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Monthly Market News
Monthly Market News - Juillet 2020 – Tendances sur les marchés financiers
Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
Au cours du mois de juillet, les marchés d’actions ont oscillé entre espoir et crainte, pour finalement clôturer le mois en statu quo. Le dollar s’est fortement déprécié alors que le cours de l’or a atteint un nouveau record historique. Analyse de cette actualité.
Marchés d’actions : entre espoir et crainte
Les marchés d’actions ont progressé ces dernières semaines, mais sans grande conviction, et le sentiment des investisseurssentiment des investisseurs s’est dégradé vers la fin du mois. Du côté des nouvelles positives, citons les chiffres économiques qui font état d’une reprise assez solide de l’activité économique. Les raisons ? La contraction économique liée au Covid-19, les progrès dans le développement d’un vaccin contre le coronavirus et l’accord sur le budget pluriannuel européen ainsi que sur le fonds de relance. Aux États-Unis, le fait que les mesures de soutien n’ont pour le moment pas encore été prolongées, l’accroissement des tensions avec la Chine et les signes d’un essoufflement de la reprise de l’activité dû à la hausse des contaminations ont pesé sur les marchés d’actions, qui ont clôturé le mois de juillet sur une note négative.
Malgré les bonnes nouvelles en Europe, les actions européennes n’ont pas réussi à surperformer (en devise locale). La publication des résultats des entreprises moins favorables et l’appréciation de l’euro ont eu des répercussions négatives. Une nette tendance à la hausse a été observée pour les actions chinoises. Les actions émergentes ont affiché la meilleure performance régionale au cours du mois écoulé.
Aux États-Unis, les actions de croissance – technologie en tête – ont encore eu le vent en poupe, malgré un petit passage à vide durant la seconde moitié du mois, lorsque les actions cycliquesles actions cycliques ont surperformé. Les excellents résultats trimestriels de sociétés comme Apple, Amazon et Facebook ont permis au secteur technologique de surperformer à nouveau. Les cinq plus grandes actions (toutes technologiques ou apparentées) représentent ensemble plus de 20 % de la capitalisation boursière du S&P 500. L'évolution du cours de ces 5 valeurs a donc une grande influence sur l'indice américain.
Marchés obligataires : une volatilité restreinte
Cela fait quatre mois d’affilée que les rendements sur les obligations de référence allemandes et américaines ne bougent quasiment pas. De manière générale, les taux ont tout de même baissé par crainte d’un essoufflement de la reprise économique à la suite du rebond des cas de coronavirus. Les banques centrales restent également présentes sur le marché avec leurs programmes d’achat. Le taux à 10 ans américain est passé sous la barre de 0,6 % et le taux allemand sous -0,5 %.
L'accord sur le budget pluriannuel de l'UE et le fonds de relance corona a entraîné une nouvelle contraction des spreads spreads des obligations d'État des pays du sud de la zone euro. Les différentiels ont pratiquement renoué avec leurs niveaux « pré-coronavirus » et le taux italien a de nouveau chuté à 1 %.
Les spreads des obligations d’entreprise se sont également de nouveau repliés, tant sur le segment « investment grade investment grade » que sur le segment « high yieldhigh yield ». La BCE reste active sur le marché obligataire (aussi bien des entreprises que de la dette publique).
Banques centrales : des prévisions prudentes
Après l’avalanche de mesures de soutien monétaire annoncées ces derniers mois, les banques centrales n’ont pas pris de nouvelles mesures majeures en juillet. Lors de sa réunion de fin juillet, la Réserve fédérale américaine s’est montrée prudente vis-à-vis des perspectives économiques. Malgré l’amélioration de ces derniers mois, l’activité reste largement inférieure à son niveau d’avant-crise et son évolution continuera de dépendre de l’évolution de la pandémie. Cela laisse la porte ouverte à une politique monétaire encore plus accommodantepolitique monétaire encore plus accommodante dans les mois à venir.

La Banque centrale européenne a également indiqué que les risques sur l’économie étaient orientés à la baisse. La BCE semble satisfaite du résultat des mesures prises jusqu'à présent sur les marchés. Sauf circonstances imprévues, les mesures actuelles pourraient suffire pendant plusieurs mois. Les économistes s’attendent néanmoins à ce que le programme d’achat d’obligations PEPP soit à nouveau étendu et prolongé avant la fin de l’année.
La banque centrale chinoise n’a pas non plus entrepris de nouvelles actions le mois dernier. Vu l’évolution favorable de l’économie, aucune mesure supplémentaire ne devrait d’ailleurs être prise dans un avenir proche.
Devises : une forte dépréciation du dollar
Le dollar s’est fortement déprécié par rapport à l’euro (-4,9 %) en juillet. Ce recul est dû à la vigueur de la monnaie européenne, mais surtout aussi à la faiblesse du billet vert lui-même. En témoigne l’évolution du dollar par rapport au panier des devises des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. Cette dépréciation de la monnaie américaine s’inscrit dans un contexte marqué par les incertitudes économiques liées à la progression de l’épidémie et par la perspective que les taux resteront bas pendant encore plusieurs années. Le rebond de l'euro à la suite de la conclusion d'un accord sur le budget pluriannuel et le fonds de relance corona a eu des répercussions négatives sur des devises considérées comme des valeurs refuges comme le franc suisse et le yen japonais. Les devises scandinaves (SEK et NOK) sont restées globalement inchangées par rapport à l’euro. La livre sterling est restée relativement stable malgré l’absence d’avancées dans les négociations sur le Brexit.
La plupart des devises émergentes ont profité de la faiblesse du dollar et ont relativement bien progressé par rapport au dollar en juillet. Ce sont surtout les devises qui avaient le plus reculé auparavant (real brésilien, rand sud-africain…) qui ont tiré leur épingle du jeu.
Matières premières : un plafond historique pour l'or
Le cours de l’or a atteint un nouveau record, au-dessus de 1 950 dollars l’once. Le précédent record datait de 2011. La persistance des incertitudes économiques dues à l’augmentation des cas de coronavirus et la perspective que la politique monétaire restera extrêmement souple (taux d’intérêt bas et augmentation de la taille du bilan des banques centrales) pendant de nombreuses années sont des facteurs qui soutiennent le cours de l’or. La faiblesse du dollar joue également en faveur du métal précieux.
Le Brent a continué de se redresser en début de mois, mais le rebond du cours a ensuite été freiné par la réduction à venir des restrictions de production de l'OPEP+ et par la nouvelle flambée de cas de coronavirus dans le monde. Les États-Unis, le Brésil et l'Inde représentent ensemble un quart de la consommation mondiale de pétrole, mais ce sont aussi les pays où le coronavirus fait toujours des ravages. On peut donc craindre que la demande de pétrole ne se normalise pas avant longtemps.
Le PIB chinois est déjà repassé au-dessus de son niveau « pré-coronavirus » du quatrième trimestre 2019 au deuxième trimestre. La demande de matières premières du plus gros consommateur mondial s’est largement redressée. Les prix des métaux industriels ont poursuivi leur hausse en juillet et la plupart ont retrouvé leur niveau (en USD) du début d’année ou l’ont même dépassé, comme le cuivre.
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