Vendredi 19/07/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

 

 

1. Marchés d’actions

Malgré une certaine volatilité, les marchés ont clôturé le mois dans le vert. En l’absence de fait d’actualité déterminant, les cours des actions ont évolué au gré des informations économiques, des résultats des sociétés, des commentaires des banquiers centraux et de la situation sur le marché des matières premières. Aux États-Unis, les derniers chiffres ne confirment pas encore l’amélioration observée au niveau des indicateurs précurseurs alors que dans la zone euro, les chiffres « durs » sont meilleurs que les indicateurs. Les résultats des sociétés au premier trimestre laissent apparaître une baisse des bénéfices et du chiffre d’affaires aux États-Unis. Des résultats décevants ont par exemple été publiés dans le secteur technologique (Apple, Microsoft), alors que les banques ont communiqué des résultats moins décevants que ceux redoutés par le marché. Les propos modérés de la présidente de la Fed Janet Yellen ont été favorables aux marchés en début de mois, mais le statu quo inattendu de la Banque centrale japonaise les a ensuite fait reculer. Tout cela a abouti à une zone euro figurant parmi les marchés les plus performants (+ 1,2% pour l’indice MSCI EMU), même si ce gain a été mis sous pression par la baisse du dollar américain. Le marché japonais a été le moins performant, mais la performance en euro a été soutenue par la hausse du yen. Sur les marchés émergents, les meilleures performances ont été à mettre à l’actif des marchés d’Amérique latine.

 

2. Marchés obligataires

Le rendement sur les obligations gouvernementales a évolué légèrement à la hausse en Europe comme aux États-Unis. Il ne s’agit pas là forcément d’un signal du marché concernant les attentes en matière de taux, mais plutôt de l’expression d’un appétit plus important pour le risque dans le chef des investisseurs qui ont troqué la sécurité des obligations gouvernementales contre des obligations d’entreprises un peu plus rémunératrices. Les spreads pour ces dernières se sont dès lors à nouveau contractés le mois dernier, et ce tant pour les émetteurs financiers que non financiers. Les spreads des pays de la périphérie par rapport aux obligations allemandes se sont légèrement accentués. En Espagne, aucune coalition, que ce soit de droite (Partido Popular et Ciudadanos) ou de gauche (PSOE et Podemos), n’est parvenue à former un gouvernement après les élections de décembre 2015. De nouvelles élections parlementaires seront dès lors organisées le 26 juin, mais le résultat pourrait bien être fortement identique. Les taux espagnols à 10 ans ont augmenté pour s’établir à 1,59 %, en ligne avec d’autres émetteurs européens. En Grèce, les négociations sur un nouveau plan de financement s’éternisent. Le FMI exige un réaménagement de la dette et de nouvelles économies, des mesures auxquelles respectivement Berlin et Athènes s’opposent. Un prêt de 2,3 milliards EUR doit être remboursé d’ici le 20 juillet.

 

3. Banques centrales et politiques monétaires

Les banques centrales continuent à dicter le sentiment sur les marchés même si, comme le mois précédent, elles ne sont pas passées à l’action. Cela a plus particulièrement été le cas de la Banque centrale japonaise qui, contre toute attente, n’a pas annoncé de nouvelles mesures de relance. Les récents chiffres de l’inflation (- 0,3 % en mars) et la faiblesse des dépenses des ménages avaient pourtant attisé les attentes de nouvelles mesures. Comme cela était généralement attendu, les banques centrales européenne et américaine ont laissé leur politique monétaire inchangée. La BCE veut ainsi d’abord pouvoir mesurer l’impact des mesures annoncées en mars alors que la Federal Reserve reste plutôt souple dans ses commentaires, même si elle a laissé la porte ouverte à une hausse des taux en juin en évoquant la solidité du marché du travail et la hausse de l’inflation structurelle. Les récents chiffres indiquant une croissance plus lente que prévue pourraient toutefois venir contrecarrer ce scénario.

 

4. Devises

Le yen japonais s’est renforcé (+ 4,8 % par rapport à l’euro) après la décision de la Banque centrale japonaise de ne pas prendre de mesures de relance monétaires supplémentaires. Le dollar américain a confirmé sa faiblesse du mois précédent après s’être pourtant quelque peu renforcé en début de mois. Plusieurs chiffres macroéconomiques décevants (PIB sur le premier trimestre, commandes de biens durables, ventes de détail) ont à nouveau soulevé des doutes quant au timing d’une hausse des taux aux États-Unis. Les devises liées aux matières premières ont clôturé le mois d’avril en hausse, à l’exception du dollar australien où les attentes d’une baisse des taux ont sensiblement augmenté après la publication d’une inflation inférieure aux prévisions.

 

5. Matières premières

Réunis à Doha le 17 avril, les producteurs de pétrole ne sont finalement pas parvenus à s’accorder sur un gel de la production, l’Arabie Saoudite maintenant son exigence que l’Iran gèle également la sienne. Tout comme il était prévu qu’un accord n’aurait pas un grand impact sur le cours du pétrole, cet échec - après une vague de ventes initiale - n’en a également eu que très peu. Au contraire, le cours du pétrole a encore augmenté en avril (+ 17,5 % en USD). La production américaine semble en effet être au plus bas sur les 18 derniers mois suite à la fermeture de puits de pétrole de schiste en raison de la faiblesse des prix. Une nouvelle tentative de coordination de la production sera encore entreprise en juin par l’OPEP et la Russie. Les prix des autres matières premières ont également poursuivi leur reprise grâce à des signes de stabilisation en Chine et au recul du dollar. Après avoir fluctué pendant plusieurs mois autour de 1.250 USD l’once, l’or a clôturé le mois légèrement en dessous de 1300 USD, son niveau le plus élevé depuis plus d’un an.

 

 

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