Jeudi 18/04/2019

Top Header

Langues

Le futur a commencé avant hier

Content creator

Qu’est-ce qu’un projet innovant ? Solvay, groupe chimique  belge qui investit dans des domaines où l’innovation est essentielle, y répond quotidiennement. Nicolas Cudré-Mauroux, responsable de la recherche et de l’innovation chez Solvay, explique pourquoi faire les bons choix est primordial lorsqu’on se lance dans un nouveau projet.

« Mon horizon, c’est la décennie »

La stabilité dans le temps a toujours fait partie de la culture de la famille Solvay. Au-delà de cette vision à long terme, la passion pour l’innovation est également une source de différenciation très importante pour cette entreprise aux racines familiales. C’est d’ailleurs cet esprit d’innovation qui fut à l’origine de la décision de soutenir ce projet un peu fou qu’est le Solar Impulse. Qui aurait pu miser sur le succès de cet avion solaire  (dont 6.000 pièces sont directement issues de Solvay) il y a 14 ans ?

Créer de la valeur

L’innovation, qu’on confond souvent avec la nouveauté, se définit par une attitude, une ouverture d’esprit, mais aussi et surtout par la création de valeur. « Chez Solvay, quand on prend un risque important mais avec un potentiel important de nature à révolutionner le marché, on parle d’innovation de rupture, qui consiste à sortir de sa zone de confort pour entrer en territoire inconnu », précise Nicolas Cudré-Mauroux. Comment ensuite gérer les risques qui y sont associés ? En prenant les bonnes décisions.

Faire les bons choix

Pour lancer un projet, deux éléments sont fondamentaux : définir la création de valeur (le degré d’innovation) et faire des choix. Mais pas n’importe lesquels. En effet, une exécution moyenne dans la bonne direction est mieux que le contraire. « Autrement dit, il vaut mieux un très bon projet un peu moins bien exécuté qu’un mauvais projet bien exécuté ». Une nuance qui peut faire toute la différence dans le succès de celui-ci.

Sélection de critères

Une fois le domaine d’intérêt défini, il est nécessaire de le confronter à une série de critères pour voir si le projet tient la route : est-il en ligne avec la stratégie, quel est le potentiel financier, le potentiel de différenciation, le temps estimé nécessaire, les ressources requises pour la première décision, la probabilité de succès et l’impact sur le portfolio (valorisation). Pour faire progresser le projet, il faut également une certaine indépendance en interne, c’est-à-dire que les décisionnaires des projets ne soient pas les contrôleurs des ressources. Selon Nicolas Cudré-Mauroux, « l’échec d’un projet est souvent lié à un manque de discipline et au fait de vouloir courir trop de lièvres à la fois. Il ne faut donc pas hésiter non plus à éliminer suffisamment de projets dès le départ ». En somme, poser toutes les questions qui font mal le plus tôt possible !

Innovation collaborative

Les valeurs de responsabilité et d’excellence sous-tendent le travail quotidien des 2.340 chercheurs de Solvay, qui collaborent souvent avec des start-ups pour améliorer et accélérer le transfert de connaissances : « Travailler aux côtés d’un partenaire de développement critique est très instructif pour nous et en échange, nos moyens leur permettent de les aider à croître ». Une vraie complémentarité où tout le monde y gagne. « En conclusion, un projet naît de l’interaction de tous les départements, qui se nourrissent mutuellement : la curiosité suscitée par les scientifiques, les solutions développées par les chercheurs et la création de valeur apportée par l’innovation ». C’est ce qu’on appelle une parfaite alchimie !

Mail