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Monthly Market News
Monthly Market News avril 2020 – Tendances des marchés
Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
En avril, les marchés financiers sont revenus à la normale après un mois de mars tumultueux, tandis que les marchés d'actions se sont partiellement redressés. Notre expert Johan Gallopyn analyse pour vous toutes les tendances du mois d'avril.
Marchés d'actions : l’accent est mis sur la stratégie de sortie
Après un mois de mars extrêmement négatif, les marchés d’actions ont réussi à récupérer une partie de leurs pertes en avril. Grâce aux mesures de confinement, le pic du nombre de nouvelles contaminations a été franchi dans la plupart des pays. L’attention peut donc se porter sur la relance de l’économie. Les secteurs qui avaient le plus souffert lors de la correction du mois de mars (biens de consommation, industrie, automobile, etc.) sont ceux qui ont le mieux performé en avril. Le secteur de l’énergie a affiché une bonne performance le mois dernier, tandis que la technologie et les télécommunications se sont bien comportés, durant la phase baissière comme lors du rebond. Ces deux derniers secteurs bénéficient d’une pondération importante dans les indices boursiers américains, ce qui explique en grande partie la surperformance de cette région.

Les dommages du confinement apparaissent désormais clairement dans les chiffres économiques et les bénéfices des entreprises, alors que les mesures de distanciation sociale n’ont été appliquées que dans le courant du mois de mars dans la majeure partie des pays. Les bénéfices d'exploitation du premier trimestre ont diminué d'environ 14 % pour les entreprises du S&P 500 (65 % des entreprises avaient publié leurs chiffres au 30 avril). Il est par ailleurs frappant de constater que de nombreuses entreprises dans divers secteurs (d’IBM à Uber) ont décidé de ne pas se prononcer sur leurs prévisions bénéficiaires des prochains trimestres (« guidance »). Leur mutisme s’explique, selon les intéressées, par l'incertitude découlant du Covid-19. En attendant, le consensus des prévisions pour le deuxième trimestre a d’ores et déjà été fortement revu à la baisse.
Marchés obligataires : les spreads des pays périphériques sont élevés
Les marchés obligataires sont restés relativement stables, du moins en ce qui concerne les obligations gouvernementales de référence allemandes et américaines. Les mesures prises par les banques centrales ont stabilisé le marché. La Réserve fédérale a ainsi pu ramener ses achats d'obligations d'État de 75 milliards de dollars par jour au plus fort des turbulences du marché durant la troisième semaine de mars à 10 milliards par jour la dernière semaine d'avril.

La BCE a par contre augmenté ses achats d’obligations via son programme PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme). Au travers de ce nouveau programme d’achat de dette souveraine, la BCE pourra faire preuve de flexibilité en ce qui concerne le panachage des achats de dette des différents pays membres de l’euro. Malgré les achats de la BCE, les spreads obligataires de l’Italie et de l’Espagne sont restés volatils et relativement élevés. Le taux d’endettement de l’Italie devrait dépasser 150 % du PIB d’ici la fin de l’année en raison de la crise du coronavirus, alors que la solidarité européenne reste décevante. Standard & Poor’s a confirmé la note de l’Italie à BBB, deux crans au-dessus du seuil des titres à haut rendement, tandis que l’agence de notation Fitch l’a abaissée d’un cran. Les spreads des obligations d’entreprises se sont resserrés en avril. Les spreads des obligations de qualité en euro sont ainsi passés de 250 points de base en mars à 180 points de base fin avril. Cela reste deux fois plus élevé que leur niveau de février.
Banques centrales : le calme après la tempête
Les banques centrales des grandes puissances se sont réunies la dernière semaine d’avril. La BCE a rendu les conditions plus favorables à ses opérations de refinancement (LTRO) qui visent à aider les banques à maintenir leur activité d’octroi de crédits. En outre, elle a annoncé une autre série de prêts avantageux aux banques. Certains acteurs du marché s’attendaient à ce que la taille du programme d’achat d’obligations soit augmenté, mais cela n’a pas été le cas. Compte tenu du niveau toujours élevé des spreads des obligations d’État italiennes, cette mesure aurait signalé au marché que la BCE emploiera réellement tous les moyens pour soutenir les États membres pendant la crise du coronavirus.

Pour ses futurs achats d’obligations, la Réserve fédérale devrait poursuivre la tendance des dernières semaines et se concentrera davantage sur les obligations d’entreprises et moins sur les obligations d’État. Pour ces dernières, il s'agit désormais de garantir un fonctionnement normal du marché avant toute chose, les taux étant déjà bas. La banque centrale du Japon a opté pour une augmentation de son programme d’achat d’obligations d’entreprises et d’ETFs. La banque centrale de Chine a réduit un de ses taux directeurs.
Devises : un euro faible
La plupart des devises se sont renforcées par rapport à l'euro au cours du mois. Il s'agit en partie d'un mouvement de redressement après la dépréciation de ces devises en mars, mais la dépréciation de l’euro en avril est également une conséquence des difficultés rencontrées par l'UE pour garantir la solidarité entre les États membres en réponse à la crise du coronavirus. Le dollar reste robuste malgré la baisse de son différentiel de taux, mais on ne peut plus parler d’une ruée sur la devise comme celle observée en mars. La livre sterling s'est quelque peu renforcée, bien que le gouvernement britannique ait annoncé qu'il ne demanderait pas de prolongation de la période de transition du Brexit après le 31 décembre.

Néanmoins, les négociations ont été perturbées par la pandémie et l’économie est déjà confrontée à la crise du coronavirus. Les devises des pays émergents ont été volatiles, mais sont restées relativement stables en définitive, excepté le réal brésilien qui s’est déprécié au cours du mois sur fonds de recrudescence du risque politique dans ce pays.
Matières premières : la limitation de la production de l’OPEP+ déçoit
Au début du mois d'avril, le prix du baril de Brent a brièvement dépassé les 30 dollars en raison de la perspective de voir l'OPEP et certains de ses alliés, dont la Russie, introduire de nouvelles limitations de la production. Et un accord en ce sens a effectivement été trouvé pendant le week-end de Pâques. La production sera diminuée de 9,7 millions de barils par jour en mai et juin, une baisse qui représente près de 10 % de la production mondiale. Néanmoins, le prix du pétrole a rapidement fléchi, le marché jugeant la baisse de la production insuffisante pour compenser le recul de la demande dû à la crise du coronavirus (estimé à 30 millions de barils par jour en avril). Le WTI (pétrole américain) a même enregistré un prix négatif. Si cela reflète assurément la situation de surabondance de l’offre régnant actuellement sur le marché, il s'agit surtout d'une conséquence d’un facteur technique propre à ce marché spécifique (marché à terme avec livraison physique) combiné à un manque imminent de capacité de stockage du pétrole.

Après la volatilité enregistrée au mois de mars, le prix de l’or a réussi à dépasser les 1750 dollars/once au cours du mois d’avril. La « valeur refuge » conserve son attrait. Le cours s’est maintenu au-dessus de 1700 dollars à la fin du mois. Les prix des matières premières ont quelque peu rebondi après leur chute du mois de mars. Le redémarrage progressif de l’industrie chinoise soutient les cours.

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