Vendredi 19/07/2019

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Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'œil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

Les marchés d’actions ont été sous l’emprise des banques centrales en 2015, y compris durant le dernier mois de l’année. La BCE n’a pas été jusqu’à l’extrême limite avec son nouvel assouplissement monétaire, ce qui a surtout provoqué une importante correction sur les bourses européennes. La baisse persistante des prix des matières premières a elle encore renforcé l’attitude « risk-off » dans le chef des investisseurs. La première hausse de taux attendue aux Etats-Unis a été accueillie sans heurts par les marchés. Finalement, le mois de décembre s’est terminé sur une perte claire en Europe et des pertes plus limitées sur les autres marchés, même si leurs performances en euro ont été influencées négativement par le renforcement de cette devise. Au final, 2015 aura été une année de nouveaux cours records (de tous les temps aux États-Unis et depuis la crise financière en Europe) mais aussi de volatilité. Une volatilité d’origine à la fois économique et géopolitique. Les bulletins économiques se sont avérés mitigés également en décembre, avec un chiffre décevant pour l’indicateur ISM de l’industrie manufacturière mais aussi d’excellents chiffres du chômage aux États-Unis, ou de solides ventes de détail mais un faible indicateur PMI en Chine. Au début de la saison des résultats, le marché s’attend à une baisse des bénéfices d’environ 5 % pour le S&P500, mais ce chiffre négatif est dû en grande partie au secteur pétrolier. Sans ce secteur, la croissance bénéficiaire serait proche de zéro. Les chiffres de croissance bénéficiaire aux États-Unis seront clairement influencés par la solidité du dollar, avec également un début d’accentuation de la pression salariale.

 

Les taux obligataires allemands à dix ans ont fluctué entre 0,07 % (avril) et 0,95 % (juin) en 2015 en raison d’anticipations d’inflation tenant moins compte du scénario de déflation. L’année s’est terminée sur un taux à 0,63 %, soit une légère hausse en décembre qui s’est dessinée au début du mois, lorsque la BCE a annoncé ne pas vouloir accentuer davantage son programme d’achat d’obligations. Les spreads des pays de la périphérie sont restés relativement stables, à l’exception de l’Espagne et de la Grèce. Les élections espagnoles ont en effet compliqué la donne et la formation du gouvernement s’avère extrêmement difficile, sans parler de l’impasse au niveau régional en Catalogne. En Grèce, le Premier ministre Alexis Tsipras semble moins enclin à procéder à la réforme des pensions promise aux « institutions ». Aux États-Unis, les taux à dix ans sont restés très stables ces derniers mois et le mois de décembre n’a pas échappé à la règle. Les spreads pour les obligations high yield augmentent, ce qui représente aussi un signe d’aversion au risque des investisseurs.

 

La Banque centrale européenne et la Federal Reserve sont toutes deux passées à l’action en décembre. La BCE a abaissé ses taux, mais a déçu les grandes attentes des marchés (voir notre article : « Draghi a déçu les marchés : il fallait bien une première fois !»), notamment au niveau de la création constante d’argent, ce qui a surtout animé les marchés d’actions et de devises. Cela pourrait aussi faire naître l’attente de nouvelles mesures de relance monétaire par la BCE en 2016, mais tout dépendra de l’évolution de la croissance économique et, surtout, de l’inflation. Après avoir maintes fois reporté sa décision en 2015, la Federal Reserve américaine a relevé ses taux pour la première fois depuis 2006, confirmant par ailleurs le rythme progressif des hausses de taux à l’avenir (voir notre article : « Première hausse des taux depuis 2006 aux États-Unis »).

 

Les commentaires modérés de la FED et, surtout, l’assouplissement monétaire moins important qu’attendu de la BCE ont renforcé l’euro par rapport à la plupart des autres devises. La réévaluation du dollar américain par rapport à l’euro en 2015 est de ce fait restée « limitée » à 10,2 %. La livre (GBP) a reculé en décembre. La Banque d’Angleterre pourrait suivre moins vite l’exemple de la FED pour relever ses taux dans un contexte de faible croissance et dans la perspective du référendum sur le Brexit. Le dollar néo-zélandais s’est apprécié grâce à une croissance meilleure que prévu et malgré une nouvelle baisse des taux. Les autres devises sensibles aux matières premières ont reculé en décembre. Le yuan chinois s’est déprécié (-4,7 % par rapport à l’euro) : la Chine viserait-elle une dépréciation de sa devise pour stimuler son économie ?

 

Les cours du pétrole ont à nouveau très nettement reculé en décembre, clôturant ainsi en territoire négatif pour la troisième année d’affilée (-35,3 % en USD en 2016). L’OPEP a annoncé avoir abandonné totalement les plafonds de production qui, dans la réalité, n’existaient déjà plus. De plus, les États-Unis devraient revenir sur les marchés d’exportation après 40 ans d’absence. Pas vraiment de quoi faire disparaître l’excédent d’offre. Ceci est aussi la raison pour laquelle l’agitation au Moyen-Orient en 2015 n’a pratiquement pas eu d’influence sur les cours du pétrole. Les autres matières premières ont mieux résisté en décembre, mais globalement, l’année 2015 aura été catastrophique en raison du ralentissement de la croissance en Chine. Le cours de l’or a à peine réagi à la hausse des taux (largement anticipée) aux États-Unis.

 

 

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