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100 000 milliards d'euros d'investissements ESG !
Par Kris Organe - Private Banking Portfolio Manager
L'ESG comme nouvelle norme d'investissement.
L’année 2019 a permis un bon en avant des investissements responsables. Nous avons donc voulu revenir sur qu’est-ce que cela représentait et qu’elles étaient les initiatives prises. La tendance est encourageante car elle semble s’accélérer tant du point de vue de la demande que de l’offre.
La tendance s’est accélérée après 2006 lorsque, sous la direction de Kofi Annan, les Nations Unies ont lancé les Principes pour l'Investissement Responsable (en anglais: United Nations Principles for Responsible Investment, en abrégé UN PRI). Au-delà d’être un réseau de signataires, les UN PRI proposent surtout un ensemble d’actions pour que les investisseurs intègrent six principes, ambitieux et sur base volontaire, dont la considération des aspects ESG (facteurs Environnemental, Social et de Gouvernance) dans leurs pratiques d’investissement.
Les principes ont été élaborés par des investisseurs, pour des investisseurs. En adhérant aux Principes pour l'Investissement Responsable, désormais reconnus internationalement, les institutions d'investissement signataires s'engagent d’une part, à intégrer une analyse ESG dans leur processus d'investissement et d’autre part, à engager un dialogue actif sur les aspects ESG avec leurs clients, leurs pairs et les entreprises dans lesquelles elles investissent. De plus, cela permet aux signataires de démontrer ouvertement leur engagement en faveur de l'investissement responsable.

Aujourd’hui, les UN PRI approchent les 2 500 signataires et
100 000 milliards d'euros d'actifs investis respectant ces principes. Grâce à cette initiative, l'ESG est devenu la nouvelle norme d'investissement.
3 raisons pour lesquelles une analyse ESG est si importante
L'intégration de l'analyse ESG dans le processus d'investissement, également connue sous le nom d'analyse de durabilité, répond à l'une des tendances les plus importantes que nous observons dans le monde actuellement.

D’une part, les consommateurs, en particulier la jeune génération, prennent de plus en plus en compte dans leur comportement la durabilité de leurs achats ou des entreprises avec lesquelles ils s'associent. Sur le plan économique, on parle d'une demande "du bas vers le haut".

En outre, il y a aussi une orientation "d'en haut" vers plus de durabilité. En effet, plusieurs initiatives législatives, les gouvernements et de plus en plus les institutions européennes, nous poussent lentement mais sûrement vers des produits et des comportements plus durables.

Enfin, une analyse ESG donne une image plus complète et plus holistique d'une entreprise et de ses activités. Elle nous donne un meilleur cadre d’analyse afin que nous puissions mieux évaluer le rendement attendu, mais surtout les risques potentiels d'un investissement. En intégrant une analyse ESG approfondie dans le processus, nous voulons, en tant qu'investisseurs, soutenir ces trois bonnes raisons.
  • Environnement
    Ces critères évaluent la prise en compte par l'entreprise de son empreinte environnementale en termes de priorité et de performance (consommation d'énergie et d'eau, production de CO2 et de déchets, pollution, etc.)
  • Société
    Les critères portent sur l'impact sociétal de l'entreprise auprès de l'ensemble de ses parties prenantes, par exemple le respect des droits du travail, de la santé et de la sécurité de chacun, de la non-discrimination, etc.
  • Gouvernance
    Ces critères concernent la façon dont l'entreprise est gérée, dirigée et contrôlée, en mettant l'accent sur les règles de déontologie et de transparence, notamment dans les relations entre la direction, le conseil d'administration et les actionnaires.
Avec son Green Deal, l'Europe doit désormais devenir le premier continent neutre sur le plan climatique d'ici 2050.
3 initiatives au niveau européen
En janvier 2020, la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyden, a annoncé ses plans ambitieux dont : le « Green Deal » de l'UE. L'Europe doit désormais devenir le premier continent neutre sur le plan climatique d'ici 2050. Ces plans visent non seulement à réduire la production de carbone au sein de l'UE elle-même, mais aussi à réduire les émissions de carbone « importées » par les chaînes de production en dehors de l’Europe. Outre les bâtiments, qui représentent 40 % de la consommation d'énergie, le pacte vert de l'UE couvre de nombreux secteurs de l'économie, notamment l'énergie, la mobilité, l'agriculture et l'industrie. Selon les prudentes premières estimations, 250 milliards d'euros seraient nécessaires chaque année pour financer ce Green Deal.

Afin de réaliser ces projets, le gouvernement européen ne se contentera pas d’une réglementation ou d’une taxation plus stricte. Grâce à des subventions et à une communication intense, elle encouragera également l’économie circulaire. A l’inverse de l’économie linéaire qui se débarrasse des matériaux en fin de vie économique,
l’économie circulaire maintient les produits, leurs composants et les matériaux en circulation le plus longtemps possible à l’intérieur du système, qui fonctionne alors en boucle, en évitant les déchets.

Cependant, la confusion règne encore sur ce qui est exactement « durable ». Pour clarifier ce point, en mars 2020, un groupe de travail de la Commission européenne a publié un rapport intitulé
EU Taxonomy, un outil qui dirige les différents acteurs dans la transition vers un économie sobre en carbone, résiliente et économe en ressources. Cette taxonomie fixe d’une part, une liste détaillée d'activités économiques qui, selon la Commission européenne, contribuent à la mise en œuvre de l'accord de Paris sur le climat et fixe d’autre part, des seuils de performance pour ces activités économiques afin qu’elles apportent une contribution substantielle à l’un des six objectifs environnementaux choisis ; qu’elles ne nuisent pas aux cinq autres ; et qu’elles respectent les garanties minimales (par exemple, les principes directeurs de l'OCDE pour les entreprises multinationales et les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux droits de l'homme).Cette nouvelle « encyclopédie pour l’investissement durable » devrait fournir, en quelque sorte, un langage commun qui facilite l'évaluation par chacun de ce qui est durable.
3 initiatives au niveau mondial
Diverses initiatives ont également été prises au niveau mondial, sous les auspices des Nations Unies, pour rendre le monde dans son ensemble, et pas seulement l'économie, plus durable. Les UN PRI sont l'une de ces initiatives, mais il existe encore trois initiatives importantes qui tentent de mettre en place cette société durable de demain.

En 2000,
le Pacte mondial des Nations Unies a été lancé. Ce pacte incite les entreprises mais aussi la société civile, les gouvernements, les universités à adopter une attitude socialement responsable en s'engageant à intégrer et à promouvoir 10 principes repris sous 4 grands thèmes : le respect des droits de l'homme, des droits du travail et de l'environnement, en plus de la lutte contre la corruption.

Sous l’égide de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les
conférences des parties, mieux connues sous le nom de COP, sont organisées annuellement. C’est ainsi que la COP3 est devenue le protocole de Kyoto et que la COP25 est devenue l'accord de Paris. Ces accords ont formalisé l'ambition de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius, une ambition que sera progressivement refléter dans la législation locale, comme les normes d'émission et la taxe carbone.

Enfin, faisant suite aux MDG ou Millennium Development Goals dont la date butoir était 2015, les
SDG ou Sustainable Development Goals ont été fixés comme le nouveau programme mondial des Objectifs de Développement Durable à atteindre pour 2030. Ces SDG se distinguent non seulement par leurs objectifs ambitieux, mais aussi par leur acceptation mondiale et leurs représentations simples avec leurs icônes colorées. Les SDG sont souvent utilisés par les investisseurs comme cadre de référence pour évaluer l'impact de leur portefeuille d'investissement sur la société.
Conclusion
Le groupe Degroof Petercam est depuis longtemps convaincu qu'une analyse ESG approfondie, en plus de l'analyse financière fondamentale, est une partie importante du processus d'investissement. Pas seulement parce que la durabilité est un mot à la mode, pas seulement parce qu’elle permet une meilleure gestion du couple rendement-risque. Il s'agit d'une tendance structurelle qui est soutenue par les consommateurs et les gouvernements et que nous voulons soutenir. C'est pourquoi DPAM (Degroof Petercam Asset Management) a déjà signé les Principes pour l'Investissement Responsable en 2011 et qu’aujourd’hui nous appliquons systématiquement ces principes dans vos investissements.
Pour plus d'informations,veuillez consulter le site https://www.sustainabilityknowledgecentre.com/
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Règlementé par l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) et la Banque Nationale de Belgique TVA BE 0403 212 172 RPM Bruxelles
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