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Monthly Market News juin 2020 – tendances sur les marchés
Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
Le mois de juin boucle un deuxième trimestre particulièrement positif. Mais les dégâts subis au premier trimestre n’ont cependant pas été effacés. Le mois dernier nous a rappelé que le coronavirus n'avait pas encore disparu, ce qui a entraîné un regain de volatilité.
Marchés d’actions : coronavirus toujours présent
Une fois de plus, le mois de juin a été un mois positif pour les marchés d’actions. Les chiffres économiques indiquent que le redémarrage des économies dans les pays qui ont commencé à assouplir leurs mesures de confinement se déroule relativement bien. Au début du mois, le S&P 500 s’est même affiché en hausse par rapport au début de l'année, alors que le Nasdaq a battu un nouveau record historique, au-dessus des 10 000 points. Les actions technologiques continuent donc de dominer le marché, malgré les diverses menaces de régulation qui planent sur certaines entreprises technologiques dominantes. Les marchés d'actions ont subi une légère correction au cours de la deuxième semaine du mois, avec une chute de 7 % pour le S&P 500 et de 6 % pour le Stoxx600. Les cours se sont ensuite partiellement redressés. Les marchés se concentrent à nouveau davantage sur la propagation du coronavirus. Le nombre de contaminations continue de grimper dans le monde, pas seulement en Amérique latine et en Inde, mais aussi dans des États du sud et de l’ouest des États-Unis. Ce sont donc les marchés européens qui ont réalisé la meilleure performance le mois dernier. Les marchés émergents ont également enregistré de bonnes performances. Le marché boursier chinois n'a par ailleurs pas souffert du rebond de l’épidémie à Pékin.
Marchés obligataires : stabilité extrême
Mis à part un bref rebond en début de mois, les taux à 10 ans sur les obligations de référence allemandes et américaines sont de nouveau restés extrêmement stables. Ce en raison de nouvelles économiques positives lors du redémarrage des économies, et notamment un chiffre plus favorable que prévu au niveau des créations d'emplois aux États Unis. L’appétit croissant pour le risque a poussé les investisseurs à se défaire de ces obligations d’État « sûres », ce qui a donc entraîné une hausse des taux (jusqu’à 0,91 % aux États-Unis et -0,28 % en Allemagne). Cependant, les interventions des banques centrales limitaient toute hausse des taux. L’augmentation des nouveaux cas de coronavirus dans le monde a ensuite de nouveau fait grimper les incertitudes et les taux se sont donc repliés. Au final, les taux sur ces obligations de référence sont restés pratiquement inchangés sur les trois derniers mois. Les spreads des pays du sud de la zone euro ont continué de se resserrer en juin, bien que l’ampleur de la baisse des spreads était moindre que le mois précédent. Les marchés attendent une décision concernant les modalités du fonds de relance de la Commission européenne. Comme prévu, les États membres ne sont pas parvenus à s’entendre sur ce sujet lors d'une première réunion du Conseil européen. Tout le monde serait d'accord sur le fait que ce fonds contiendrait à la fois des subventions et des prêts, mais les montants ne font pas encore l’unanimité. La clé de répartition de l'aide entre les pays demeure également une pierre d’achoppement. Les spreads des obligations d'entreprises européennes se sont également légèrement contractés le mois dernier, mais cette tendance s'est interrompue durant la seconde quinzaine en raison de l'incertitude croissante autour de la pandémie.
Banques centrales : nouvelles mesures
Lors de sa réunion de début juin, la Banque centrale européenne a, comme prévu, augmenté la taille de son programme d'achat d'urgence face à la pandémie (Pandemic Emergency Purchase Programme ou PEPP) de 600 milliards d’euros. Le montant annoncé a même dépassé les attentes. Par ailleurs, la durée du programme a été prolongée de six mois, jusqu’à mi-2021. La banque centrale norvégienne s’est montrée un peu plus ambitieuse que prévu dans ses prévisions par rapport à sa première hausse de taux. La Norges Bank prévoit désormais de relever son taux directeur vers la fin 2022, contre 2023 auparavant.
Dans une mise à jour de ses prévisions économiques, la Réserve fédérale a indiqué que ses membres ne s'attendaient pas à voir la croissance économique ni l’emploi renouer avec leur niveau d’avant l’épidémie en 2022. Ces prévisions ont été considérées comme relativement prudentes par le marché. La Fed a par ailleurs annoncé qu’elle maintiendrait probablement son taux directeur à son niveau actuel jusqu’à fin 2022. La banque centrale américaine va désormais aussi directement acheter des obligations d’entreprises sur le marché (et plus uniquement des ETF).
Devises : l’euro conserve ses gains
L'euro a pu consolider ses gains du mois dernier par rapport aux grandes devises comme le dollar, le yen et le franc suisse. En tant que devise, le dollar reste fortement tributaire du sentiment des investisseurs. Lorsque ceux-ci prennent moins de risques, le billet vert a tendance à s’apprécier et inversement. Lors d'une concertation entre le Premier ministre britannique Boris Johnson et les dirigeants européens mi-juin, il a été convenu d'intensifier les négociations à partir de juillet. Johnson a répété qu'il n'y aurait pas de prolongation de la période de transition. Celle-ci prendra fin le 31 décembre de cette année. La livre sterling s’est de nouveau dépréciée et se rapproche du bas du canal dans laquelle elle fluctue depuis le référendum sur le Brexit en 2016. La couronne norvégienne n’a pas pu profiter de l’annonce de la banque centrale et a cédé un peu de terrain (-0,3 % par rapport à l’euro).

Les autres dollars se sont renforcés en juin, aidés par la hausse du prix des matières premières. Le dollar australien et néo-zélandaisont pratiquement récupéré toutes les pertes subies depuis le début de la crise du coronavirus au deuxième trimestre. Les devises émergentes sont restées relativement stables le mois dernier, mais leur évolution constitue, comme auparavant, le reflet inverse de celle du dollar américain.
Matières premières : l'or flirte avec un record historique
Après une période de consolidation en avril et mai, le prix de l’or a poursuivi sa hausse et a franchi la barre des 1750 dollars l’once, renouant ainsi avec ses plafonds d’octobre 2012 et se rapprochant du record historique de 2011, autour de 1900 dollars. Cette « valeur refuge » reste très demandée à cause de l’augmentation du nombre de contaminations dans le monde. La perspective de voir la Réserve fédérale maintenir les taux à leurs planchers actuels jusqu'à fin 2022 confirme que le coût d'opportunité de l'or restera bas pendant encore longtemps, ce qui continue de soutenir le cours.
Le baril de Brent a franchi la barre des 40 dollars pour la première fois depuis début mars. Le cours est soutenu par les signaux encourageants en provenance des économies en phase de redémarrage. Au début du mois de juin, l’OPEP et ses alliés ont convenu de prolonger d’un mois la réduction de production de près de 10 millions de barils par jour. Dans l’accord initial signé en avril, cette limitation devait être appliquée en mai et en juin, avant d’être progressivement réduite. La propagation de la pandémie dans le monde freine toutefois la reprise de l’or noir. Le prix des matières premières a continué de se redresser progressivement, et en particulier le cuivre, dont le cours a progressé de 12,1 % le mois dernier (en dollars américain). Cette hausse s’explique en grande partie par l’accélération de l'économie chinoise, qui consomme la moitié de la production mondiale de cuivre.
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