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Bilan des marchés financiers en décembre
Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
2019 a été une année de hausse pour quasiment tous les actifs d'investissement. C’était également le cas en décembre, à l’exception des obligations qui ont dû céder du terrain le mois dernier. Notre expert, Johan Gallopyn, analyse pour vous les principales tendances observées sur les marchés des actions, des obligations, des devises et des matières premières.
Marchés d'actions : 2019, une année en trois temps
Après des performances décevantes en 2018, les marchés d’actions ont affiché d’excellents résultats en 2019. En début d’année, le moteur de la hausse des marchés boursiers tenait surtout au revirement de la politique monétaire des banques centrales (moins souple en 2018 vers un nouvel assouplissement dans le courant de 2019). À partir du mois de mai, les marchés ont été placés sous le signe d’une nouvelle escalade tarifaire dans le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Après l’été, la hausse a repris, soutenue par des signaux d’une stabilisation de l’activité économique et la perspective d’une première phase d’un accord commercial. Après les mois d’été, les marchés ont été caractérisés par une rotation tant au niveau sectoriel qu’au niveau géographique – quoique dans une moindre mesure. Les marchés d'actions européens, où les secteurs cycliques et financiers sont fortement représentés, ont réalisé des performances relativement supérieures après l'été. En décembre, ce sont surtout les marchés émergents qui ont engrangé de solides résultats, tant en Asie qu’en Amérique latine. Les performances des actions américaines et japonaises ont été en partie neutralisées au cours du mois écoulé par l’évolution négative de la devise des deux pays.
Marchés obligataires : 2019, une solide performance inattendue
Les marchés obligataires ont également affiché de solides performances, malgré la rémunération d’intérêts déjà faible en début d’année, et affichent une performance que l’on n’attendait guère au début de 2019. Les taux obligataires aux USA et dans la zone euro ont quitté leurs planchers de début septembre. Le spectre de la récession, que certains indicateurs avaient pointé durant les mois d’été, semble s’être éloigné à la suite de la stabilisation des indicateurs économiques avancés. En décembre, la tendance à la hausse des taux s'est poursuivie, si bien que, parmi les pays du noyau de l’euro, seules les obligations à 10 ans d'Allemagne et des Pays-Bas sont encore cotées avec un taux négatif. Les spreads des pays périphériques se sont encore légèrement resserrés en décembre, étendant ainsi encore le gain de l’ensemble de 2019. Les spreads des obligations d’entreprises en euro (« investment grade » et « high yield ») ont clôturé 2019 à leur niveau le plus bas de l’année, mais restent largement supérieurs aux planchers début 2018 et lors des cycles économiques précédents. En décembre, les spreads ont encore considérablement baissé. L’amélioration de l’environnement macroéconomique et la relance du programme d’achat d’obligations de la BCE depuis novembre ont soutenu le marché.
Banques centrales et politique monétaire : assouplissement en 2019, en attente en 2020
La Réserve fédérale a procédé en 2019 à des baisses de taux en trois étapes (juillet, septembre, octobre), à chaque fois de 0,25 %. Comme prévu, la Banque centrale américaine n’a pas touché aux taux d'intérêt en décembre et a indiqué que des modifications importantes des perspectives de croissance ou d'inflation seraient nécessaires pour ajuster les taux à la baisse et à la hausse. La Fed elle-même prévoit un taux stable pendant toute l’année 2020. En 2019, la Banque centrale européenne a assoupli sa politique monétaire en septembre par une baisse du taux des dépôts de -0,4 % à -0,5 % et un redémarrage du programme d’achat d’obligations. Lors de sa première conférence de presse, la nouvelle présidente Lagarde a déclaré que la banque centrale entamerait une révision stratégique de sa politique monétaire en 2020 et a répété que les prévisions d'inflation restaient inférieures à l'objectif. La banque centrale suédoise a relevé son taux directeur de 25 points de base jusqu’à 0 % en décembre, après cinq ans de taux négatif. Le programme d’achat d’obligations (45 milliards de couronnes suédoises) se poursuivra jusqu’en décembre 2020. Début décembre, la banque centrale australienne s’est montrée assez réticente à de nouvelles baisses des taux, mais des chiffres économiques faibles, plus tard dans le mois, rouvrent la voie à un taux plus bas en début
Devises : recul des devises « refuges » en décembre
La livre britannique a de nouveau connu un cours très volatil en décembre. Après la nette victoire électorale du parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson, le cours a atteint son niveau le plus haut par rapport à l'euro depuis le référendum sur le Brexit de 2016. Mais une partie de ce gain n’a pas fait long feu lorsque le parlement britannique a approuvé le Withdrawal Agreement Bill qui, contrairement aux versions antérieures, excluait la possibilité de prolonger la période de transition jusqu'à la fin de 2020, rappelant ainsi aux marchés qu’un Brexit chaotique était toujours possible. Malgré cette volatilité, la livre sterling a progressé jusqu’à 5 % par rapport à l’euro en 2019. Les devises « refuges » que sont le dollar et le yen ont faibli quelque peu en décembre en raison de la propension croissante au risque chez les investisseurs, mais restent positives pour l’ensemble de 2019. Le dollar néo-zélandais s’est encore renforcé le mois dernier (+2,9 % par rapport à l’euro), après la pause inattendue des taux en novembre. Malgré l’agitation suscitée par le président américain au cours de l'année à propos de la prétendue manipulation de la monnaie, le renminbi chinois n’a clôturé qu’à un taux très légèrement inférieur (-1,2 %) au dollar américain.
Matières premières : le prix du pétrole cherche un équilibre
Le prix du pétrole a manqué de peu le niveau de 70 dollars par baril en décembre et termine l’année sur un gain de 22,7 %. Ce résultat a toutefois été obtenu après la forte chute des cours au dernier trimestre de 2018. Début décembre, une réduction supplémentaire de la production de 500 000 barils par jour a quand même été annoncée par l’OPEP+. L’Arabie saoudite en a été la principale instigatrice, tandis que la Russie se montrait plus encline à défendre sa part de marché. Les matières premières industrielles sont également en hausse, le prix du cuivre, surtout, ayant grimpé (+5,3 % en dollar américain), soutenu par de meilleurs indicateurs économiques et le relâchement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Sur l’ensemble de l’année, les métaux industriels sont restés assez stables. Malgré un taux obligataire un peu plus élevé, le prix de l'or a augmenté en décembre et a clôturé l'année au-dessus de 1.500 dollars par once. L’or a profité du message de la Fed annonçant qu’elle placerait la barre très haut pour augmenter à nouveau ses taux directeurs.
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