sécurité des obligations gouvernementales. Les taux à dix ans aux États-Unis ont suivi le même parcours mais sont au final restés pratiquement stables sur l’ensemble du mois. Les taux à plus court terme aux États-Unis ont par contre augmenté (+ 10 points de base à 0,88% pour le taux à deux ans) à mesure que se précisait la probabilité d’une hausse des taux par la Fed. Les émissions d’obligations d’entreprises battent leur plein sur le marché primaire. Les sociétés veulent en effet profiter de la faiblesse des taux et de l’intérêt des investisseurs à la recherche d’un rendement plus élevé qu’avec les obligations gouvernementales. Les spreads pour les obligations d’entreprises se sont élargis, suite à l’offre accrue. La BCE va de son côté entamer l’achat d’obligations d’entreprises en ce mois de juin. Les obligations espagnoles sont restées un peu à la traîne, mais suivent grosso modo la même tendance que dans les autres pays de la périphérie. Dans les sondages en vue des élections du 26 juin, l’alliance des partis de gauche - Podemos et IU (Gauche unifiée) - progresse aux dépens de la gauche traditionnelle. Le Partido Popular du dernier Premier ministre Mariano Rajoy progresse également. Après l’approbation d’un nouvel ensemble de mesures d’économies et de réformes, la Grèce a obtenu une nouvelle tranche de 10,3 milliards d’euros du plan de sauvetage. Un réaménagement de la dette semble devenir plus négociable, même si cela restera difficile pour l’Allemagne tant que les élections de 2017 n’auront pas eu lieu.

 

3. Banques centrales et politiques monétaires

La Federal Reserve américaine a préparé ce dernier mois les marchés financiers à une hausse des taux durant l’été. Plusieurs de ses membres – dont la présidente Janet Yellen – ont indiqué que l’économie était suffisamment forte pour poursuivre la normalisation des taux. La date de la hausse des taux - le 15 juin ou lors de la réunion de juillet - pourrait dépendre du référendum sur le Brexit, mais ce timing est en soi peu important. Le plus important est que le rythme des hausses de taux par la suite reste très progressif. Compte tenu des élections présidentielles en novembre, un statu quo après l’été n’est pas à exclure pour le reste de l’année. La Banque centrale australienne a abaissé ses taux à court terme de 0,25% à 1,75%, un nouveau plus bas historique. Malgré une croissance raisonnable, l’inflation reste inférieure à l’objectif. De nouvelles baisses des taux sont probables.

 

4. Devises

La livre sterling (GBP) s’est appréciée de 1,9% en mai, effaçant ainsi une partie des pertes antérieures. Les sondages d’opinion et les paris chez les bookmakers montrent depuis peu une marge limitée mais croissante pour le camp « Remain » dans le cadre du référendum du 23 juin. Les résultats des sondages restent toutefois variables et le pourcentage d’électeurs indécis fluctue autour de 15%. Depuis le début de l’année, la livre affiche toujours un recul de 4,3% par rapport à l’euro. Le dollar américain s’est lui renforcé par rapport à l’euro depuis la probabilité de plus en plus claire d’une hausse des taux cet été. Jusqu’à présent, les marchés prévoyaient une hausse des taux au plus tôt en fin d’année. Le dollar australien, enfin, a perdu du terrain en début de mois en raison de la baisse des taux et a clôturé le mois sur un recul de 2,2%.

 

5. Matières premières

L’or a atteint brièvement la limite de 1.300 dollars l’once en début de mois mais est retombé juste au-dessus de 1.200 dollars en fin de mois (- 5,7% en mai, en dollar). La perspective d’une hausse des taux aux États-Unis et la hausse du dollar ont rendu un investissement dans le métal précieux moins intéressant. Le pétrole a pour sa part poursuivi son redressement et le Brent a même atteint brièvement la barre des 50 dollars le baril (+ 5,3% en mai, en dollar). La stratégie de l’Arabie Saoudite consistant à pousser les producteurs moins rentables en dehors du marché semble avoir fonctionné, améliorant l’équilibre entre l’offre et la demande. Les matières premières industrielles ont connu un faible mois de mai, les stocks restant importants.

 

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