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Market News - Septembre 2014

Investment Desk Analyst

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.

Votre rendez-vous mensuel avec les marchés financiers. Quelles étaient les principales tendances du mois dernier en matière d'actions, d'obligations, de devises et de matières premières ? Découvrez en un coup d'oeil les faits saillants de l'actualité macroéconomique grâce à l'analyse de notre expert.
 

 

 

Les marchés d’actions ont mal débuté au mois d’août. Après la hausse enregistrée au cours des mois précédents, les foyers de tension en Irak, à Gaza, en Ukraine ainsi que la crise de la dette en Argentine et les difficultés de la banque portugaise Espirito Santo ont incité de nombreux investisseurs à se montrer beaucoup plus prudents. Tous les placements à risques n’ont toutefois pas été logés à la même enseigne. Les marchés émergents, généralement touchés lorsque l’aversion au risque refait surface, ont par exemple bien résisté. En comparaison avec la plupart des autres marchés, les valorisations y restent relativement attrayantes. Ensuite, les chiffres macroéconomiques favorables aux États-Unis (davantage de croissance des bénéfices) et ceux décevants enregistrés en Europe (plus d’incitants monétaires) ont restauré une tendance positive. Le mois s’est clôturé par de larges gains pour toutes les régions, à l’exception du Japon. Le S&P500 a même franchi pour la première fois la barre des 2 000 points. Compte tenu de la faiblesse de l’économie européenne, les performances des actions européennes restent sensiblement en-deçà depuis le début de l’année.

 

De nouveaux records de taux pour les obligations européennes ont également été enregistrés: les rendements des obligations gouvernementales retombent à des niveaux sans précédent. Pendant la première quinzaine du mois, ce sont surtout les tensions géopolitiques qui ont entraîné la chute des taux d’intérêt, alors que par la suite, ce sont les résultats économiques décevants de l’ensemble de la zone euro et notamment aussi, de façon étonnante, ceux de l’Allemagne, qui ont joué un rôle déterminant en la matière. Ces chiffres ont une nouvelle fois ravivé les craintes de déflation, ce qui a de nouveau renforcé l’éventualité d’une action monétaire complémentaire (le rachat d’obligations sur le marché) venant de la BCE. Son président, Mario Draghi, l’a d’ailleurs reconnu sans équivoque. Les tensions géopolitiques constatées au cours de la première quinzaine du mois ont entraîné une poussée temporaire des spreads pour les obligations souveraines des émetteurs périphériques et les obligations d’entreprises. La situation est revenue à la normale avant la fin du mois. Les investisseurs continuent à rechercher du rendement.

 

Alors que les marchés se demandent si la BCE va lancer un nouvel incitant monétaire, les États-Unis s’interrogent plutôt sur le fait de savoir quand la Banque centrale procédera à la première augmentation du taux d’intérêt. En ce qui concerne les États-Unis, les marchés misent sur une première majoration du taux à court terme au deuxième trimestre 2015, à condition toutefois que les récents chiffres macroéconomiques plutôt favorables se confirment. La Réserve Fédérale surveillera surtout l’évolution du chômage, y compris du chômage « dissimulé » des travailleurs à temps partiel et des chômeurs de longue durée qui ne sont plus repris dans les statistiques. Compte tenu de l’évolution plane de la croissance des revenus, il n’est pas encore question d’une surchauffe du marché du travail.

 

L’euro s’affaiblit depuis plusieurs mois déjà, et cette tendance s’est encore accentuée au cours du mois écoulé. La faiblesse de l’économie et les attentes qui en résultent en termes de politique monétaire plombent encore davantage la monnaie européenne. Par rapport au dollar américain, l’euro a perdu 1,9 % en août mais s’est également affaibli vis-à-vis d’autres devises. À long terme, l’excédent commercial structurel de la zone euro reste un soutien pour cette monnaie.

 

Malgré les tensions au Moyen-Orient, en particulier dans un certain nombre de pays producteurs de pétrole (Irak, Libye), les prix du pétrole ont poursuivi leur chute au mois d’août. Depuis le récent pic de 115 dollars/baril atteint à la mi-juin, le Brent est retombé sous les 100 dollars/baril, soit son plus faible niveau depuis plus d’un an. La production n’a été mise en péril nulle part et les stocks sont suffisamment importants, tandis que la demande reste faible en raison de la lente croissance de l’économie mondiale. La force du dollar a également un effet de compression du prix du pétrole.

 

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