Vendredi 19/07/2019

Top Header

Langues

Monthly Market News

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique.

 

Après un mois d’août particulièrement mauvais, septembre n’aura guère apporté d’amélioration sur les marchés d’actions. Ceux-ci ont oscillé durant la première partie du mois entre optimisme (la plupart des indices indiquant une consolidation de la situation économique aux Etats-Unis) et pessimisme (en raison des chiffres décevants de l’économie chinoise). Après la décision de la Fed de maintenir ses taux courts en l’état, les marchés ont même encore accentué leur plongeon. Cette décision – et ses motivations – sont assurément révélatrices de l’incertitude des dirigeants de la Banque centrale américaine quant à la politique monétaire à mener (nous vous invitons à relire à ce sujet notre article « Le rendez-vous manqué de la FED »). En tout état de cause, cette indécision aura à l’évidence contribué pour sa part aux mauvais résultats boursiers en septembre (MSCI EMU -4,6%); et donc à générer un troisième trimestre particulièrement faible. De surcroît, sur le marché européen, le « scandale du diesel » de VW aura pesé bien lourd. L’Eurostoxx50 a pu, de justesse, se maintenir au-dessus des 3.000 points. Avec la clôture du trimestre, revient aussi la saison des résultats des entreprises. Le consensus pour celles du S&P500 s’oriente vers une baisse de leur bénéfice d’environ 5 % (par rapport à l’année passée à la même date) ; ce qui est considérable, surtout après le recul du bénéfice déjà enregistré au deuxième trimestre. Le secteur de l’énergie est en grande partie responsable de cette baisse annoncée. Si l’on exclut ce secteur, les bénéfices des sociétés du S&P500 augmentent néanmoins de 2 %.

 

Les investisseurs allergiques au risque ont recherché tant en Europe qu’aux Etats-Unis la sécurité des obligations, avec pour conséquence des taux plus bas. L’obligation d’Etat allemande à 10 ans a reculé de 20 points de base à 0,59 %. Le taux belge est descendu en deçà de 1 % et le taux américain se rapproche du niveau de 2 %. Les spreads au sein de la zone euro entre les pays de la périphérie et les pays du « noyau fort » se sont légèrement détendus. En Grèce, les élections remportées relativement facilement par Syriza, les élections au Portugal et celles programmées en décembre au niveau national en Espagne n’ont eu aucune influence notable sur les marchés. Les spreads des obligations corporate ont, quant à eux, eu tendance à augmenter. Ceci est dû en grande partie aux sociétés pétrolières et celles actives dans les matières premières qui pâtissent en ce moment de la rechute des prix. A partir de fin octobre, nous devrions nous attendre à nouveau de la part des Etats-Unis, à des discussions quant à l’augmentation du plafond de la dette. En 2013, celle-ci s’était produite après un « shutdown » de l’administration américaine ; ce qui pourrait à nouveau créer une haute tension sur les marchés.

 

Comme globalement attendu, en septembre, la Fed n’a pas encore rehaussé son taux court. Le ralentissement de la croissance chinoise et son impact sur l’économie américaine et l’inflation a été invoqué comme justification à cette décision. La présidente Janet Yellen a reconnu dans une récente intervention qu’il fallait s’attendre à une première hausse encore avant la fin de cette année (en d’autres mots : en décembre). Par ailleurs, la majorité des données économiques aux Etats-Unis vont dans le sens d’une pareille hausse ; même si un ralentissement est perceptible dans l’industrie, conséquence notable d’un dollar cher et d’une économie mondiale dont la vigueur refroidit. La BCE, de son côté, a poursuivi son programme de stimulus (quantitative easing) via l’achat d’obligations. Ce mouvement a pu jusqu’ici efficacement rehausser le niveau d’octroi de crédit. Cependant, en réponse à la chute continue du prix du pétrole et des matières premières, l’inflation n’évolue pas encore dans la bonne direction. Ceci ressort aussi des attentes implicites de l’inflation par le marché qui sont récemment retombées. Une extension du programme de stimulus est dès lors de l’ordre du possible. Au courant du mois de septembre, un certain nombre de Banques centrales ont encore abaissé leur taux ; ce fut le cas en Norvège, en Nouvelle-Zélande et en Inde. La croissance dans ce dernier pays reste, il est vrai, l’une des plus soutenues en Asie, mais même là, un ralentissement de l’activité économique s’en ressent.

 

Le billet vert a fluctué ces derniers mois en fonction des attentes relatives à la hausse des taux par la Fed. Il est resté in fine quasi inchangé. Les devises, dépendantes de l’évolution des prix des matières premières, ont dû une fois de plus battre en retraite. Le dollar canadien affiche pour l’instant son plus bas niveau en 11 ans face au cousin américain. Le real brésilien poursuit sa chute (près de -27 % sur les trois derniers mois !). La couronne norvégienne perd également du terrain (-2,5 % par rapport à l’euro), et ce à cause des bas prix du pétrole et de la baisse des taux à court terme. Toutefois l’inflation en Norvège reste au-dessus de l’objectif de 2 %, de nouvelles baisses de taux n’étant pas à exclure afin de soutenir  l’économie.

 

Les prix des matières premières restent soumis aux prévisions de la croissance chinoise et, à ce sujet, on s’attend à peu d’améliorations dans les prochains mois. Par conséquent, la plupart des segments des marchés des matières premières ont reculé une nouvelle fois en septembre, avec, en tête, les prix du pétrole (-10,8 % pour le brent, en dollar américain). Des limitations de production de la part des pays membres de l’OPEP ne sont pas encore à l’ordre du jour. Le seul soutien du prix du pétrole pourrait provenir des chiffres de la production et des stocks aux Etats-Unis lesquels sont, d’après les données de l’agence internationale de l’énergie, désormais en diminution. Pour leur part, les métaux précieux n’ont pu tirer parti de l’incertitude sur les marchés.

 

MSCI indices: source MSCI. Neither MSCI nor any other party involved in or related to compiling, computing or creating the MSCI data makes any express or implied warranties or representations with respect to such data (or the results to be obtained by the use thereof), and all such parties hereby expressly disclaim all warranties of originality, accuracy, completeness, merchantability or fitness for a particular purpose with respect to any of such data. Without limiting any of the foregoing, in no event shall MSCI, any of its affiliates or any third party involved in or related to compiling, computing or creating the data have any liability for any direct, indirect, special, punitive, consequential or any other damages (including lost profits) even if notified of the possibility of such damages. No further distribution or dissemination of the MSCI data is permitted without MSCI’s express written consent.

Mail